Pour une poignée de dollars () est un western spaghetti réalisé par Sergio Leone, sorti en 1964 avec Clint Eastwood.
Ce film est le premier volet de la Trilogie du dollar de Sergio Leone, qui comprend également Et pour quelques dollars de plus (Per qualche dollaro in più, 1965) et Le Bon, la Brute et le Truand (Il buono, il brutto, il cattivo, 1966). C'est un remake du Garde du corps (Yōjimbō, 1961), un chanbara réalisé par Akira Kurosawa.
Synopsis vignette|Clint Eastwood - l'Etranger dans une scène du film. Un anonyme étranger (Clint Eastwood) arrive monté sur un petit cheval à San Miguel, une petite bourgade mexicaine, proche de la frontière avec les États-Unis. Il observe d'abord d'un air indifférent un gamin et son père se faire rosser par des brutes du village, puis il se dirige vers le centre du village. Le sonneur de cloche lui indique qu'ici on devient riche ou on meurt. Peu après, trois hommes rassemblés s'amusent à tirer sur le sol entre les pattes de son cheval effrayé. L'étranger entre alors dans une auberge minable où l'aubergiste lui sert un repas et lui conseille ensuite de partir, lui expliquant que ce village est un cimetière. Entre-temps, l'étranger aperçoit le croque-mort barbu et joyeux chantant en préparant des cercueils et clouant les planches.
Il apprend ensuite de l'aubergiste que deux clans se disputent le pouvoir dans cette bourgade : la famille du Shérif, les Baxter, originaires du Texas, qui font en secret du trafic d'armes, et la famille des Rodos (Rojos en VO) qui font du trafic d'alcool.
L'étranger se trouve face aux hommes qui avaient tiré sur son cheval, et provoque le chef du clan, John Baxter, en l'interpellant. Ayant vu l'étranger exécuter les hommes de Baxter, Don Benito Rodos l'engage en lui donnant une poignée de dollars. L'étranger entend une dispute entre Don Benito et son frère Esteban, qui lui reproche d'avoir donné trop de billets et lui propose de supprimer l'étranger d'une balle dans le dos. Il aperçoit plusieurs fois derrière une fenêtre de la résidence des Rodos une belle et mystérieuse femme, Marisol.
Le lendemain, un convoi comportant une diligence arrive en ville, sous bonne escorte. L'étranger essaie de voir discrètement ce qu'il y a dans la malle mais un garde armé le repousse. Le lendemain matin, il questionne l'aubergiste, mais celui-ci n’a pas obtenu de réponse aux nombreuses questions qu’il a posées au commandant du convoi. Interrogé sur la belle Marisol, l’aubergiste accepte seulement de dire que c'est une femme dont Ramón, le chef des Rodos, est amoureux.
Ils voient alors les soldats s'en aller discrètement. L'étranger enfourche un cheval et les suit, accompagné de l'aubergiste. Ils les retrouvent à la frontière. Le chef du convoi échange une caisse d'or avec un lieutenant nordiste contre des armes. Il s'agit en fait d'une traîtrise : Ramón est caché dans un chariot yankee sous une bâche et surprend tous les Mexicains en tirant avec une mitrailleuse. Les nordistes ont en fait été eux aussi assassinés par les Rodos qui ont mis leurs uniformes pour tromper la bande et récupérer l'argent. Ramón abat froidement un dernier survivant qui tentait de s'enfuir à cheval.
L'étranger retrouve Ramón au village et le félicite. Ramón feint de vouloir la paix et lui annonce qu'il a invité les Baxter à dîner pour arrêter les tueries entre les deux clans. L'étranger répond ironiquement qu'il ne connaît pas la paix, et refuse de participer au repas pour éviter les disputes qu'il pourrait créer à cause des quatre hommes des Baxter qu'il a tués. Ramón déclare alors à ses hommes qu'il faut se méfier de l'étranger qui a l'air un peu trop malin à son goût. Il leur explique ensuite pourquoi il arrête les hostilités pour le moment : il ne veut pas être soupçonné du massacre du Rio Bravo, mais précise que sitôt l'enquête terminée, la famille Rodos éliminera les Baxter.
