Citéa est le nom du réseau de transports urbains des agglomérations de Valence et Romans-sur-Isère dont la plupart des communes sont membres de la communauté d'agglomération Valence Romans Agglo, à cheval sur les départements de la Drôme et de l'Ardèche.
Le réseau Citéa appartient au syndicat mixte fermé Valence Romans Mobilités (VRM, anciennement Valence Romans Déplacements)[valenceromansmobilites.fr/ site internet de Valence-Romans Mobilités]. VRM, autorité organisatrice des transports. qui en est l'autorité organisatrice et dont le siège se situe actuellement sur le parc d'activités de Briffaut à Valence. Son exploitation principale est confiée à Transdev Valence Mobilité (faisant partie du groupe Transdev). Valence Romans Mobilités détient également un réseau de stations de vélos en libre service : Libélo.
Le territoire de Valence Romans Mobilités est composé des 67 communes de Valence Romans Agglo et Rhône-Crussol, représentant env. .
Citéa en chiffres
Présentation Points clés. : 67 communes desservies Plus de à moins de 300 m d'une ligne régulière 3 gares ferroviaires en service desservies dont Gare de Valence TGV 34 lignes régulières en semaine 8 lignes les dimanches et jours fériés 80 lignes scolaires (anciennement express) 11.4 millions de voyages par an (31 000 voyages par jour en moyenne)* 6,5 millions de kilomètres parcourus par an* Environ 500 employé(e)s ; 1 service de transport à la demande pour les zones périurbaines (Citéa Résa) 1 service spécifique aux personnes à mobilité réduite (Citéa Access) renforcé et accessible aux 67 communes de Valence Romans Mobilités. 1 service de transport à la demande pour les zones d'activités (Citéa Pro) mis en service en 2025 *Rapport d'activité Valence Romans Mobilités 2023
Flotte de véhicule Le dépôt de Citéa, Rue de la Forêt est le parc principal, avec plus de 90 véhicules, tous des bus. On y retrouve un des parcs les plus récent de France en termes d'âge moyen des véhicules. On retrouve essentiellement des véhicules aux GNV (gaz naturel) et électrique malgré encore de nombreux véhicules gazole mais qu'il ne peuvent partir en raison d'un pont trop bas sur la ligne 8 ou les véhicules électrique et gaz ne peuvent passer. (Batterie et réservoir gaz sur le toit du bus)
Véhicules en circulation : 35 Iveco Urbanway 12m GNV 14 Iveco Urbanway 12m GNV - Nouvelle face avant de 2024 4 Iveco Urbanway 18m GNV - Nouvelle face avant de 2024 3 Iveco Urbanway 12m GNV Hybrid 23 Heuliez Gx 337 Linium Elec 5 Heuliez Gx 337 Elec 7 Heuliez Gx 327 BHNS* 12m Diesel 18 Heuliez Gx 327 12m Diesel 6 Iveco Crossway LE City 12m Diesel 3 Irisbus Citelis 18m Diesel 2 Heuliez Gx 427 18m Diesel 2 Heuliez Gx 127 L 10m Diesel 2 Bolloré Bluebus 6 (future navette gratuite et électrique de centre-ville) 8 véhicules légers de transport à la demande (Citéa Résa) et PMR (Citéa Access) Environ 10 véhicules de service. *BHNS = Bus à Haut Niveau de Service
Le reste des véhicules circulant sur le réseau (car/bus) présent pour l'InterCitéa et d'autres lignes sont exploités par des sous-traitants, principalement Les Courriers Rhodaniens, Autocars Bertolami et Transdev Drôme.
