vignette| L'ambassade de France en Algérie est la représentation diplomatique de la République française auprès de la République algérienne démocratique et populaire. Elle est située à Alger, la capitale du pays, et son ambassadeur est, depuis 2023, Stéphane Romatet.

Ambassade Elle est située, depuis 1962, au Parc Peltzer, sur les hauteurs d'Hydra, à Alger, dans le chemin Abdelkader Gadouche (ex chemin de La Madeleine). Le site comprend environ quinze hectares au cœur desquels sont réunis tous les services de la chancellerie ainsi que le consulat général.

Sur le site ne se trouvaient initialement que la chancellerie diplomatique et la mission militaire. L’ensemble des services administratifs y est regroupé depuis 1994 : le consulat général de France à AlgerSite du Consulat général de France à Alger. ; le service économique régionalService économique régional. ; la mission Ubifrance Algérie buisinessfrance Algérie. ; le service de coopération et d’action culturelle ; le service de sécurité intérieure ; la trésorerie ; le service commun de gestion ; le service de presse et de communicationL'ambassade en bref sur le site de l'ambassade de France en Algérie..

La chancellerie diplomatique

La chancellerie diplomatique est abritée, au sein du parc Peltzer, dans le « Bordj d’Hydra ». Cette vaste « villa » de campagne avait été édifiée dans la seconde moitié du pour Ali Agha, un général turc, commandant la cavalerie du Dey. Elle a ensuite été occupée par un médecin de la colonie britannique, le Dr Bowen, puis par le gendre de celui-ci, John Frédérik Schultze, consul de Suède et de Norvège. Le « château d’Hydra » est ensuite acquis par Serge Peltzer, Russe d’origine hollandaise, en 1902. La ville d’Alger y loge en 1942 le commandant de la région militaire. En 1943, l’armée américaine l’occupe pour y héberger ses ambulancières. En 1962, Georges Gorse, premier ambassadeur de la République française en Algérie, entreprend une longue restauration.

La légende raconte qu’Alphonse Daudet, qui y séjourna quelque temps, y a écrit Tartarin de Tarascon. La villa a également été célébrée par Ernest Feydeau dans son livre Alger : .

La Résidence de France

vignette|La Résidence de France.

La Villa des Oliviers (du nom d'un de ses propriétaires, Victor Olivier), aussi désignée comme la Résidence de France, est située à El Biar, en surplomb de la baie. Construite elle aussi à l’époque turque, la propriété fut acquise en 1835 par la princesse de Mir, puis revint, en 1838, au consul Schultze et à son épouse qui la surnommait « La Calorama », c’est-à-dire « La Belle vue ». Elle a accueilli les généraux Weygand, Juin et De Gaulle« Alger : Villa des Oliviers », Fondation Charles-de-Gaulle..

En , le général de Gaulle établit sa résidence aux Oliviers. Il y demeure jusqu’au , date à laquelle il regagne la France. À l’indépendance, le président de la République émet le souhait que la résidence de l’ambassadeur de France soit établie à la Villa des Oliviers.

C’est à la Résidence de France que se tiennent traditionnellement les manifestations du données à l’occasion de la fête nationale.

vignette|Discours d’André Parant à l’occasion de la fête du 14 juillet 2013.

Chancellerie diplomatique

L'ambassadeur est entouré d’une équipe rapprochée de conseillers qui constitue la « chancellerie diplomatique » et a pour vocation de travailler, en lien avec les différents services de l’ambassade, à la cohérence et à l’efficacité de l’action diplomatique française ainsi qu’à la qualité de la relation bilatérale. Le « numéro deux » de l’ambassade de France en Algérie est doté du titre de ministre-conseiller, qui, en l’absence du chef de poste, le remplace en qualité de « chargé d'affaires ». La chancellerie diplomatique est secondée par le service de presse et de communication qui contribue, en collaboration avec les autres services de l’ambassade, à trois missions essentielles : la veille médiatique, la relation avec les médias algériens et la communication externe.

Les services

Communication internet L’ambassade dispose d’un site internet francophone et arabophoneAmbassade de France en Algérie qui présente notamment les dernières actualités et les documents de référence concernant la relation franco-algérienne et des albums photographiques. Elle anime une page Facebook bilingue et est également présente sur Twitter. Elle publie chaque trimestre une lettre d’information électronique en version française (« Entre nous ») et arabe (« Binatna »)Lettre d'information de l'Ambassade de France en Algérie..

Pôle économique Le pôle « Économique et commercial » de l’ambassade de France en Algérie se compose du Service économique régional et du bureau Ubifrance-Algérie, l’un des 80 bureaux répartis dans plus de 70 pays de l’Agence française pour le développement international des entreprisesBureau Ubifrance Algérie.

