Chapelle-lez-Herlaimont (prononcé ; en wallon El Tchapele) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne, dans la province de Hainaut, à l’ouest de la ville de Charleroi et qui fait partie de Charleroi Métropole.
Lors de la fusion des communes en 1977, Chapelle-lez-Herlaimont a été fusionné avec Piéton et Godarville.
Toponymie
Géographie Situation
Chapelle est un village à moitié urbanisé mais assez développé situé entre deux villes : Charleroi et La Louvière. Il est traversé par le ruisseau Piéton, affluent de la Sambre, qui trace la limite ouest avec la commune de Trazegnies.
Communication - Autoroute (E42-E19), R3 (gd. ring de Charleroi), gares de Piéton et Godarville
Communes limitrophes
Sections de la commune
# Nom Superf.(km²). Habitants(2025) Habitantspar km² Code INS 1 Chapelle-lez-Herlaimont 8,24 10.236 1.242 52010A 2 Godarville 2,89 2.335 809 52010B 3 Piéton 7,08 2.459 347 52010C
Géographie physique Chapelle‑lez‑Herlaimont se situe dans la partie orientale du plateau hennuyer, au sein d’un relief doucement ondulé caractéristique de la transition entre la vallée de la Haine et les premières hauteurs du bassin de Charleroi. L’altitude moyenne du territoire atteint environ 149 mètres, avec des variations notables allant d’un minimum de 82 mètres à un maximum de 204 mètres, ce qui témoigne d’un modelé topographique modéré mais contrasté à l’échelle locale.
Géologie La géologie de Chapelle‑lez‑Herlaimont s’inscrit dans le vaste ensemble du Bassin houiller du Hainaut, dont le sous‑sol est marqué par l’alternance de couches carbonifères, de formations tertiaires et de dépôts quaternaires. Le territoire communal repose sur les assises du Carbonifère supérieur, caractérisées par des successions de schistes, de grès et de veines de charbon, témoignant d’anciens environnements marécageux où se sont accumulées d’importantes masses végétales. Ces couches, intensément exploitées à l’époque industrielle, relèvent notamment de la concession de Mariemont, qui englobait Chapelle‑lez‑Herlaimont et ses environs immédiats. Les plans de concession montrent un sous‑sol structuré par des veines inclinées, des failles et des zones de transition entre différents faisceaux houillers, confirmant la complexité tectonique propre au bassin hennuyer.
Surmontant ces formations profondes, le relief actuel est façonné par des dépôts plus récents. Le territoire se situe en bordure de l’ancienne Forêt Charbonnière, vaste zone boisée qui recouvrait autrefois une grande partie du Hainaut. Cette couverture forestière antique s’est développée sur des sols limoneux et sableux issus de l’érosion des terrains houillers et des apports éoliens du Quaternaire. Les traces de cette forêt subsistent encore dans le bois de Mariemont, voisin immédiat de la commune, et témoignent d’un paysage ancien où alternaient plateaux limoneux et vallons humides.
La géologie locale est également influencée par la présence du ruisseau du Piéton, dont la source se situe dans la section de Piéton. Ce cours d’eau a contribué à modeler de petites vallées alluviales, déposant des sédiments fins et favorisant l’apparition de sols hydromorphes dans certaines zones basses. L’ensemble du territoire présente ainsi une transition progressive entre les plateaux légèrement ondulés, hérités des formations limoneuses, et les zones plus encaissées où affleurent parfois les schistes carbonifères.
Enfin, l’histoire géologique de Chapelle‑lez‑Herlaimont est indissociable de son passé minier. Les archives régionales mentionnent de nombreuses concessions houillères, dont les plans détaillent les galeries, puits et limites d’exploitation. Ces documents confirment que le sous‑sol communal appartient pleinement à la zone d’exploitation du charbon du Centre, caractérisée par des couches profondes, parfois irrégulières, et par une structure tectonique complexe liée aux plissements hercyniens.
