La rue Jean-de-Beauvais est une voie située dans le quartier de la Sorbonne du de Paris.
Situation et accès Elle commence au boulevard Saint-Germain et monte jusqu'à la rue de Lanneau et se prolonge par l'impasse Chartière ; au croisement de la rue des Écoles, elle se trouve en contrebas et est interrompue par une volée de marches.
La rue Jean-de-Beauvais est desservie à proximité par la ligne 10 à la station Maubert-Mutualité.
Origine du nom vignette|gauche|Plaque de la rue. Selon Jaillot, elle doit son nom actuel à Jean de Beauvais, un libraire, qui demeurait au coin de la rue des Noyers. D'autres auteurs ont pensé que le collège de Dormans-Beauvais lui avait donné sa dénominationFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments.. Surtout, comme l'indique Jacques Hillairet dans son Dictionnaire historique des rues de Paris, l'église du collège de Beauvais était placée sous le vocable de Saint-Jean l'Évangéliste, de sorte que la rue s'appelait rue Saint-Jean-de-Beauvais (voir le plan ci-contre), pour la distinguer des autres rues Saint-Jean (par exemple la rue Saint-Jean-de-Latran, toute proche (voir le plan ci-contre)) et est devenue, comme il était courant, simplement Jean-de-Beauvais à la Révolution, par référence aussi à Jean de Dormans, évêque de Beauvais et chancelier de France, fondateur du collège.
Historique vignette|redresse|Plan du quartier du Collège royal et du collège de Cambrai au , figurant la rue Saint-Jean-de-Beauvais. Cette rue a été ouverte dans le clos Bruneau au début du Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, fac-similé de l'édition de 1844, ..
La voie est citée dans Le Dit des rues de Paris, de Guillot de Paris, sous la forme « rue Clos-Burniau » pour une partie de l'actuelle rue et sous la forme « rue du Petit-Four-Saint-Ylaire » pour l'autre partie.
Dès le début, de nombreux collèges de l'Université de Paris y furent fondés. Ainsi, en 1336, la rue voit s'élever le collège de Lisieux fondé par Guy d'Harcourt avant son transfert rue Saint-Étienne-des-Grès. En 1370, Jean de Dormans, cardinal et évêque de Beauvais, y fonde le collège de Beauvais. Charles V de France pose la première pierre de la chapelle du collège construite par Miles de Dormans, neveu de Jean. Au , le collège de Beauvais devient public après sa reconstruction sous François . Il est intégré au collège de Presles en 1597, ré-individualisé en 1699 puis réuni au nouveau collège Louis-le-Grand à sa construction.
En 1370, la voie porte le nom de « rue du Clos Bruneau », avant de devenir la « rue Saint-Jean-de-Beauvais » dans le courant du . Elle est citée sous le nom de « rue Saint Jehan de Beauvais » dans un manuscrit de 1636.
Elle a perdu son préfixe « Saint » à la Révolution, l'a retrouvé au début du et l'a reperdu en 1855Alexandre Gady, La Montagne Sainte-Geneviève et le Quartier Latin, Hoëbeke, 1998, , ..
Elle est citée dans un manuscrit de l'abbaye Sainte-Geneviève de 1450 sous le nom de « rue de Brenot ».
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Une statue en bronze en hommage au poète roumain Mihai Eminescu (1850-1889), œuvre du sculpteur Ion Vlad (1900-1992), se trouve au croisement de la rue des Écoles. : chapelle de l'ancien collège de Beauvais, devenue l'église orthodoxe roumaine de Paris et appelée « église des Saints-Archanges ». Cette église est classée depuis 1881 aux monuments historiques.. : emplacement approximatif de la Faculté de décret, au Moyen Âge, page 89.. : square Auguste-Mariette-PachaSquare Michel-Foucault sur le site de la ville de Paris.. : l'imprimeur Robert II Estienne y demeura et son fils Henri III Estienne y est né. : l'abbé Georges Guérin y vécut ; une plaque lui rend hommage. Façade arrière du Collège de France. : immeuble conçu en 1954 par l'architecte Jean Le Couteur et décoré par Bernard Quentin, inscrit aux monuments historiques par arrêté du .
Emplacements non localisés L'atelier d'imprimerie en musique d'Adrian Le Roy et Robert Ballard s'installe dans cette rue en 1551, sur le carrefour du Puits-Certain, à l'enseigne du Mont Parnasse ; il y reste jusque vers 1750. De l'autre côté de la rue, en vis-à-vis de Ballard, le fondeur de caractères Guillaume I Le Bé tient son atelier à l'enseigne de la Grosse Escriptoire. Aux , la famille d'imprimeurs Fédéric Morel, l'Ancien puis son fils Fédéric Morel, le Jeune, imprimeur du Roi, avaient leurs imprimeries dans cette rueJoseph Dumoulin, Vie et œuvre de Fédéric Morel, éditions Slatkine, 1901, .. Le graveur Paul Androuet du Cerceau (v. 1630-1710) mourut dans cette rue, dans sa maison à l'enseigne de lOlivier.. Le peintre Simon Mathurin Lantara (1729-1778) demeura dans cette rue à l'hôtel de GenèveAndré Billy, « Simon Mathurin Lantara (1729-1778) », sur apophtegme.com (en ligne)..
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Catégorie:Rue dans le 5e arrondissement de Paris Catégorie:Voie de Paris comportant un escalier Catégorie:Voie citée dans le Dit des rues de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris vers 1450 Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636