centré|vignette|322x322px|Iveco Urbanway GNV 12m du réseau Citéa à Briffaut en septembre 2024 centré|vignette|330x330px|Heuliez Gx 337 Linium 100% électrique 12m du réseau Citéa à St Peray Ployes en septembre 2024 vignette|365x365px|Bus Citéa Heuliez GX 327 BHNS au Pôle Bus en 2019.|néant
Les communes desservies
Le réseau de bus Citéa dessert 67 communes au , dont les 54 communes de la communauté d'agglomération Valence Romans AggloListe des 67 communes :
Alboussière Alixan Barbières Barcelonne Beaumont-lès-Valence Beauregard-Baret Beauvallon Bésayes Boffres Bourg-de-Péage Bourg-lès-Valence Chabeuil Champis Charmes-sur-Rhône Charpey Châteaubourg Châteaudouble Châteauneuf-sur-Isère Châtillon-Saint-Jean Chatuzange-le-Goubet Clérieux Cornas Crépol Étoile-sur-Rhône Eymeux Génissieux Geyssans Granges-les-Beaumont Guilherand-Granges Hostun Jaillans La Baume-Cornillane La Baume-d'Hostun Le Chalon Malissard Marches Montéléger Montélier Montmeyran Montmiral Montvendre Mours-Saint-Eusèbe Ourches Parnans Peyrins Peyrus Portes-lès-Valence Rochefort-Samson Romans-sur-Isère Saint-Bardoux Saint-Christophe-et-le-Laris Saint-Laurent-d'Onay Saint-Marcel-lès-Valence Saint-Michel-sur-Savasse Saint-Paul-lès-Romans Saint-Péray Saint-Romain-de-Lerps Saint-Sylvestre Saint-Vincent-la-Commanderie Soyons Toulaud Triors Upie Valence Valherbasse
Histoire du réseau
Avant Citéa Avant de devenir un réseau unique à la rentrée , les transports urbains de Valence et Romans étaient scindés en 2 réseaux distincts : CTAV (Compagnie des Transports de l'Agglomération Valentinoise) sur Valence, créé en et Citébus des 2 Rives sur Romans, tous-deux reliés par une ligne expresse dénommée Citéa (ex-ligne du réseau départemental de la Drôme) transitant par la Gare TGV, dont le nom est un mix inspiré de celui de chaque réseau.
En 2012, le réseau reprend alors la nom de la ligne, qui devient la ligne InterCitéa.
Historique du réseau Citéa Lors de la mise en place du nouveau réseau Citéa, le réseau de Valence n'est globalement pas très différent. Les lignes 1, 2 et 4 deviennent des lignes Cité (lignes à niveau élevé de service) avec quelques évolutions de parcours afin de les rendre plus directes et la ligne 3 se voit attribuer l'indice 14 afin de créer une ligne Cité 3 sur Romans, reprenant principalement le parcours de la ligne 1 du réseau Citébus. Sur ce dernier, les lignes sont ré-indicées afin de ne pas être dédoublées avec celles de Valence. Ainsi, les lignes 1 Express, 2, 3, 4, 5 et 6 deviennent respectivement les lignes 31, 32, 33, 34, 35 et 36. La ligne Citéa quant à elle, a donné son nom au réseau et a été renommée InterCitéa (IC). Parallèlement, de nouvelles lignes voient le jour telles que les 20 et 25, dont certaines sont issues d'anciennes lignes départementales, afin d'étendre la desserte à l'ensemble du nouveau périmètre de VRM qui compte alors 39 communes.
Par la suite, quelques légères modifications d'itinéraires sont apportées à certaines lignes, entre autres sur le secteur Romanais. En , l'ex-ligne départementale 6 du réseau le Sept est intégrée sous l'indice 46 et le premier véhicule de France répondant à la norme Euro 6 (un Heuliez GX 137 L) est mis en service sur le secteur Valentinois.
Des modifications plus importantes ont lieu à la rentrée à la suite du renouvellement de contrats des sous-traitants. Le réseau de soirée est supprimé ; la ligne 5 devient à son tour Cité 5 adoptant un itinéraire plus direct, ainsi qu'une fréquence de passage plus importante en semaine et la ligne 20 est désormais exploitée en bus par Transdev (elle était jusqu'alors exploitée en cars par la SRADDA) et prolongée vers Châteauneuf-sur-Isère en lieu et place de la ligne 14 ainsi limitée à la section Cornas - Valence-Centre.