Hydrographie Les cours d’eau de Chapelle‑lez‑Herlaimont se caractérisent par un réseau hydrographique modeste mais structurant, dominé par le ruisseau du Piéton, principal axe naturel de la commune. Prenant place dans le bassin de la Sambre, ce ruisseau traverse successivement les anciennes entités de Piéton, Godarville et Chapelle‑lez‑Herlaimont avant de poursuivre son cours vers Courcelles et Pont‑à‑Celles. Il s’agit d’un affluent direct de la Sambre, dont il partage les caractéristiques de ruisseau encaissé, souvent difficile d’accès pour les travaux hydrauliques. Son tracé local est marqué par une forte proximité avec les habitations, ce qui a nécessité des interventions régulières d’entretien, notamment pour la stabilisation des berges et la gestion de la végétation.
À ce cours d’eau majeur s’ajoutent plusieurs ruisseaux secondaires. Le Castia, autrefois affluent du Piéton parfois appelé « Moyen Piéton » a vu son débouché modifié lors de la construction du canal Charleroi‑Bruxelles : il s’y jette désormais au lieu‑dit Petite Coulette. Il reçoit lui‑même un petit affluent, le ruisseau de Mahipré (ou Mahy Pré), qui traverse les prairies du bassin de la Sambre avant de rejoindre le Castia.
L’ensemble de ces cours d’eau joue un rôle écologique et paysager important, structurant les vallons, les zones humides et les corridors biologiques de la commune. Leur gestion fait l’objet d’interventions régulières, notamment pour la protection des berges, la lutte contre l’érosion et la préservation de la biodiversité locale, comme en témoigne l’installation de perchoirs à rapaces destinée à réguler naturellement les populations de rongeurs le long du Piéton.
Démographie
Démographie: Avant la fusion des communes
Source: DGS recensements population
Démographie : Commune fusionnée
En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :
Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvierhttps://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK
+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993100,11994100,01995100,0199699,3199799,5199898,5199998,5200098,0200198,4200298,8200399,6200498,8200598,2200698,8200799,5200899,82009100,12010101,42011101,62012102,62013103,22014103,52015103,82016104,42017105,22018105,02019103,82020104,32021103,82022103,42023104,42024104,62025105,92026105,9
Histoire
Antiquité Chapelle-lez-Herlaimont trouve ses origines dans un territoire autrefois couvert par la vaste forêt charbonnière, une zone boisée s’étendant du nord au sud et reliant la forêt de Soignes à la Fagne chimacienne. Des vestiges de cet ensemble forestier subsistent aujourd’hui dans le bois de Mariemont. Après la conquête de la Gaule, une chaussée romaine reliant Bavay à Cologne traversa cette forêt d’ouest en est, laissant des traces encore perceptibles sur le territoire actuel de la commune.
Durant la période franque, des colons s’installèrent le long de cette voie antique, ouvrant des clairières et fondant des établissements agricoles appelés « villas ». Ces noyaux d’habitat donnèrent naissance aux premiers villages de la région, même si Chapelle-lez-Herlaimont n’apparaît pas encore dans les sources de cette époque.
Moyen-Âge Les premières mentions documentées du village datent du , époque où il faisait partie de la seigneurie de Trazegnies. On suppose que la formation du village remonte aux environs de l’an 1000. En 1136, le seigneur de Trazegnies céda à l’abbaye de Floreffe une terre située entre la chaussée romaine et la rivière du Piéton, au lieu-dit Herlaimont. Les Prémontrés y établirent un prieuré, et l’église fut inaugurée en 1184 en présence de l’évêque de Liège. Le village, alors constitué de quelques ménages regroupés autour d’une chapelle, prit le nom de « La Chapelle », devenu plus tard Chapelle-lez-Herlaimont.
En 1770 le prieuré est nommé : « Prieuré et Chapelle d'herlaymon ». Quelques petites rues relient le prieuré au village.
