Philippe Boucher, né le à Lunéville et mort le à ParisRelevé des fichiers de l'Insee, est un journaliste et haut fonctionnaire français.

Biographie Licencié en droit public, Philippe Boucher est attaché à la direction de la Société française de banque quand il entre au journal Le Monde en 1970. Chef-adjoint (1973-1976) puis chef (1976-1978) du service des informations générales, il est éditorialiste entre 1978 et 1985 puis chroniqueur entre 1985 et 1991.

Alerté par deux informaticiens travaillant au ministère de l'Intérieur, il publie, le dans le journal : "SAFARI" ou la chasse aux Français. Le Système automatisé pour les fichiers administratifs et le répertoire des individus, d'acronyme SAFARI , était un projet visant à réunir sur un identifiant unique, le Numéro National d'Identité (NNI) géré par l'INSEE, un maximum des fichiers de personnes créés et utilisés par les différentes administrations : état-civil, impôts, sécurité sociale, allocations familiales, ANPE, etc. Cet article qui allait faire le tour du monde a déclenché en France tout une série de débats et rapports. Ils aboutiront à la loi de 1978 dite Informatique et liberté.

Le Monde écrit en 2014 : « Le jour où... « Le Monde » choisit de torpiller Giscard », Raphaëlle Bacqué, Le Monde, 25 juillet 2014

Le , Philippe Boucher est nommé conseiller d'État au tour extérieurDécrets du 13 juin 1991 portant nomination (Conseil d'État) , par la volonté du président de la République François Mitterrand, avec lequel il avait noué des relations amicales dès avant l'accession de celui-ci à la présidence de République.

Dans son livre Presse et pouvoir : chronique d'un divorce impossibleÉditions First-Gründ, 2011, Philippe Reinhard écrit, au sujet de l'affaire des diamants : .

En 2014, dans une enquête intitulée « Le jour où... Le Monde choisit de torpiller Giscard », Raphaelle Bacqué revenant également sur l'affaire telle qu'elle fut vécue à l'intérieur du journal le Monde, évoque l'aspect très politique de son exploitation. Son enquête mentionne notamment l'hostilité générale des journalistes du Monde à Giscard d'Estaing et leur proximité avec l'opposition. Elle indique aussi les débats internes entre ceux, tel le chef du service politique, Raymond Barillon, qui sont circonspects et réticents à reprendre les révélations du Canard enchaîné et ceux, tel Philippe Boucher, , qui veulent pousser l'affaire en l'amalgamant notamment avec des révélations mentionnées par Minute sur un permis de construire obtenu par Raymond Barre et des informations sur le patrimoine en Afrique de cousins de Giscard. Philippe Boucher reconnaîtra en 2014 avoir eu la dent un peu dure dans l'exploitation de cette histoire.

Philippe Boucher prend sa retraite le Décret du 23 février 2006 portant admission à la retraite (Conseil d'État) .

Sa tombe est au Cimetière Notre-Dame de Versailles.

Publications Philippe Boucher est l'auteur d'un essai paru en 1978, intitulé Le Ghetto judiciaire, pouvoir et justice, et coauteur en 1988 de La France des libertés. Il a également publié en 1994 un recueil intitulé Journal d'un amateur - Chroniques, 1985-1988.

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