La classe Bretagne est une classe de trois cuirassés de type super-dreadnoughts construits pour la marine française durant la Première Guerre mondiale. Une quatrième unité est commandée par la marine grecque, mais sa construction est suspendue à la fin de la guerre. Les trois navires construits portent les noms de provinces françaises.
Origine La classe Bretagne est issue de la loi-programme du . Le texte était ambitieux car il visait à doter la flotte de vingt-huit cuirassés, dix éclaireurs d’escadre, cinquante-deux torpilleurs dits de « haute-mer », dix bâtiments pour divisions lointaines et quatre-vingt quatorze sous-marins.
À l'époque du vote de la loi, la France dispose d'une flotte de cuirassés non négligeable (dont douze cuirassés modernes : deux « classe République » ; quatre « classe Liberté » ; et six « classe Danton »), mais qui compte aussi des navires totalement dépassés, dont ceux issus programme naval de 1890, dit flotte d'échantillons. Ce programme avait le tort de fixer uniquement la composition de l'artillerie principale, la vitesse minimale et le déplacement maximal de . Le reste était laissé à l'imagination des ingénieurs des chantiers de construction, ce qui a donné des bâtiments n'ayant pas la même coupe, la même motorisation, le même calibre d'artillerie secondaire, le même compartimentage ou le même cuirassement.
Cette absence de normes avait des conséquences désastreuses en termes d'entretien, d'approvisionnement ou même en ordre de bataille, avec des bâtiments parfois très différents, mais qui avaient en commun une mauvaise protection de la zone en dessous de la ligne de flottaison. Ainsi, le Bouvet, issu du programme de 1890 chavirera et coulera en moins d'une minute, emportant la majeure partie de son équipage de 700 personnes, après avoir touché une mine dans le détroit des Dardanelles le à l'occasion de la bataille du même nom.
Cette flotte de cuirassés est donc assez disparate et est surtout quasiment rendue obsolète par l'entrée en service du britannique en 1906.
La France réagit tardivement à cette révolution, qui a conduit à une course à l'armement entre la Grande-Bretagne et le Reich Allemand, et ce n'est qu'à l'occasion du programme naval de 1910 que la première classe de Dreadnoughts français est programmée, avec la classe Courbet, qui sera suivie par la Classe Bretagne, dont sont issues la Bretagne, la Provence et la Lorraine.
Le pays est toutefois handicapé par le manque de cale de construction de longueur suffisantes, les bassins Vauban de Toulon ne seront terminés qu'en 1927. Les ingénieurs seront obligés de reprendre les dimensions par les trois unités classe Bretagne, en reproduisant les coques des Classe Courbet, en vue de remplacer le , le , et la Liberté. Cela conduit à des bâtiments de même dimension que ceux de la classe Courbet, mais leur armement est plus lourd, grâce à la puissance de dix canons de en tourelles duoubles. Deux tourelles tirant vers l'avant, deux vers l'arrière, et une au milieu, tirant des deux côtés.
Navires de la classe Nom du navire Pays Chantier Quille posée Lancement Armement Destin Bretagne Arsenal de Brest Coulé à Mers el Kébir le 3 juillet 1940 par la Royal Navy causant la mort de près de 1000 marins. Provence Arsenal de Lorient. Endommagé à Mers el Kébir, il sera coulé le 27 novembre 1942.lors du sabordage de la flotte. Epave relevée en 1943 et ferraillée en 1948. Lorraine Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire Interné par les Britanniques à Alexandrie en juillet 1940. Reprend la lutte aux côtés des alliés en 1943 puis participe le au débarquement de Provence en août 1944.. Démoli en 1954 Basileus Konstantinos Ateliers et Chantiers de la Loire Construction cessée à la fin de la guerre
Notes et références
Bibliographie
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Voir aussi
Articles connexes Liste des cuirassés français Histoire de la marine française depuis 1789
Liens externes Les cuirassés d'escadre de la classe Bretagne Bâtiment Bretagne
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Catégorie:Classe de cuirassé de la Marine française