Michel Bouillot né à Chalon-sur-Saône le État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970 et mort à Cluny le est peintre, sculpteur et historien français.

Il est connu comme étant un érudit spécialiste de la Bourgogne-du-Sud, notamment son « petit patrimoine » et ses églises romanesFossat Guy, « Introduction aux publications de Michel Bouillot », Annales de l'Académie de Mâcon, tome 2, travaux 2008, et seq..

Biographie En 1947, Michel Bouillot intégra l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris où il fréquenta les ateliers de peinture et d'architecture. De retour en Bourgogne, il suivit une formation de tailleur de pierre à Beaune et y obtint son CAP.

Avant de passer au petit séminaire de Rimont près de Buxy (où il enseigna), au lycée Frédéric Ozanam de Mâcon et au pensionnat Sainte-Marie de Saint-Didier-sur-Chalaronne, Michel Bouillot enseigna à Lugny, auprès de la communauté éducative rassemblée dès la fin de la guerre autour du père Joseph Robert, curé-archiprêtre du lieuSupérieur de la communauté de prêtres de Lugny qui, outre deux œuvres aujourd'hui visibles en l'église de Lugny, commanda également à l'artiste une fresque qui orna l'une des pièces de la cure de Lugny, réalisée sur le thème de la Nativité (peinture murale disparue lors d'aménagements ultérieurs). Source : Marie-Aude Poisson, « Michel Bouillot, l'Émerveilleur. Images Sacrées. », Éditions Doyen, Chevagny-sur-Guye, 2021 . ; il y commença sa carrière et y fut pendant plusieurs années professeur de dessin et surveillant d'internat : , se souvient un ancien élève de l'école privée de LugnyTémoignage d'un ancien élève de l'école privée de Lugny rapporté dans : Sur les pas de Michel Bouillot : six circuits à découvrir en Bourgogne-du-Sud, livret édité par la Fédération des associations partenaires du pays d'art et d'histoire « Entre Cluny et Tournus » (FAPPAH), ..

Michel Bouillot connut parfaitement Cluny : il y fit une grande partie de sa carrière, jusqu’à ce qu’il prenne sa retraite en 1989. Il fut en effet maître d'internat au lycée La Prat's, établissement où il enseignait parallèlement le dessin. Conseiller municipal de Cluny durant trois mandats , Michel Bouillot œuvra au développement culturel et artistique de la cité à laquelle il consacra son dernier livre : Cours intérieures de Cluny, escaliers et ferronneries paru en 2004 chez JPM Éditions.

