La famille Wac ou Wake est un lignage bas-normand au service des Plantagenêts. Elle possédait des biens en Normandie, notamment à Rubercy (Bessin, Calvados), et en Angleterre.

Le légendaire rebelle anglo-saxon Hereward (vers 1070), n'est mentionné qu’au sous le pseudonyme d’Hereward the Wake en anglais. Il semble devoir son nom à sa relation avec la seigneurie de Bourne dont les Wake étaient les tenants depuis le milieu du David Roffe, « Hereward (fl. 1070–1071) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004..

Histoire de la famille La famille est peut-être d'origine scandinave ou anglo-scandinave comme le nom de personne Wac semble l'indiquer (anthroponyme issu du vieux norrois VakrSite de Nordic Names : Vakr (lire en anglais) , accusatif Vak, sous une forme anglo-scandinave *Wak). La famille a cependant pu hériter de l'anthroponyme germanique Wacco que François de Beaurepaire croît reconnaître dans le toponyme Vacqueville, hameau de Vierville-sur-Mer.

Il a été plausiblement suggéré qu'Hugues Wac, un vassal de Ranulph de Gernon, le comte de Chester, a été amené en Angleterre par ce dernierJudith A. Green, « The Aristocracy of Norman England », Cambridge University Press, 2002, 215. .. Il devient un membre important de la noblesse du Lincolnshire par son mariage avec Emma, la fille de Baudouin Fitz Gilbert, lord de Bourne.

Hugues obtient l'honneur de Bourne (dans le Lincolnshire) par sa femme, Elodie de Wawak, seule héritière de Baudouin Wakeriet. L'honneur était composé de trois ensembles de seigneuries dans ce comté. Tathytler, dont le site de leur habitat seigneurial a été méticuleusement fouilléMondes normands : fouilles de Rubercy.Claude Lorren, « Le château de Rubercy (Calvados), Étude de la demeure principale (c. 1150-1204) », Archéologie médiévale, Caen : Centre de recherches archéologiques médiévales, t. VII (1977), 109-177, ill., fig. Voir le texte complet., les Wac possédaient des biens à Négreville, Sainte-Mère-Église, Saint-Hilaire-Petitville, Catteville dans le Clos du Cotentin et dans l'île de Guernesey, mais surtout à Lion-sur-Mer, Saint-Gabriel, Tracy et Longues-sur-MerClaude Lorren, « Le château de Rubercy (Calvados) », loc. cit., p. 132-133. d'après les Scripta de feodis ad regem spectantibus et de militibus ad exercitum vocandis e Philippi Augusti regestis excerpta, éd. Natalis de Wailly, Léopold Delisle et Ch. Jourdain, dans : Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. 23, Paris, 1894, p. 608-633, passim., toutes localités sises dans le Bessin.

En 1168, Hugues Wac fonde l'abbaye de Longues (Bessin). Son petit-fils Baudouin Wac prend le parti de Jean sans Terre en 1204 et perdit par conséquent toutes ses possessions normandesPaul de Farcy, Abbayes du Calvados, t. I, Abbaye de Longues, Laval, 1887, 24-25 (charte de fondation). Voir aussi la charte dans Gallia christiana, t. XI (Rouen), instrumenta, col. 83..

À partir du , les Wac (devenus Wake en Angleterre), obtiennent par héritage la baronnie de Liddel dans le Cumberland. La branche des barons de Liddel s'éteint en 1349, transmettant le fief aux Plantagenêts. Une branche cadette conserva la seigneurie de Blisworth jusqu'en 1523 Les Wake de Blisworth..

Références

Lien externe

La famille Wac/Wake sur Medieval Lands.

Bibliographie

Edmund King, « The Origins of the Wake Family: The Early History of the Barony of Bourne in Lincolnshire », Northamptonshire Past and Present, 5 (1975), 166-176.

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