Temps Modernes En 1766, sous le règne de Marie-Thérèse et de Charles de Lorraine, des concessions sont accordées à certains exploitants de houille. Peu après, une société charbonnière se constitue sous la dénomination « Mariemont-Bascoup-Chaud-Buisson » Deux sièges miniers s’installent à Chapelle : Sainte-Catherine et Sainte-Victoire. L'exploitation du charbon fera de Chapelle un centre industriel non négligeable. L'exploitation de ce dit charbon cessera en 1961.
Époque contemporaine Durant la Seconde Guerre mondiale, Chapelle connaît un triste épisode de son histoire. En effet, François Lamarche, alors bourgmestre de Chapelle depuis 1921, est démis de ses fonctions par les Allemands, lesquels imposent un bourgmestre rexiste, Alexandre Want, en 1943. Cela malgré une opposition farouche du Collège et du Secrétaire communal.
La résistance fut active dans la commune jusqu'à la Libération.
Armoiries
Politique et administration
Résultats des élections Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024.
PartiVoix (2024)Voix (2018)% (2024)% (2018)+/-Sièges+/-CollègeECOLO 360 607 4,44% 7,24% 2.81 % 1.0PS 5.411 5.557 66,71% 66,31% 0.4 % 0.0CAT 2.340 - 28,85% - 0.0 % 6.0AC - 656 - 7,83% 0.0 % 1.0Go ! Chapelle - 1.560 - 18,62% 0.0 % 4.0Total % %
Conseil et collège communal 2024-2030 Collège communal Bourgmestre Mourad Sahli PS 1er Échevin Karl De Vos PS 2e Échevin Domenico Deligio PS 3e Échevin Birol Aydin PS 4e Échevine Nathalie Gillet PS 5e Échevin Alain Jacobeus PS Présidente du CPAS Tatiana Jerebkov PS
Liste des bourgmestres
Hippolyte Barella, de 1874 à 1895. Alphonse Briart, de 1919 à 1921 (Parti libéral). François Lamarche, de 1921 à 1949. Lucien Devos, de 1988 à 1991. Annie Carlier, de 1992 à 1994. Patrick Moriau, de 1994 à 2012 (Parti socialiste). Karl De Vos, de 2013 à 2024 (Parti socialiste). Mourad Sahli, depuis 2024 (Parti socialiste).
Jumelages
.
Logement Société d'habitations sociales La Ruche, Agence Immobilière Sociale Prologer.
Patrimoine et culture vignette|L'église Saint-Germain. Patrimoine architectural L'église Saint-Germain. Bâtie au et conservant en partie un chœur du , l'église est restaurée en remaniée en 1849. L'ancien moulin d'Herlaimont. Ancienne dépendance de prieuré du même nom et situé au nord-est de celui-ci, bâtiment du actuellement converti en habitations. Logis daté de 1783 à la clé de porte. La chapelle Notre-Dame de Lourdes. De style néo-roman édifice construit en 1908 selon l'architecte F. Boury. La ferme d'Herlaimont. Dépendant du prieuré du même nom, construit principalement aux , fortement dénaturé par deux hangars récents remplacement deux ailes anciennes. Le prieuré d'Herlaimont. Fondé grâce à une donation des seigneurs de Trazegnies au , l'ancien prieuré norbertin dépendant de l'abbaye de Floreffe fut détruit à la fin du et reconstruit en 1776 sur les plans de Dewez. Vendu en 1798 et réaffectée vers le milieu du puis tomba progressivement en ruine.
Culture Le Centre culturel de Chapelle‑lez‑Herlaimont, couramment désigné sous l’appellation Le C3, constitue l’un des pôles majeurs de la vie culturelle locale. Installé sur la Place de l’Hôtel de Ville, il se présente comme un espace polyvalent destiné à la création, à la diffusion artistique et à la participation citoyenne. L’institution se définit comme un lieu de rassemblement et d’expression ouvert à tous les habitants, favorisant un foisonnement d’activités allant du spectacle vivant aux arts plastiques, en passant par la musique, le cinéma et les initiatives associatives.