La rentrée marque entre autres l'intégration d'une nouvelle ligne périurbaine (ligne 24) et la suppression de l'exploitation régulière de la ligne 34 sur Romans, désormais assurée en TAD. Cette même année débute le renouvellement progressif de la flotte de bus au gaz naturel avec l'arrivée de nouveaux Iveco Urbanway 12 GNC remplaçant les anciens Renault Agora S GNV. Par ailleurs, les deux derniers Renault PR180.2 sont réformés durant l'été, marquant ainsi la fin de l'emblématique série.
La rentrée marque la première restructuration importante du réseau depuis sa création se traduisant par d'importantes modifications d'itinéraires que ce soit sur le secteur Valentinois ou Romanais, accompagnées d'une évolution de la grille tarifaire. Ces changements concernent notamment le remaniement des lignes Cité, la desserte d'Étoile-sur-Rhône par le prolongement au Sud de la ligne 9 dont la section Nord est intégralement reprise par la ligne 14.
À l'été , la ligne Cité 1 devient la première ligne à être totalement équipée de véhicules électriques avec la mise en service de 12 nouveaux Heuliez GX Linium ELEC. Son parcours est également prolongé à la rentrée vers le site de l'Épervière. En 2024, le prolongement sera ensuite supprimé pour créer la nouvelle ligne C1, et la ligne 7 sera prolongée à l'Épervière.
À la rentrée 2024, le réseau connaît donc sa deuxième grande restructuration. Celle-ci se traduit par des modifications des lignes, au niveau des itinéraires mais également de l'indiçage : une nouvelle identité visuelle pour le réseau, ainsi que de nouveaux tarifs.
Le futur de Citéa Fin 2026, une navette de centre-ville sera mise en circulation, reliant la basse-ville au Pôle Bus, en passant par le palais des congrès, la basse-ville, le centre ancien et le parc Jouvet. Son tracé n'a pas encore été dévoilé, mais l'on sait qu'elle sera gratuite, financée par Valence Romans Mobilités. Elle sera exploitée avec des Bolloré Bluebus 6, des minibus de 6m, 100 % électriques.
Dans un avenir proche, il est prévu le déploiement sur la ligne C1 d'un matériel appelé "Trambus", il s'agit de bus articulé à haut niveau de service. Ces 14 nouveaux véhicules seront entièrement électriques, et articulés. Ils viendront augmenter l'offre sur cette ligne à très forte fréquentation (presque un tiers des voyages annuels).
Le matériel utilisé sera des Irizar Ie Tram 18, un BHNS de 18m, avec une face avant arrondie, idée reprise des tramways (d'où le nom "Trambus"). La ligne C1 deviendra Connect, car elle connectera 3 pôles de correspondance : VALENCE Pôle Briffaut, VALENCE Pôle Bus et VALENCE Sud (nouveau pôle).
La mise en service de la ligne avec ce matériel est prévue pour commencer en septembre 2027. Des travaux conséquents (aménagement des stations) seront cependant à faire afin que les véhicules articulés puissent passer sur l'ensemble de la ligne. Un nouveau pôle nommé Valence Sud sera créé. Il sera le nouveau terminus de la ligne, près du péage de la sortie sud de l'A7. Il accueillera un parking relais, et entrera en service début 2028. Un terminus provisoire sera donc mis en place à Victor Hugo avant la fin des travaux de VALENCE Sud.
Sinon, le réseau Citéa va continuer de se développer, avec une offre accrue, une augmentation des kilomètres parcourus, de la fréquentation, et une meilleure desserte des zones périurbaines. L'élargissement des horaires serait un point important à aborder avec la population, car pour un réseau de la taille de Valence, l'offre, surtout en soirée, est très limitée. On peut le comprendre en observant la très faible fréquentation des derniers trajets. Cependant, la faible fréquentation peut être due au fait que les habitants savent que les bus s'arrêtent relativement tôt.
Mais il faut tout de même noter un léger progrès avec une dernière correspondance au Pôle Bus à 20h30 sur la plupart des lignes, et une ligne InterCitéa s'arrêtant à 22h30 au plus tard, en semaine.
Le réseau avant la rentrée 2018