La Tronche est une commune française, limitrophe de Grenoble, située dans le département de l'Isère et la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Au cours du , sous l'impulsion de la forte croissance urbaine de Grenoble, des hôpitaux, civil et militaire, furent installés le long de la route nationale 90, puis le CHU Grenoble-Alpes.
L'urbanisation de la commune s'est poursuivie à un rythme soutenu depuis les années 1950 pour atteindre au avec une densité de . La plupart des grandes propriétés ont été morcelées, et des immeubles collectifs ont vu le jour dans les quartiers Doyen-Gosse ou de La Carronnerie. Depuis le début des années 2000, les noyaux villageois des quartiers de la Petite Tronche et de la Grande Tronche, constitués de maisons de ville anciennes et vétustes, font l'objet d'une opération de réhabilitation.
Les habitants de La Tronche sont dénommées les Tronchois et les TronchoisesSite habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 7 avril 2019..
Géographie vignette|280 px|Depuis le fort du Saint-Eynard, vue plongeante sur La Tronche et Grenoble. vignette|280 px|Plan de la Tronche et des communes voisines.
Communes limitrophes
Situation et description Petite ville se présentant sous la forme d'une annexe résidentielle de Grenoble, dont elle est séparée par la boucle de l'Isère, la commune se compose primitivement de hameaux dispersés, selon une configuration typique de la vallée du Grésivaudan, au pied du mont Rachais (, point culminant de la commune) et des contreforts du mont Saint-Eynard (massif de la Chartreuse). Cette position abritée des vents du nord qui balaient ordinairement la ville de Grenoble est à l'origine d'un microclimat qui a valu à la commune sa réputation de Petit Nice. Cette clémence est soulignée par la présence, sur les flancs du mont Jalla et du mont Rachais, de plantes méridionales qui se développent facilement. La commune est établie dans une combe de terre noire., terre argilo-marneuse affleurant sur les pentes orientales du Grésivaudan, très fertiles pour l'agriculture.
Cette situation privilégiée d'une . attira dès le la haute société dauphinoise, qui venait passer l'été dans de grands domaines de plaisance, quittant les étroits hôtels particuliers de la vieille ville parlementaire engoncée dans ses remparts. Au cours du , la bourgeoisie industrielle prit le relais (familles Teisseire, Viallet, Papet, Cartier-Millon), faisant bâtir de belles villas noyées dans des parcs de verdure (la commune conserve un grand nombre d'arbres remarquables, notamment des cèdres bicentenaires), ainsi que sur la commune voisine de Corenc-Montfleury (famille Balthazar, les Bouchayer au château de la Condamine).
C'est aussi à cette époque que s'implantèrent de nombreuses communautés religieuses : les Petites Sœurs des pauvres, sur un terrain en bordure de l'Isère, grâce à la générosité du général Yermoloff ; les Sœurs de la Providence au mas Saint-Germain ; le carmel de Grenoble, chemin de Saint-Ferjus puis à leur retour dans les années 1920 chemin du Pont-Prouiller, dans l'ancienne propriété Eymard-Duvernay ; ou encore l'Étoile du Rachais, Grande-Rue. Au début du s'installèrent également, en bordure de la commune, le petit séminaire du Rondeau (1908), dans l'ancien couvent de Montfleury, puis le grand séminaire (1925), dans le prolongement du parc de la villa des Ombrages, résidence d'été des évêques de Grenoble.
Communes limitrophes La commune est séparée de Grenoble (), préfecture de l'Isère et principale ville du département de l’Isère, par la boucle de l'Isère qui enserre le quartier grenoblois de l'Île-Verte. Au sud, les méandres de l'Isère séparent encore la commune de la plaine de Saint-Martin-d'Hères (), où est implanté depuis les années 1960 le campus principal de l'université de Grenoble. Prolongement d'une même agglomération résidentielle, le chemin de la Carronnerie marque la limite avec Meylan (), tandis que le torrent du Charmeyran la sépare du quartier de Montfleury, dépendant de la commune de Corenc (). Enfin, le mont Rachais, longue échine nord-sud terminant le massif de la Chartreuse, et prolongé par le mont Jalla dominant l'Isère et qui porte les fortifications de la Bastille, marque la frontière avec Saint-Martin-le-Vinoux () et Quaix-en-Chartreuse ().
