Jean-Claude Servais, également connu sous le nom Servais ou encore le pseudonyme Jicé, né le à Liège, est un auteur de bande dessinée belge francophone.
Il est notamment connu pour sa série Tendre Violette, publiée depuis 1979 et qui lui a valu le Grand Prix Saint-Michel en 1982. Il est l'auteur d'une cinquantaine d'albums.
Biographie vignette|droite|redresse=1.25|Fresque Tendre Violette à Louvain-la-Neuve. Enfance Jean-Claude Servais naît le à Liège.. Il est issus de parents gaumais : son père, ingénieur-technicien., étant originaire de Tintigny et sa mère de Jamoigne.. La famille demeure à Embourg, où le père travaille.. Il grandit entouré de quatre sœurs et de nombreuses cousines... Durant toute son enfance il passe ses week-ends et ses vacances chez ses grands-parents à Jamoigne.. Dès l'enfance la volonté de raconter des histoires se manifeste. Il réalise des dessins qui se suivent. Il lit Bernard Prince dessiné par Hermann pour lequel il vouera une grande admiration., et Jerry Spring dont le créateur Jijé l'inspirera fortement. Débuts Après des humanités à l’athénée de Chênée, il effectue ses études à l'Institut Saint-Luc de Liège dans la section arts graphiques de 1974 à 1976. Après ses études, il quitte Liège pour rejoindre sa grand-mère, à Jamoigne et y installer son atelier. Dès 1975, sous le pseudonyme de Jicé , il publie ses premières planches dans la rubrique Carte blanche du journal Spirou.. Il poursuit cette collaboration avec trois épisodes de Ronny Jackson, scénarisés par Jean-Marie Brouyère., puis prépare en 1977 deux Belles Histoires de l'Oncle Paul, signées cette fois Gil Verse et scénarisées par Octave Joly ; ces deux récits ne seront cependant pas publiés. En 1977, Jean-Claude Servais collabore aussi avec le Journal de Tintin.. Il y conçoit une série d'histoires authentiques sur des scénarios de Bom et d'Yves Duval. En 1978, il illustre quelques pages dans le fanzine Oufti, avant d'accomplir son service militaire à Stockem. Années 1980 Lorsqu'il fait la connaissance de Gérard Dewamme, il élabore avec lui la série Tendre Violette dont les premiers épisodes paraissent à partir de 1979 dans le mensuel (À suivre). édité par Casterman. Seul, il réalise l'album Iriacynthe, paru en 1982 et pour Tintin, se consacre à une série d'histoires sur les thèmes de la magie et de la sorcellerie., qui seront reprises dans l'album La Tchalette aux éditions du Lombard en 1982. En auteur complet et toujours pour Tintin, il livre le roman graphique Isabelle. en 1983. Cette histoire d'amour impossible entre un troubadour et la fille d'un seigneur est publiée en album l'année suivante aux mêmes éditions.. Toujours en 1983, il signe le Manifeste pour la culture wallonne.
La collaboration avec Gérard Dewamme est très fructueuse durant les années 1980 : outre les suites de Tendre Violette, Jean-Claude Servais conçoit avec lui Les Saisons de la vie, trois ouvrages parus aux éditions du Lombard en 1985 et 1986 dont il assure l'illustration, et Les Voyages clos - Montagne Fleurie, un récit publié dans Circus en 1988. C'est l'histoire de Lionel Tardieu, un riche colon qui quitte Saïgon en 1930 pour succéder à son défunt père en France. Il y épouse la jeune femme que convoitait son propre fils, mais ce mariage ne lui fait pas oublier Montagne Fleurie, une enfant pour laquelle il s'était pris d'affection en Indochine. Ce huis clos familial fait l'objet d'une campagne de financement participatif réussie sur Ulule, menée par BD Must en ..
Servais réalise seul les douze récits courts connaissant une prépublication dans la revue (À suivre), recueillis dans L'Almanach chez l'éditeur tournaisien en 1988.. L'œuvre prend la forme d'un sombre almanach reliant douze histoires, une par mois. Dans un décor rural aux frontières de l'irréel, les vies des différents personnages s'y trouvent inévitablement bouleversées par des forces mystiques.. Une réédition en couleurs dues à Raives sort en sous le titre Les Diaboliques. en 2006. Les éditions Dupuis publient une réédition à la pagination augmentée surtitrée Histoire de JC Servais en noir et blanc en 2019..
