vignette|Icône byzantine de Jacques le Juste.

Évêques judéo-chrétiens de Jérusalem

Dans la tradition chrétienne, l'Église de Jérusalem est l'appellation de la première communauté chrétienne locale avant celles de Constantinople, d’Antioche, de Rome et d’Alexandrie (Pentarchie).

Jacques le Juste (après l'Ascension de Jésus - jusqu'en 61/62); Siméon de Clopas (vers 73Eusèbe de Césarée, Histoire ecclesiastique, livre III : « Ils tinrent conseil tous ensemble pour examiner qui serait jugé digne de la succession de Jacques, et ils décidèrent à l'unanimité que Siméon, fils de ce Clopas dont parle l'Évangile, était capable d'occuper le siège de cette église : il était, dit-on, cousin du Sauveur : Hégésippe raconte en effet que Clopas était le frère de Joseph. »- mort crucifié en 107/108Simon Claude Mimouni, La tradition des évêques chrétiens d'origine juive de Jérusalem, in Studia patristica vol. , publié par Frances Margaret Young, Mark J. Edwards, Paul M. Parvis, éd. Peeters, Louvain, 2006, ..Toutefois Marie-Françoise Baslez estime qu'il pourrait avoir été crucifié en 115-117 dans la même répression qu'Ignace d'Antioche, au moment de la Révolte des exilés, Persécutions dans l'Antiquité: Victimes, héros, martyrs, Paris, Librairie Arthème Fayard, 2007, .). Pour échapper à la répression qui a suivi la mort de Jacques le Juste en 62 ou avant le Siège de Jérusalem, vers 68, il avait quitté cette ville avec certains fidèles pour se réfugier à Pella dans la Décapole; Justus ou « Judas le JusteSimon Claude Mimouni, La tradition des évêques chrétiens d'origine juive de Jérusalem, in Studia patristica vol. , publié par Frances Margaret Young, Mark J. Edwards, Paul M. Parvis, éd. Peeters, Louvain, 2006, . » (de 107/108 à 111), désigné comme fils de Jacques le Juste dans les Constitutions apostoliques (, 46, 2)Simon Claude Mimouni, La tradition des évêques chrétiens d'origine juive de Jérusalem, in Studia patristica vol. , publié par Frances Margaret Young, Mark J. Edwards, Paul M. Parvis, éd. Peeters, Louvain, 2006, ., mort la quatorzième année de Trajan (111) selon le Chronicon hieronymus dans sa version latine ; Zacchée (de l'araméen Zakkaï « le Juste »Simon Claude Mimouni, La tradition des évêques chrétiens d'origine juive de Jérusalem, in Studia patristica vol. , publié par Frances Margaret Young, Mark J. Edwards, Paul M. Parvis, éd. Peeters, Louvain, 2006, .) selon le Chronicon hieronymus dans ses versions arménienne et latine, appelé Zacharie par Épiphane de Salamine; Tobias (111 - ?) appelé Tobie dans les textes traditionnels ultérieurs; Benjamin (?-?) ; Jean (?- mort la dix-neuvième année du règne de Trajan (116), selon Épiphane de Salamine) ; Mathathias (ou Matthias selon Épiphane de Salamine) (116 - v. 120) ; Philippe (?- mort la septième année d'Hadrien (123), selon le Chronicon hieronymus en latin) ; Sénèque (123 - ?) ; Juste (?-?) ; Lévi (?-?) ; Éphrème (?-?) ; Joseph (?-?) ; Judah Kyriakos ou Juda(s) Cyriaque, était l'arrière petit-fils de Jude, cousin de Jésus, et le dernier évêque juif de Jérusalem, selon Épiphane de Salamine et Eusèbe de Césarée. Pour Eusèbe, Juda(s) est mort en 135, lors de la défaite de la révolte de Bar Kokhba, alors qu'Épiphane de Salamine le fait mourir en 148, la onzième année du règne d'Antonin le Pieux.

Après Siméon , Eusèbe de Césarée et Épiphane de Salamine fournissent des indications chronologiques sur certains de ces , toutefois les historiens conviennent qu'il faut tenir compte d'un biais historique et que, plutôt que d'une liste chronologique dans laquelle treize évêques se seraient succédé en 26 ans, ce qui est peu probable même s'ils ont été martyrs, il y aurait eu comme un collège d'évêques ayant siégé en même temps, à l'image de ce qu'il a pu exister dans le judaïsme contemporain.

Évêques d'Ælia Capitolina

Ælia Capitolina est le nom donné à Jérusalem par Hadrien après sa reconstruction en 131.

Marc (135-156?), premier patriarche à ne pas être d'origine juive. Cassien (?-?) Publius (?-?) Maxime (?-?) Julien (?-?) Gaïus (?-?) Symmaque (?-?) Gaïus II (?-162) Julien II (162-?) Capiton (?-?) Maxime II (?-?) Antonin (?-?) Valens (?-?) Dolichien ou Dolichianus (?-185) Narcisse (185-?), calomnié, dut temporairement s'exilerRené François Rohrbacher, Histoire universelle de l'Église catholique, 1872 : « Mais ce qui rendit Narcisse encore plus célèbre fut une persécution qu'il eut à supporter. Quelques mauvais chrétiens se sentant coupables, et ne pouvant souffrir sa sévérité et sa vigueur, conspirèrent contre lui et l'accusèrent d'un crime atroce. ». Dius (?-?), gouverna peu de temps. Germanion (?-?), mourut peu de temps après son élection. Gorde ou Gordius (?-211) Narcisse (restauré) (?-231) Alexandre (231-249) Mazabane (249-260) Iménée ou Hyménée (260-276). On dit de lui qu'« il assista aux deux conciles tenus contre Paul de Samosate, évêque d'Antioche »David Bailie Warden, L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, Saint-Allais, 1818.. Zamudas, Zabdas ou Bazas (276-283) Hermon (283-314) Macaire (314-325)

Évêques de Jérusalem

Macaire (325-333) Maxime III (333-348) Cyrille (350-386) Jean II (387-417) Praulius (417-422) Juvénal (422-458), jusqu'à 451 puis changement de titre (voir la liste des patriarches orthodoxes de Jérusalem) Théodose., évêque syriaque après 451 - vers fin février au début mars 457 (voir le vicariat patriarcal syriaque orthodoxe de Jérusalem et de Terre Sainte)

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . Jonathan Bourgel, D'une identité à l'autre ? : la communauté judéo-chrétienne de Jérusalem : 66 - 135, préface de Dan Jaffé, Judaïsme ancien et Christianisme primitif, Paris, Cerf, 2015 . . Venance Grumel, Traité d'Études Byzantines, vol. I : La Chronologie, Presses universitaires de France, 1958, chapitre VI : « Patriarches de Jérusalem » (Période 260-458), 451.

Article connexe Patriarcat orthodoxe de Jérusalem

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