Géologie Le massif de la Chartreuse se termine vers le sud au niveau des communes de la Tronche, Grenoble et Saint-Martin-le-Vinoux par le promontoire du chaînon du mont Rachais, du mont Jalla et de la Bastille qui s'abaisse jusqu'à l'Isère à la porte de France. Cette échine rocheuse, dont l'ossature est constituée par la barre des calcaires tithoniques, plonge, monoclinalement dans son ensemble, en moyenne de vers le nord-ouestsite Geol-Alp, page "La structure de l'extrémité méridionale du massif de la Chartreuse aux abords de Grenoble et son prolongement en Vercors, consulté le 8 avril 2019.
La partie haute de la commune est située sur les pentes de cet ensemble rocheux, alors que la partie basse repose sur les alluvions déposés par l'Isère et le cône de déjection du torrent du Charmeyran qui traverse le quartier de la Grande Tronche avant de rejoindre le secteur des sablons qui marque bien cette zone alluvionnaire par son appellation.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Versoud à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Hydrographie vignette|Le Charmeyran dans le secteur du chemin Duhamel. Le territoire de la commune est délimité au sud par l'Isère, un des principaux affluents du Rhône qui la sépare de Grenoble (quartier de l'Île verte) et de Saint-Martin-d'Hères.
Un ruisseau descend de la montagne depuis le mont Rachais pour traverser la commune et rejoindre l'Isère à la hauteur du quartier des Sablons. Il s'agit du torrent du Charmeyran d'une longueur de .. Le cône de déjection de ce torrent recouvre la plus grande partie du territoire de la commune de La Tronche et plus particulièrement le secteur de la Grande Tronche et des Sablons où se situe le site de l'hôpital Albert-Michallon.
Ce torrent a connu de nombreuses crues torrentielles, les plus notables s'étant produites en 1913, 1923, 1951, 1955, 1968 et 1971..
Urbanisme Typologie Au , La Tronche est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de GrenobleUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Grenoble, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (44,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (43,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,4 %), zones urbanisées (33,9 %), zones agricoles hétérogènes (10,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (6,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine La plaine alluviale de l'Isère est densément peuplée et urbanisée avec une importante emprise du centre hospitalier, d'une part, et du cimetière des Sablons, d'autre part. Les quartiers anciens se trouvent au pied des coteaux, le tissu urbain devient beaucoup moins dense dès que l'on gagne les pentes. Sur les hauteurs, la vigne et les pâturages ont laissé place aux arbres, la forêt couvre tout le nord de La Tronche (forêt domaniale de La Tronche).
Hameaux, quartiers, lieux-dits et écarts Voici, ci-dessous, la liste complète des hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux de la commune de La Tronche, présentés selon un axe nord-sud et selon les références du « Plan de Ville » fourni par la mairie et l'office de tourisme local aux visiteurs. Chantermerle Pelletière Maubec le Gorget la Vierge Noire Pierre Mode la Bergerie la Pinotte les Gouriots Bellevue la Grande Tronche la Petite Tronche la Carronnerie le Sablon
Voies de communication et transports Voies de communication Principales routes Le territoire communal est traversé depuis Grenoble par l'ancienne RN 90, déclassée en RD1090. Celle-ci permet de rejoindre le Grésivaudan et ses communes (Meylan, Saint-Ismier, Crolles et Le Touvet) ainsi que l'autoroute A41 à la limite du territoire communal de la commune voisine de Meylan. Cette autoroute permet de relier Grenoble à Genève par Chambéry et Annecy en permettant de rejoindre la commune de la Tronche et le CHU. à (demi-échangeur sens Nord → Sud)
Routes secondaires Le territoire communal est également traversé par d'autres routes départementales d'importance locale :