En 1989, avec le chanteur Julos Beaucarne, Jean-Claude Servais entreprend une longue quête onirique intitulée L'Appel de madame la Baronne. qui paraît uniquement en album chez Casterman. Années 1990 - 2000 Servais réalise seul pour la même revue le one-shot La Petite Reine., publié dans la collection « Les Romans (A suivre) » en 1992, puis en couleurs dues à Raives en 2004 et à nouveau en noir et blanc aux éditions Dupuis en 2020..
En 1992 est réalisé le premier tome de Lova pour la collection « Aire libre » de l'éditeur de Marcinelle. Dans la foulée, il publie le second volume l'année suivante. Ces deux ouvrages qui bénéficient d'une mise en couleur d'Émile Jadoul sont réunis dans une intégrale en 2000.. Chez Hélyode paraît Pour l'amour de Guenièvre consacré au personnage de Merlin l'Enchanteur, dont le cycle fut amorcé dans Je bouquine. À partir de 1994, pour la collection « Repérages », Servais réalise La Mémoire des arbres, une suite d'histoires en deux tomes où la nature est très présente. Pour le premier diptyque intitulé : La Hache et le fusil (2004), il est assisté à l'écriture par Gérard Frippiat et Jean-Claude Bissot. S'ensuivront : Les Seins de café (1995-1996), La Belle Coquetière (1997), La Lettre froissée (1999-2000). Le dernier diptyque intitulé : Le Tempérament de Marilou voit sortir sa première partie en 2003.. Cet album met en scène une jeune femme marginale qui choisit de se stabiliser en se mariant avec le propriétaire d'un bar situé sur la frontière franco-belge. L'intrigue relève du genre policier inspirée d'un roman des années 1940.. Il y instille un climat à la Simenon.. À travers ce récit, l'auteur gaumais propose un nouveau portrait féminin s'inscrivant dans la lignée de ses thématiques habituelles. Les de la série La Mémoire des arbres seront réunis en d'intégrales (2008-2009). En 1998, il publie, toujours aux éditions Dupuis, l'album autoconclusif intitulé : Fanchon, où le personnage éponyme n'apparaît qu'en filigrane, à travers les souvenirs des hommes ayant marqué sa jeunesse. Dans ce récit contemporain, l'auteur introduit des éléments autobiographiques révélés dans Fanchon, le dossier et aborde le thème de la crise de la quarantaine... Avec le nouveau diptyque Déesse blanche, déesse noire. (« Aire libre », 2001-2002), Servais propose de suivre la destinée de Maud et Vanessa, nées le même jour dans le même hôpital sur lesquelles, pendant la même nuit, se penchent sur la couveuse respectivement un lutin et une sorcière. Servais prend Torgny pour lieu de l'action de son nouveau diptyque L'Assassin qui parle aux oiseaux. Il donne lieu à une traduction en gaumais en 2005.. Cette histoire relate la difficile réinsertion de Blaise Van Hoppen, libéré après douze ans de prison.. Confronté à l'hostilité de son village qui ne voit en lui que le criminel d'autrefois, il tente de se reconstruire en trouvant refuge auprès de la nature et des oiseaux, ses plus fidèles alliés. Un récit conçu comme une véritable ode à la nature., une des thématiques principales de l'ouvrage étant l'ornithologie. Le second volet paraît en 2006. Ces deux tomes étant réunis en intégrale toujours dans la collection « Aire libre » en 2013..