vignette|250px|right|L'une des plus anciennes œuvres conservées de Michel Bouillot : Le Christ de Saint-Damien, gouache sur bois visible en l'église Saint-Denis de Lugny (vers 1950). Michel Bouillot faisait connaître les richesses du patrimoine et la nécessité de le préserver en organisant des visites commentées et en dessinant. Des dizaines d'années durant, il utilisa le crayon, la plume et l'aquarelle, arpentant la Bourgogne du Sud, en quête du « petit patrimoine de pays » : maisons, monuments, cadoles, pigeonniers, lavoirs, calvaires, puits… Michel Bouillot emmagasina ainsi dans sa maison de Mazille plus de soixante-dix volumes de croquis et des dizaines de milliers de dessins – réalisés le plus souvent à la plume – à partir desquels il fit paraître, principalement édités par les Foyers ruraux de Saône-et-Loire, une vingtaine de livres présentant pour la plupart l'habitat rural de la Saône-et-Loire et de contrées voisines, certains traitant de thèmes particuliers tels que les lavoirs, les cadoles ou l'architecture vigneronne. Michel Bouillot est l'auteur de nombreuses œuvres visibles dans les églises du diocèse d'AutunAu sujet du volet religieux de l’œuvre artistique de Michel Bouillot, consulter : « 2007-2017: Il y a dix ans, Michel Bouillot nous quittait », article de Frédéric Lafarge paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » de , pages 20 à 23., entre autres : d'un tableau intitulé « L'Annonce de la Parole en Mâconnais » peint à Lugny vers 1950 et visible en l'église de cette communeŒuvre exécutée à la demande du chanoine Joseph Robert (1898-1987), fondateur de la communauté de prêtres de Lugny et de la structure éducative créée après-guerre en son sein (actuel groupe scolaire privé « La Source »). Tableau () restauré en 2016 et visible, depuis, dans le collatéral nord de l'église Saint-Denis de Lugny. Source : Frédéric Lafarge, Monseigneur Joseph Robert (1898-1987), Une communauté missionnaire en Mâconnais : Lugny, Les Foyers communautaires et l'Amicale des anciens élèves de l'école « La Source », Lugny, 2019 ., aux côtés d'une croix peinte inspirée du crucifix de Saint-Damien visible en la basilique Sainte-Claire d'Assise, réalisée à la même époque, alors que l’artiste était très marqué par la spiritualité franciscaine et l’iconographie romaneŒuvre installée dans le collatéral sud de l'église Saint-Denis de Lugny en (dimensions : ). Source : « Sur les pas de Michel Bouillot : six circuits à découvrir en Bourgogne-du-Sud », livret édité par la Fédération des associations partenaires du pays d'art et d'histoire « Entre Cluny et Tournus » (FAPPAH), . La restauration de cette croix monumentale, effectuée par Françoise Lagénie à l'initiative de l'association Lugny Patrimoine, est intervenue en (source : Frédéric Lafarge, Croix de Saint-Damien : une restauration menée tambour battant !, bulletin municipal de Lugny pour l'année 2019, ). ; d'une fresque, « descente de croix » saisissante…Qui serait plutôt une exaltation, une surprenante « montée aux cieux », laissant l’Homme presque nu et un moment désemparé, face au crâne du Golgotha. Toute la force d’imagination de l’artiste est là, dans ce « trompe-l’œil à l’envers », à partir de la construction d’un espace visuel autour d’un simple et habituel crucifix, sur le mur de l'église Saint-Léger de Terrans, à Terrans en 1955. d'un « polyptyque des abbés de Cluny » exposé en l'église Notre-Dame de Cluny (peint en 1983) ; d'un « triptyque de l'Adoration des Bergers » exposé en l'abbatiale Saint-Philibert de TournusProvenant de l'église Saint-Blaise de Mazille. ; d'un « triptyque du Bon Pasteur » visible au centre du chœur – meublé d’une rangée de stalles du – de l'église Saint-Laurent de RullyŒuvre exécutée tout au début des années 1970 à la demande de l'abbé Georges Bouchard, curé de Rully. Source : « L'empreinte de Michel Bouillot sur le village de Rully », article de Paul Berthier paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » (), pages 2 à 6. (noter que le tailloir de l’autel de cette église est orné de pampres de vigne peints par Michel Bouillot et qu'un tableau illustrant la révélation du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie, œuvre de Michel Bouillot, a été redécouvert en 2019 dans la chapelle du Sacré-CœurDimensions : . Source : Martine Petrini-Poli, Une découverte artistique récente : une peinture inédite de sainte Marguerite-Marie !, revue « Église d'Autun » du , page 663.) ; d'un triptyque se trouvant avec d'autres éléments de mobilier (autel...) dans le chœur de l'église de Sainte-Cécile ; de deux croix et d'un devant d'autel (faits d'un assemblage de carreaux de céramique sortis de l'atelier de l'artiste Jean-Pol Betton) installés à l'automne 2018 dans le chœur et les chapelles latérales de l'église Saint-Étienne d'AzéCérémonie d'inauguration organisée le . Source : « Deux œuvres de Michel Bouillot installées dans l'église », Le Journal de Saône-et-Loire du mardi . ; d'une peinture murale « Présentation de Jésus » ornant le fond du chœur de l'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte d'Ecuelles, exécutée en 1965.

vignette|250px|right|La sacoche en bandoulière, les manches retroussées, document en main : Michel Bouillot lors d'une visite organisée à Lugny en . Michel Bouillot était membre ou responsable de nombreuses associations et instances départementales et régionales, notamment à Maisons paysannes de France – dont il fut président départemental – et aux foyers ruraux. Il était également membre titulaire de l'Académie de Mâcon (il y fut élu le , au fauteuil ).

a écrit de lui Fernand Nicolas, directeur de la publication de la revue trimestrielle Image de Saône-et-Loire dans laquelle Michel Bouillot fit paraître une trentaine d'articlesTémoignage paru dans « Nos amis qui nous ont quittés », article de Fernand Nicolas paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » de , pages 2 et 3..

a écrit l'abbé Georges Dufour, qui intégra la communauté pastorale de Lugny en 1948 et vit débuter Michel Bouillot au sein de l'école privée fondée par cette communautéTémoignage paru dans : La Source, 1943-2013 : 70 ans d’aventure humaine, ouvrage publié en 2012 à l’initiative de l’Amicale des anciens élèves de l’école libre de Lugny..