Une nouvelle fois, l'aubergiste recommande à l'étranger de partir. Mais celui-ci va au contraire chercher deux cadavres en uniforme au bord du fleuve, aidé du croque-mort. Pendant ce temps, les Baxter, méfiants, se rendent à l'invitation de Ramón.
L'étranger ramène avec l'aubergiste deux morts au cimetière et les appuie sur une tombe pour jouer une mise en scène. Les Baxter rentrent chez eux. Alors que la femme de leur chef va se coucher, elle est abordée par l'étranger qui lui raconte qu'il existe deux survivants du massacre dans le cimetière et qu'ils pourront témoigner contre Ramón. Les Baxter se précipitent au cimetière, bientôt suivis par les Rodos, eux aussi prévenus par l'étranger, qui est rémunéré par chaque famille pour ses renseignements. Les deux clans se retrouvent au cimetière où une nouvelle fusillade éclate, Ramón semblant tuer les supposés survivants et Esteban capturant Antonio Baxter.
L'étranger apprend de l’aubergiste que Ramón a accusé Julio de tricher lors d'un jeu de cartes et a fait prisonnière Marisol, la forçant à vivre avec lui. Cette nuit-là, alors que les Rodos fêtent leur victoire, l'étranger sort et va libérer Marisol, tirant sur ses gardes et détruisant la maison dans laquelle elle était détenue pour créer l'apparence d'une attaque des Baxter. Il donne de l'argent à Marisol, l'exhortant ainsi que sa famille à quitter la ville.
Lorsque les Rodos découvrent que l'étranger a libéré la belle Marisol, ils le capturent, le frappent et le torturent ; bien que sérieusement blessé, il parvient à leur échapper en rampant dans la poussière pour se cacher sous les baraquements du village. Croyant qu'il est protégé par les Baxter, les Rodos mettent le feu à leur maison et les massacrent alors qu'ils sortent un par un en fuyant le bâtiment. Après avoir prétendu qu'il épargnerait leur vie, Ramón tue froidement John et Antonio Baxter. Leur mère, Consuelo, apparaissant dans la fumée de la tuerie et trouvant sa famille morte, maudit les Rodos en les insultant pour avoir tué des hommes non armés. Elle est alors froidement abattue par Esteban.
Avec l'aide de Piripero, le fabricant de cercueils, l'étranger blessé s'échappe du village en se cachant dans un cercueil posé sur un chariot tracté par un cheval. Caché, dans une mine voisine du village, soigné et convalescent, il reçoit la visite de Piripero qui lui apprend que Silvanito l'aubergiste a été capturé et est torturé par les Rodos pour obtenir des informations à son sujet. Revigoré, mais encore convalescent, il retourne alors au village pour les affronter, en apparaissant derrière un rideau de fumée après une forte explosion, en faisant face aux Rodos. Avec une simple plaque d'acier servant de plastron astucieusement pendue à son cou et cachée sous son poncho, il nargue Ramón qui lui tire dessus et « vise le cœur » tandis que les balles rebondissent, jusqu'à ce que Ramón épuise les munitions de sa Winchester.
L'étranger vise et arrache d'une balle le fusil de Ramón, puis tue en rafale Don Miguel, Rubio et les autres hommes de main qui se tiennent à proximité. Il utilise ensuite la dernière balle de son arme pour libérer Silvanito, qui est suspendu à une corde par les mains, en coupant celle-ci. Après avoir défié Ramón de recharger son fusil plus vite qu'il ne peut recharger son propre revolver, l'étranger tue finalement Ramón. Esteban Rodos vise le dos de l'étranger depuis le balcon d'un bâtiment voisin, mais il est abattu par Silvanito qui s'est relevé armé d'un fusil. L'étranger fait ses adieux à Silvanito et Piripero et part en s'éloignant .
