Montmorency (prononcé ) est une commune française, située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Établie sur un relief très accidenté, à l'extrémité d'un éperon rocheux constituant un lieu stratégique occupé dès le , Montmorency est devenue dès le un lieu de villégiature recherché qui a attiré de nombreuses célébrités. À la même époque, se développe à Montmorency la culture d'un type bien particulier de cerises, des petits fruits au goût acidulé connus sous le nom de cerises de Montmorency, que Madame de Sévigné rend célèbres au travers de ses lettres. Le séjour de Jean-Jacques Rousseau d' à a durablement marqué la ville et en a fait un lieu de pèlerinage littéraire. Ancien fief de la famille de Montmorency, l'une des familles les plus anciennes et les plus distinguées de l'aristocratie française d'Ancien Régime, la commune conserve aujourd'hui un caractère résidentiel marqué à l'écart des grands axes de communication, avec son noyau villageois entouré de villas et de résidences de standing et l'absence d'ensemble industriel ou commercial d'importance.

Commune essentiellement urbaine, Montmorency peut cependant proposer à ses habitants une trentaine d'hectares d'espaces verts publics, sans compter la forêt de Montmorency qui occupe la partie nord de son territoire. Elle bénéficie aussi de sa proximité avec la ville d'Enghien-les-Bains et de son lac. Géographie Situation La ville occupe un escarpement rocheux situé à l'extrémité méridionale de la butte-témoin qui porte la forêt de Montmorency, lieu stratégique contrôlant la vallée de Montmorency et la plaine de France. Il domine l'« étang de Montmorency », devenu le lac d'Enghien, au débouché de la vallée, à quatre kilomètres de la vallée de la Seine. La ville s'étire sur une longueur de cinq kilomètres et une largeur moyenne de huit cent cinquante mètres..

La ville se trouve dans l'unité urbaine de Paris ainsi que dans l'unité urbaine et dans le bassin de vie de la capitale de la France. Elle se trouve également dans la zone d'emploi de Roissy.

vignette|centre|redresse=2.5|La ville de Montmorency sur sa colline vue du lac d'Enghien.

Communes limitrophes La commune est entourée par les villes d'Enghien-les-Bains au sud ; Soisy-sous-Montmorency et Andilly à l'ouest ; Domont au nord ; Saint-Brice-sous-Forêt, Groslay et Deuil-la-Barre à l'est.

Géologie et relief Le site, très accidenté, est constitué de trois plateaux, qui s'élèvent de quarante-deux à soixante mètres au sud dans le « bas-Montmorency » (à la limite d'Enghien-les-Bains), à cent trente mètres environ dans le centre-ville, et jusqu'à cent soixante-seize mètres sur le plateau des Champeaux, au nord, à l'orée de la forêt..

La situation géographique de Montmorency rend la commune vulnérable à des risques naturels liés à la nature de son sous-sol. Située sur plusieurs masses de gypse, la commune est soumise à un risque de mouvement de terrain lié à la dissolution du gypse, risque courant dans le Val-d'Oise. Ce risque concerne essentiellement un vaste secteur au sud du centre-ville (entre les rues du Montlouis et du Marché), au côté sud du boulevard de l'Orangerie, et aux deux carrières du Trou-du-Loup et du Chat en limite de Soisy-sous-Montmorency. En revanche, la faiblesse du réseau hydrographique explique la quasi-absence de risque majeur d'inondation par débordement ou ruissellement..

Hydrographie Le territoire communal est traversé par deux petits cours d'eau : le ru des Haras et le ru Saint-Valéry. La source du ru des Haras d'une longueur de est située à la fontaine des haras à l'est de la commune. Le ruisseau s'écoule dans le vallon des Haras et se jette dans la Seine après avoir traversé, en souterrain sur la majorité de son parcours, les territoires de Groslay, Montmagny et Villetaneuse.. Le ru Saint-Valéry naît en haut du boulevard de l'Orangerie, longe la rue de la Fosse-aux-Moines avant de rejoindre à Soisy le ruisseau des Trois-Communes (ou ruisseau d'Andilly), qui alimente le lac d'Enghien..

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Bonneuil-en-France à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Milieux naturels et biodiversité vignette|Vue du pavillon chinois dans le parc de la Mairie.|alt=Au milieu d'arbres, petit bâtiment à colonne, couvert d'un toit aux tuiles teintées formant un dessin géométrique. vignette|La Châtaigneraie.|alt=Forêt de châtaigniers en hiver.

