Henri Descamps est un écrivain polygraphe français, fonctionnaire du ministère de la Marine et des Colonies, archéologue, historien d'art, inspecteur des beaux-arts, ami de Victor Hugo, lauréat de l'Institut de France, né à Pointe-à-Pitre le et mort à Paris le .

Il a écrit sous les pseudonymes Henry Descamps, Henry d'Escamps, Macé de Challes ou Macé Descartes.

Biographie Henri Descamps est le fils de Jean-Jacques Descamps, né à Pau, et de la fille d'Abdon Macé de Challes, avocat au Présidial de Lyon et procureur du roi, sous Louis XVI, à Saint-Domingue. Il est venu de la Guadeloupe pour faire ses études au collège Charlemagne et s'y est distingué au concours général de la Sorbonne par plusieurs prix dont un premier prix de grec.

À la sortie du collège, à 18 ans, il est présenté à Victor Hugo. Il en a été un secrétaire désintéressé. Le , Victor Hugo lui adresse un poème des Voix intérieurs : Jeune homme, ce méchant fait une lâche guerre ; Ton indignation ne l'épouvante guère. Crois-moi donc, laisse en paix, Jeune homme au noble cœur, Ce Zoïle à l’œil faux, ce malheureux moqueur., etc. Le , il donne asile à Victor Hugo après le coup d'État du 2 décembre 1851. Victor Hugo lui envoie une lettre de remerciement le 18 décembre après son arrivée à Bruxelles.

Ses premiers ouvrages sont des traductions de Macrobe et de Pindare avec des notes prises au cours de M. Boissonade. Ce dernier travail n'a pas été publié.

Il a fondé en 1838 le journal Outremer, premier journal créé à Paris pour défendre les intérêts coloniaux.

En 1845, il entre comme rédacteur au Ministère de la Marine, à la direction des colonies, puis au dépôt des cartes et plans comme secrétaire de l'amiral Hell. Il est chargé de rédiger un mémoire sur les droits de la France à Madagascar pour le conseil des ministres. De cette étude est né le livre Histoire et géographie de Madagascar dont une première édition est publiée en 1846 et qui a été réédité en 1884. Cette édition a été distribuée aux députés qui ont voté le la résolution de la France de maintenir « ses droits » sur Madagascar au cours de la première guerre franco-malgache et qui s'est achevée par le traité de paix signé le avec les Hovas établissant la domination des Français et la prise de possession de la baie de Diego-Suarez.

Henri Descamps abandonne la carrière administrative en 1855. Jusqu'en 1862, il va assurer des missions pour le Ministère des affaires étrangères, successivement à Turin, Rome, Naples, la Sicile, l'Espagne, la Grèce, Constantinople. Après le Congrès de Paris dans sa déclaration du introduit des modifications importantes du droit maritime ayant pour objet d'abolir la course* . Le Ministère des affaires étrangères lui ayant demandé d'expliquer sa position, il a rédigé un livre De l'abolition de la course maritime et de la déclaration de la Conférence de Paris publié en 1858. C'est au cours de son voyage à Rome, en 1855, qu'il a commencé son livre sur les marbres antiques de la collection Campana attirant l'attention du gouvernement français sur son intérêt.

Sur les conseils de Victor Hugo, il a rassemblé une importante documentation sur l'histoire de l'art français avec le projet d'écrire une histoire générale et spéciale de l'art français. Il a participé plusieurs fois au prix Bordin de l'Académie des beaux-arts organisé à partir de 1857. Il reçoit plusieurs fois le prix Bordin de l'Académie des beaux-arts.

Il est nommé inspecteur des beaux-arts en 1862 et le reste pendant vingt ans.

Membre titulaire de la Société orientale de France.

Publications

, Le Figaro, , , « La mère de Victor Hugo II » (lire en ligne)

Notes et références

Annexes Bibliographie

Liens externes

Manioc : Henry Descamps

Catégorie:Écrivain français du XIXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1870 Catégorie:Naissance en novembre 1815 Catégorie:Naissance à Pointe-à-Pitre Catégorie:Décès en octobre 1891 Catégorie:Décès dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 75 ans