Il propose un nouveau récit autoconclusif Le Jardin des glaces qui traite de la tectonique des plaques et des dérèglements liés au réchauffement climatique via son personnage le climatologue Arnold Francart en 2008... L'année suivante, il s'attèle au diptyque consacré à l'abbaye d'Orval pour lequel il dit s'être inspiré des textes de la volumineuse histoire d'Orval écrite par le père GrégoireLe père Grégoire, né Paul-Christian Grégoire, qui vit dans la région de Nancy, est devenu le spécialiste historique de l'abbaye d'Orval... Années 2010 En 2011, il réalise Le Dernier Brame tournant sur le cri d'amour du cerf, qu'il campe dans le décor des forêts avoisinant le château de Laclaireau.. Il y instaure un parallélisme sur le plan humain avec un écrivain célèbre au pouvoir dominant sur ses conquêtes endossant le rôle de pervers manipulateur. Une musique, œuvre de Yves Meerschaert et Thomas Noël, est inspirée de la bande dessinée.. Servais revient sur le personnage de Godefroy de Bouillon et la création d'un mythe auquel il mêle une histoire d’amour de jeunesse amorcé dans la Belgique contemporaine.. Deux volumes paraissent sous le titre Godefroid de Bouillon en 2012-2013 aux éditions Dupuis. L'intégrale de 2025 contient un dossier sur les motifs du départ en croisade signé Claude Rappé.. Ensuite, toujours chez le même éditeur, Servais lance Les Chemins de Compostelle. Cette série prévue en . ou . se conclut à la fin du premier cycle au , chacun suivant un personnage en quête d’aventures, publiés de 2014 à 2017.. Portée par quatre protagonistes, cette saga conjugue patrimoine, relations humaines et énigmes policières.. Le second tome intitulé L'Ankou, le diable et la novice (2015) se situe en grande partie en Bretagne, une région qui selon lui a beaucoup de points communs avec les Ardennes belges.. Ainsi, après une étape troublante et alchimique à la cathédrale de Chartres pour le duo belgo-suisse formé par Blanche et Alexandre, les personnages se retrouveront tous en Seine-Maritime, aux côtés de Céline et d'Angelo (alias Dominique). Le récit se termine à Chinon dans Le Vampire de Bretagne. En 2018, il propose Le Chalet bleu, un conte à teneur philosophique qui traite de la place de la femme dans la société... Cet ouvrage est un mariage entre les contes de Grimm et les âges de la vie. L'année suivante, il réalise Le Fils de l'ours, où il prend pour décor la forêt vosgienne.. Il développe son récit se basant sur la légende alsacienne de sainte Richarde qui fonda le couvent d'Andlau sur la dépouille d'un ourson.
Années 2020 Jean-Claude Servais propose le premier volet du dyptique Le Loup m'a dit en 2020, année qui compte pour la de sa carrière.. À cette occasion une exposition rétrospective est montée par la galerie Huberty et Breyne à Bruxelles. Cette dernière devenant numérique suite aux problèmes de confinement consécutifs à la Covid-19. Le jour de son , il livre le dénouement d'un ouvrage engagé qui, guidé par la figure du loup, explore la crise climatique et la protection de l'environnement à travers la question sensible des éoliennes.. L'ouvrage étant préfacé par l'animateur et militant écologiste Félicien Bogaerts.. Servais enrichit la collection « Aire libre » avec le roman graphique Bellem prenant pour cadre le château de Reinhardstein en 2022.. L'année suivante, il sort dans les bacs des libraires le premier volet de La Faune symbolique : Renard Rusé. publié aux éditions Dupuis. Il enchaîne avec le second volet Le Roi cerf au mois d'octobre suivant.. Le Corbeau, la corneille et la colombe., vient à paraître en 2025. Ce troisième volet se distingue par une nouveauté inédite : il s'achève sur un poème d'Edgar Allan Poe dédié au célèbre corbeauEdgar Allan Poe a écrit le poème Le Corbeau... La même année, la maison d'édition BD Must réunit divers récits sous le titre Les Inédits de J.C. ServaisCertains récits de cet album ont été publiés dans Les Grandes Victoires de l'énergie édité par Publiart en 1981, dans Ronny Jackson publié par les microéditeurs Éditions Points Image et La Boutique du Bédéphage en 1998, et dans Histoires authentiques et fantastiques aux Éditions Point Image JVDH en 2006... Une exposition rétrospective lui est consacrée à Bruxelles en 2026..
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