Pierre-François Charrel, né le à Frontonas (généralité de Grenoble, actuel département de l'Isère), mort le à Constance (Allemagne, land de Bade-Wurtemberg), est un homme politique de la Révolution française et du Consulat.

Entre 1792 et 1803, il est député de l'Isère à la Convention nationale, où il vote la mort de Louis XVI, au Conseil des Cinq-Cents puis au Corps législatif.

Biographie

Pierre-François Charrel est homme de loi dans le Dauphiné lorsqu'il se rallie en 1789 aux principes révolutionnaires. Il est alors membre du District de la Tour-du-Pin.

Mandat à la Convention En , Pierre-François Charrel, alors membre du directoire du district de La-Tour-du-Pin, est élu député suppléant du département de l'Isère, le premier sur trois, à la Convention nationale. Il est appelé à siéger dès le début de la session à la faveur du désistement d'Edmond Dubois-Crancé, élu député des Ardennes et de l'Isère et ayant opté pour le premier.

Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat : Citoyens, vous avez rejeté l'ajournement ; vous avez fait une grande faute : vous auriez instruits beaucoup de membres qui sont restés dans l'incertitude ; mais pour moi Marat, est assez prévenu pour que je dise oui.Le , Marat le dénonce en retour, dans son journal, comme membre de la « faction des hommes d’État ». Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.

Mandat aux Cinq-Cents Sous le Directoire, Pierre-François Charrel est réélu député de l'Isère et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le prairial an V (le ). Il y est réélu député lors des élections législatives de 1799.

Mandat au Corps législatif Pierre-François Charrel adhère au coup d'État du 18 brumaire. Il est nommé par le Sénat conservateur au Corps législatif, toujours en tant que représentant de l'Isère. Il quitte son poste en 1803 et rentre alors dans la vie privée, devenant juge au tribunal civil de Bourgoin.

Lors de la Seconde Restauration, Pierre-François Charrel est frappé par la loi du 12 janvier 1816 bannissant de France les régicides ayant adhéré à l'Acte additionnel durant les Cent-Jours.

Il est contraint de fuir à Constance, où il meurt un an plus tard dans la misère.

Annexes Bibliographie

Adolphe Rochas, Biographie du Dauphiné, Tome I, Paris, Charavay, 1856

Articles connexes Convention nationale Conseil des Cinq-Cents Corps législatif (Consulat et Premier Empire)

Lien externe

Notes et références

Catégorie:Député de l'Isère Catégorie:Naissance en mars 1756 Catégorie:Décès en août 1817 Catégorie:Décès à Constance Catégorie:Décès à 61 ans Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Conventionnel régicide Catégorie:Membre du Conseil des Cinq-Cents