Louis Auguste Camille Bernard, né à Saint-Malo le Archives d’Ille-et-Vilaine en ligne, acte du 29/4/1864, vue 26, et mort à Versailles le , est un officier d'artillerie français, général de division.

Ancien élève de l'École polytechnique, il se distingue pendant la Première Guerre mondiale où il est nommé successivement colonel en 1915 et général de brigade en 1916, puis chef d'état-major de l'armée française en Belgique. Il termine sa carrière comme général de division. Il repose au cimetière des Gonards.

Biographie Louis, Auguste, Camille Bernard est le fils de Ambroise, Auguste Bernard (1829-1914), colonel d'artillerie, officier de la Légion d'honneur et de Louise, Agathe, Marie Gaugain (1842-1902), née à Lannion.

Il épouse au Mans, le , Anne Marie Gabrielle de Gayffier (1876-1952). Ils eurent trois fils Saint-Cyriens : Raymond (Saint-Cyr, Promotion « Sous-lieutenant Pol Lapeyre ») officier de la Légion d'honneur, croix de guerre 1939-45 ; Paul (Saint-Cyr, Promotion « Foch »), commandeur de la Légion d'honneur, croix de guerre 1939-45 ; Pierre, chevalier de la Légion d'honneur.

Carrière militaire Louis Bernard réussit le concours de l'École polytechnique, classé en 1884, et l'intègre comme boursierBibliothèque de l'École polytechnique, site de la bibliothèque, notice matricule (rubrique Famille polytechnicienne).. Il en sort en 1886 et suit ensuite les cours de l'école d'application de l'Artillerie et du Génie.

Première Guerre mondiale Lieutenant-colonel en 1913, promu colonel en . Le 11 juin 1916 alors qu'il est colonel de la 103 brigade intégrée à la division du général Boyer dans le secteur de Verdun, il fait fusiller sans jugement et donc illégalement les sous-lieutenants Herduin et Millant qu'il juge responsables d'abandon de poste. En réalité ceux ci, coupés de ravitaillement et de communication avec l'arrière ont réussi à fuir l'encerclement de leurs positions à la ferme de Thiaumont dans la nuit avec leurs hommes et équipements afin d'éviter la capture et sont immédiatement allés se présenter à leur hiérarchie. Ils seront réhabilités dès 1926. Fin il commande la d'infanterie composée des , , . Il est alors sous le commandement du général Mordacq qui est à la tête de la d'infanterie. Il est nommé général de brigade en , et prend alors le commandement de la d'infanterie, jusqu'en Site du Collectif de recherche international et de débat sur la Première Guerre mondiale, page sur la DI.. Le général Louis Bernard devient chef d'état-major de l'armée française en Belgique le .

Campagnes du au . Principaux engagements : 1914 Pin Izel et Névraumont (Belgique), Blagny, Yoncq-la-Besace, Yonck, Bataille de la Marne, attaques de Berthus-les-Hurlus, d’Auberive, des bois et du moulin de Souain de – . Combats devant Regniéville, assaut devant Thelus le ; 1916 attaque allemande à l’est de Neuville Saint-vaast, Bataille de Verdun : combats secteur du fort de Marre et ferme de Thiaumont, secteur de Paissy bataille de la Somme devant Barleux, en 1916 ; en 1917 secteur de la main de Massiges, attaque sur le mont Sapigneul et crête de la cote 108, secteur de Berry-au-bac, secteur de Houdemont-Louvemont (où il est atteint, le , au nord de Louvemont de plaies contuses de la face dorsale de la main gauche par des éclats d’obus), attaque allemande au sud de Beaumont, en 1917 ; 1918 secteur de Noyon, offensive allemande dans la région de Montdidier, offensive française réoccupation de la région de Noyon en 1918 ; offensive en Belgique d’octobre à .

Actions et citations à l’ordre de l’armée Le général Louis Bernard reçoit quatre citations à l’ordre de l’armée sur le front de la Grande Guerre 14/18 :

• Cité à l’ordre général de la Armée du sous le motif suivant : « A, le à 15 heures, pendant le combat de Blagny-Carignan aidé le commandant du corps d’armée à ramener personnellement sur la ligne de front un régiment d’infanterie et deux groupes d’artillerie qui étaient en train de se replier et a ainsi contribué au maintien général de la position ».

• Cité à l’ordre général de la Armée n° 939 du : « A, tenu et organisé pendant près de deux mois devant Verdun, un secteur des plus difficiles, nouvellement conquis, soumis à de violents bombardements et à de multiples entreprises de l’infanterie adverse. A mis en valeur, dans cette circonstance des belles qualités de méthode et d’organisation et su grandement encourager les hommes et ses régiments par ses fréquentes inspections en première ligne et son mépris le plus absolu du danger ».

• Cité à l’ordre général de la Armée en date du : « Chef d’état-major d’une armée, a fidèlement contribué au succès des opérations en imprimant à l’état-major et aux services de l’armée une régularité et une activité qui se sont joués des circonstances les plus difficiles. A donné au commandant de l’armée une aide précieuse ».

• Cité à l’ordre général de la Armée en date du : « Chef d’état-major d’armée de haute valeur. Placé brusquement à la tête de l’état-major de l’armée française de Belgique en pleine bataille a pu obtenir immédiatement d’un état-major et des services qui lui étaient inconnus un rendement parfait et a montré, au cours de l’offensive des Flandres les plus rares qualités d’organisation, de méthode et d’intelligence des situations de guerre, contribuant pour une très large part à rejeter l’adversaire au-delà de la rivière Lys, puis au-delà de l’Escaut ».

Décorations : Commandeur de la Légion d'honneur, : Croix de guerre française (5 Palmes) : Croix de guerre belge (2 Palmes) : Commandeur de l'Ordre du Bain : Commandeur de l'Ordre de Sainte-Anne de Russie : Commandeur de l'Ordre de Léopold de Belgique.

Bibliographie Hervé Bernard : "Le général Louis Bernard et la famille de Gayffier", Édition-imprimerie Icso à Albi, 2010.

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

Bibliothèque de l'Ecole polytechnique, site de la bibliothèque, notice matricule (rubrique Famille polytechnicienne)

Catégorie:Naissance en avril 1864 Catégorie:Naissance à Saint-Malo Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1920 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre belge 1914-1918 Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de Sainte-Anne Catégorie:Commandeur de l'ordre de Léopold Catégorie:Décès en juillet 1955 Catégorie:Décès à 91 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière des Gonards de Versailles