Michel Bouillot est mort à Cluny le . Une « ruette » y porte son nomVoie publique inaugurée le (ancienne petite rue de la Barre).. Il repose dans le cimetière de Mazille auprès de l'église Saint-Blaise, tout près du hameau des Varennes où il résidait.

Michel Bouillot avait été nommé chevalier de l’ordre national du Mérite le .

Hommages vignette|240px|right|La stèle dévoilée à Mazille le , à la mémoire de l'artiste. En 2017, sous l'égide de l'Association des amis de Michel Bouillot, une trentaine d'associations de Saône-et-Loire se sont regroupées pour organiser 2017, année Michel Bouillot, projet fédérateur mis sur pied pour célébrer le de la mort de l'artisteLes thèmes ayant été : Le découvreur itinérant du patrimoine, L'art sacré, Le dessinateur pédagogue et L'artisan. Source : Fasse la main ce que cœur sait, catalogue de l'exposition proposée à l'hôtel-dieu de Cluny du au , 12 pages.. Cette commémoration a notamment donné lieu à la parution en d'un livret de 86 pages édité à l'initiative de la Fédération des associations partenaires du pays d'art et d'histoire « Entre Tournus et Cluny » (FAPPAH) et intitulé : « Sur les pas de Michel Bouillot : six circuits à découvrir en Bourgogne-du-Sud » .

Le a été dévoilée à Mazille, au lieu-dit Les Vergys, une stèle commémorative gravée à la mémoire de Michel Bouillot, représentant l'artiste et sur laquelle figure la maxime : « On ne voit bien qu'à pied »Œuvre du tailleur de pierre Philippe Griot, taillée dans un bloc de pierre provenant des carrières de Saint-Martin-Belle-Roche..

Publications Chalon des tours et des clochers, Groupe 71, Mâcon, 1985Ouvrage de 48 pages contenant 28 dessins ainsi qu'un grand dessin en double pleine page de Rancurel daté de 1573 et deux plans anciens du début du . Source : « Chalon des tours et des clochers », article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » de Noël 1985, pages 10 et 11.. L'habitat rural des origines au en Saône-et-Loire, Groupe 71, Mâcon, 1988. L'habitat rural au en Saône-et-Loire, Groupe 71, Mâcon, 1990. L'habitat rural en Charolais-Brionnais, Foyers ruraux de Saône-et-Loire, Pierreclos, 1988 . . (avec Jean Pautet), Chemins des brigands. en Mâconnais, Fédération des Œuvres laïques de Saône-et-Loire, Mâcon, 1990. (préface de Pierre Goujon). L'habitat rural dans la plaine chalonnaise, Foyers ruraux de Saône-et-Loire, Pierreclos, 1990 . L'habitat rural autour de Mâcon, Foyers ruraux de Saône-et-Loire, Pierreclos, 1991 . L'habitat rural en Bresse bourguignonne, Foyers ruraux de Saône-et-Loire, Pierreclos, 1994 . L'habitat rural en Bresse savoyarde, de la Seille à la Chalaronne, Foyers ruraux de Saône-et-Loire, Pierreclos, 1995. L'habitat rural en Autunois-Morvan, Foyers ruraux de Saône-et-Loire, Pierreclos, 1996. Architecture vigneronne dans la Côte des Maranges et le Couchois, Foyers ruraux de Saône-et-Loire, Pierreclos, 1997. . . . . . .

Distinctions

Notes et références

Annexes Bibliographie Marie-Aude Poisson, « De clocher en clocher avec Michel Bouillot », revue Images de Saône-et-Loire, , , pages 31 à 36. Marie-Aude Poisson, « Michel Bouillot, l'Émerveilleur. Images Sacrées. », Éditions Doyen, Chevagny-sur-Guye, 2021 . Frédéric Lafarge, « 2007-2017 : Il y a dix ans, Michel Bouillot nous quittait », revue Images de Saône-et-Loire, , , pages 20 à 23.