La ville possède neuf espaces verts principaux ouverts au public, totalisant une surface de : le parc de l'Hôtel-de-ville, , avec aire de jeux pour enfants (site classé) () ; le jardin Lucie Aubrac, place du Château-Gaillard / rue Bague ; le square des Acacias, avenue Charles-de-Gaulle, avec aire de jeux pour enfants ; le square Maurice-Berteaux, boulevard Maurice-Berteaux, avec aire de jeux pour enfants ; la Châtaigneraie, avenue Georges-Clemenceau (site classé par arrêté du ) ; les jardins de l'Observance ; le parc de la Serve à l'orée de la forêt, avec parcours sportif et aire de jeux pour enfants ; le parc Les Sources de Montmorency, rue de la Fosse-aux-Moines, avec aire de jeux pour enfants ; le parc du Château de Dino, (trois entrées : rond-point de la Porte rouge, rue Saint-Denis et avenue Charles-de-Gaulle).

On peut y ajouter le jardin du musée Jean-Jacques-Rousseau. Le réseau de sept parcours balisés parmi les sentes de la commune s'ajoute à cette liste. Mais le principal espace vert de la ville et de toute la région est la forêt de Montmorency, au nord de la ville (2 200 hectares).

Urbanisme Typologie Au , Montmorency est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ...

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols

centre|vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine vignette|La résidence Les Atlantes.|alt=Immeuble moderne de trois étages, au murs blancs, avec terrasse, et entouré d'arbres. La morphologie de la commune est héritée des caractéristiques géographiques et historiques. Le développement du bourg médiéval, autour de la motte castrale, est limité à partir de 1411 par l'édification de remparts, démolis à la fin du . De cette époque subsistent notamment l'auberge du Cheval-Blanc, le bâtiment des prud'hommes, l'hôtel de ville.. À partir du , Montmorency devient un lieu privilégié d'installation de luxueuses demeures pour l'aristocratie et la bourgeoisie parisiennes. C'est notamment la position élevée, dominant Paris, de la commune, qui conditionne le choix des nouveaux arrivants. Autour du bourg sont encore présentes au , formant une ceinture de bâtiments à l'architecture variée.. Le développement des transports en commun (route, chemin de fer), articule, durant la seconde partie du , le développement urbain, qui est fortement affecté par des opérations de lotissement au nord et au sud de la commune (secteur de la gare, Mont-Griffard, quartier des Berceaux, etc.). Certaines de ces nouvelles constructions se font au détriment de grandes propriétés boisées.. Le début du voit apparaître le développement pavillonnaire (actuelles rue de la République et de la Division-Leclerc, notamment).. Dans la seconde moitié du , des zones d'habitat ancien du bourg laissent place à des logements collectifs. Dans les années 1970, le quartier des Champeaux, encore faiblement urbanisé, fait l'objet d'opérations immobilières, qui aboutissent principalement à la construction de logements collectifs. Par la suite, ce sont principalement des pavillons qui sont construits..

En conséquence de cette évolution, l'habitat pavillonnaire prédomine à Montmorency, mais le type d'urbanisation varie selon les quartiers. Le bas-Montmorency, au sud, est majoritairement pavillonnaire, seule l'avenue de la Division-Leclerc le séparant de la commune voisine d'Enghien-les-Bains est constituée de grands immeubles de haut standing. Le centre, plutôt dense, est constitué de maisons de ville pour l'essentiel du d'une part, et d'autre part de petits immeubles (cinq étages au maximum) issus de la rénovation, contestée, du centre-ville dans les années 1970 et 1980. Autour du centre, on trouve un habitat de type discontinu constitué de propriétés bourgeoises du entourées de leur parc ou jardin, ou de petites résidences de standing (quatre étages au maximum) qui ont remplacé certaines d'entre elles. Le quartier des Champeaux, au nord, est situé sur un plateau de cent soixante-cinq à cent soixante-seize mètres d'altitude dominant la ville. Il est accessible par des voies en forte déclivité traversant des quartiers exclusivement pavillonnaires. Le quartier des Champeaux fut urbanisé en majorité durant les années 1960 et 1970 et est constitué d'un important quartier pavillonnaire et de quelques immeubles d'habitation à caractère social de hauteur limitée (quatre étages au maximum) à son extrémité septentrionale. L'essentiel des installations sportives de la commune s'y situent également, à l'emplacement d'anciennes briqueteries disparues..

Habitat et logement En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2016 et de en 2011..

Parmi ces logements, 90 % étaient des résidences principales, 1,9 % des résidences secondaires et 8,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 32,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 66,2 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Montmorency en 2021 en comparaison avec celle du Val-d'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1,9 %) supérieure à celle du département (1,5 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %). + Le logement à Montmorency en 2021.