Le Service économique régional d’Alger est chargé de l’analyse et la veille économique et financière - y compris l’analyse du risque pays -, du suivi des politiques publiques et de l’environnement des affaires. Il anime les relations économiques, financières et commerciales bilatérales et met en œuvre des actions de coopération économique, financière et sectorielle. Il est également chargé du soutien public au développement international des entreprises, qu’il s’agisse des exportations, des investissements français ou de la participation aux grands projets.

Action culturelle Placé sous l’autorité du conseiller de coopération et d’action culturelle qui est aussi directeur de l’Institut français d’Algérie, le Service de coopération et d’action culturelle a pour mission, sous l’égide de l’ambassadeur, de piloter et de mettre en œuvre la coopération franco-algérienne. Depuis la signature du dernier document-cadre de partenariat franco-algérien en , la coopération se structure selon trois priorités : Le renforcement du capital humain (coopération universitaire, recherche, formation, appui au système éducatif algérien, développement des relations culturelles et de la francophonie) L’appui au développement économique durable : aide à la création d’un environnement favorable au rapprochement économique entre les deux pays, développement du secteur productif et mobilité des compétences. L’accompagnement de la réforme administrative et de la modernisation du secteur public, le renforcement de la coopération décentralisée.

L’Institut français d'AlgérieInstitut français d'Algérie. intervient dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la francophonie et des échanges culturels et artistiques. Il comprend un bâtiment principal à Alger et quatre antennes actives disséminées sur le territoire national : à Annaba, Constantine, Oran et Tlemcen. Une cinquième antenne, située à Tizi Ouzou, a fermé en 1994 dans un contexte de guerre civile et n'a jamais rouvert depuis, officiellement pour des raisons de sécurité. Cependant, selon l'ancien ambassadeur Xavier Driencourt, qui tenta par deux fois de la faire rouvrir, la véritable raison de sa non-réouverture serait liée à la crainte du gouvernement algérien de voir la France s'ingérer dans la question kabyle par son biais.

Le service des anciens combattants dépend de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, établissement public placé sous la tutelle du Ministère de la Défense et des Anciens combattants. Il met en œuvre des prestations dans les domaines social, médical et administratif. Il est chargé du suivi de l’appareillage orthopédique des 500 grands mutilés de guerre de l’Armée française résidant en Algérie. Il s’agit quasi exclusivement de vétérans blessés au combat au cours de la Seconde Guerre mondiale.

À partir de 2005, il prend en charge, pour le compte du Ministère de la défense, l’entretien des nécropoles militaires françaises d’Algérie : la nécropole du Petit Lac, à Oran, où reposent plus de militaires français, sur un site de 8 hectares qui comprend également un carré britannique relevant de la War Grave Commission ; le cimetière marin de Mers el-Kébir où reposent marins morts au cours de l’attaque du .

Ces deux sites ont fait l’objet au cours des dernières années d’une réhabilitation complète : plus de ont été consacrés à ces opérations depuis 2005.

Depuis 2008, un service de proximité, destiné aux ressortissants du code français des pensions militaires d’invalidité résidant en Algérie a ouvert dans le centre-ville d’Alger, sur le site du Telemly, à l'adresse 1, ex-rue du Professeur Vincent. Il met en œuvre à travers un accueil personnalisé des vétérans, des prestations dans les domaines social (aides financières), médical (consultations et conseils gratuits) et administratif (conseils et aide à la constitution des dossiers en matière de cartes, de retraite et de pensions). Ce dispositif complète les importantes mesures de revalorisation des pensions militaires décidées par le gouvernement français en et qui bénéficient, depuis , à plus de pensionnés algériens : plus 9,6 milliards de dinars sont versés annuellement.

Sécurité intérieure, justice et défense

Le service de sécurité intérieure est placé sous la direction d’un commissaire divisionnaire de police, assisté d’un colonel de Sécurité Civile et d’un lieutenant-colonel de Gendarmerie. Il assure la préparation et le montage des actions de coopération technique (formations, séminaires, évaluations…) entre services de police, de gendarmerie et de sécurité civile algériens et français. Il facilite également les échanges entre services d’investigation, lorsqu’ils en font la demande. Plus de 120 actions de coopération ont été organisées en 2013 par le service de sécurité intérieure de l’ambassade et par ses correspondants de la DGSN, de la Gendarmerie nationale et de la Protection civile.

Le magistrat de liaison représente le ministère de la justice en Algérie et facilite l’entraide judiciaire entre les deux pays.

La Mission de défense représente les différentes autorités du Ministère de la Défense de la France auprès des autorités militaires algériennes.

Ambassadeurs de France en Algérie