Thème Deux familles rivales, les Baxter et les Rodos (Rojos en VO), riches et puissantes grâce au trafic d’armes et d’alcool, se disputent la suprématie et la mainmise sur le village. Entre en scène un inconnu, « l’étranger » (l'homme sans nom, néanmoins appelé Joe par Peripero à plusieurs reprises, campé par Clint Eastwood), qui va attiser cette guerre et provoquer la zizanie entre les deux clans afin de leur soutirer le plus d’argent possible en leur servant tour à tour d’informateur. Au-delà de l’appât du gain mis en avant, l’histoire confère au héros la dimension d’un défenseur du faible et de l’opprimé, qui préfère à toute chose le bien et la justice .
Fiche technique
Titre original : Titre de travail : (Le Magnifique Étranger). Titre en français : Pour une poignée de dollars Titre anglais : Réalisation : Sergio Leone (alias Bob Robertson) assisté de Tonino Valerii, Franco Giraldi et Mario Caiano (non crédité) Scénario : Sergio Leone, Fulvio Morsella, Luciano Vincenzoni, Duccio Tessari, Fernando Di Leo Musique : Dan Savio alias Ennio Morricone Photographie : Massimo Dallamano Montage : Roberto Cinquini, Alfonso Santacana Direction artistique : Carlo Simi Production : Arrigo Colombo, Giorgio Papi Société de distribution : United Artists Budget : dollars (estimation) Pays de production : Langue (en post-production) : italien, espagnol Format : Couleur (Technicolor) - 35 mm (Techniscope) - son monophonique Genre : western spaghetti Durée : 100 minutes Dates de sortie : Italie : France : États-Unis : Royaume-Uni : Film tous publics lors de sa sortie en salles en France Affiches : Renato Casaro (Allemagne, États-Unis, Italie), Vanni Tealdi (France)
Distribution thumb|Clint Eastwood et Marianne Koch dans une scène du film. Clint Eastwood (VF : Jacques Deschamps) : « L'homme sans nom » (Joe en V.O. et V.F.) Gian Maria Volonté (sous le nom de « John Wells »/« Johnny Wels ») (VF : Claude Joseph) : Ramón Rodos (Rojo en V.O.) Marianne Koch : Marisol Antonio Prieto (VF : Gérard Férat) : Don Miguel Benito Rodos Sieghardt Rupp (sous le nom de « S. Rupp ») (VF : Jacques Balutin) : Esteban Rodos Wolfgang Lukschy (sous le nom de « W. Lukschy ») (VF : Yves Furet) : John Baxter, le shérif de San Miguel José Calvo (VF : Jean Martinelli) : Silvanito, le tavernier Joseph Egger (sous le nom de « Joe Edger ») : Peripero, le fabricant de cercueils (Piripero en V.O.) Margarita Lozano (VF : Paule Emanuele) : Consuelo Baxter Daniel Martín : Julián Mario Brega (sous le nom de « Richard Stuyvesant ») (VF : Claude Bertrand) : Chico Benito Stefanelli : Rubio (crédité Benny Reeves) Bruno Carotenuto (sous le nom de « Carol Brown ») (VF : Gérard Hernandez) : Antonio Baxter Aldo Sambrell : Un membre du clan des Rodos Lorenzo Robledo : Un membre du clan des Baxter, tué par Joe Luis Barboo : Un membre du clan des Baxter, tué par Joe Umberto Spadaro : Miguel, membre du clan des Baxter, tué par Joe Julio Pérez Tabernero : Un membre du clan des Baxter, tué par Joe Frank Braña : Un membre du clan des Baxter Antonio Molino Rojo : Un membre du clan des Baxter Álvaro de Luna : Un membre du clan des Rodos Antonio Moreno (VF : Roger Carel) : Jean de Dieu, le sonneur de cloches (Juan De Dios en V.O.) Fernando Sánchez Polack (VF : Jacques Beauchey) : Vincente, membre du clan des Rodos Nino Del Arco : Jesus, le fils de Julián et Marisol
Sources et légende : version française (VF) sur Allodoublage« Fiche du doublage français du film » sur Allodoublage, consulté le 3 décembre 2014.
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