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La littérature norvégienne regroupe l'ensemble des œuvres littéraires de langue norvégienne. L'histoire de la littérature norvégienne commence avec l'Edda poétique et la poésie des scaldes des et avec des poètes tels que Bragi Boddason et Eyvindr skáldaspillir. L'implantation du christianisme vers l'an 1000 met la Norvège en contact avec l'enseignement médiéval européen, l'hagiographie et les écrits historiques. Cette combinaison avec la tradition orale locale et l'influence islandaise fleurit dans une période intensive de production littéraire à la fin du et au début du . Parmi les œuvres majeures de cette période figurent lHistoria Norwegiæ, la Þiðrekssaga et Le Miroir royal.
L'époque allant du au est considérée comme une période creuse dans la littérature nationale, bien que des écrivains d'origine norvégienne tels que Peder Claussøn Friis et Ludvig Holberg contribuent à la littérature commune du Danemark et de la Norvège. Avec l'avènement du nationalisme et la lutte pour l'indépendance au début du , la littérature nationale renaît. Au sein d'une vague de romantisme nationaliste, quatre grands écrivains apparaissent : Henrik Ibsen, Bjørnstjerne Bjørnson, Alexander Kielland et Jonas Lie. Le dramaturge Henrik Wergeland est l'auteur le plus influent de l'époque, tandis que les œuvres postérieures d'Henrik Ibsen donnent à la Norvège une place de choix dans la littérature de l'Europe occidentale.
La littérature moderniste est introduite en Norvège par les œuvres de Knut Hamsun et Sigbjørn Obstfelder dans les années 1890. Dans les premières années qui suivent la Seconde Guerre mondiale, la littérature est caractérisée par une longue série de récits biographiques ou documentaires sur des personnes qui ont été détenues par les Allemands ou qui ont participé aux efforts de résistance pendant l'occupation. Au , les écrivains norvégiens les plus connus sont les deux lauréats du prix Nobel, Knut Hamsun et Sigrid Undset. Le marché de la fiction norvégienne connaît une forte expansion à partir du milieu des années 1960, et les années 1970 voient s'accroître à la fois une politisation et une autonomisation des auteurs norvégiens. Les années 1980 sont qualifiées de « décennie du fantastique » de la littérature norvégienne.
Avant 1500 Selon Ibsen, 400 ans d'obscurité, mais la littérature norroise atteste d'une poésie orale de qualité, en vieux norrois : , kenning, liste de kennings (figures de style) Littérature en vieux-norrois.
De 1350 à 1500, le matériel écrit conservé de Norvège est pour l'essentiel constitué de registres fonciers, de livres liturgiques et de diplômes (écrits à l'origine en latin, datant du XIIe siècle également en norvégien).
Parmi les textes littéraires qui nous sont parvenus : Le Miroir royal, somme encyclopédique Hirdskraa, livre de la hird (suite, cour, maison royale) Saga (récit historico-légendaire en prose), Sagas royales, Heimskringla Saga des Skjöldungar (vers 1180) Saga légendaire de Saint Olaf et Ágrip af Nóregskonungasögum (vers 1190) Saga de Harald Fairhair (vers 1200) Fagrskinna (vers 1220) Saga des Ynglingar (vers 1225) Eddas , Edda poétique, Codex Regius Historia Norwegiæ (sans doute vers 1180)
Après l'union de Kalmar (1397-1523, Danemark-Suède-Norvège), l'union personnelle Danemark-Norvège (1523-1814) développe une culture dano-norvégienne. Une part s'affirme outremer : commerce (hareng, bois...) (en partie en opposition à la Hanse), empire colonial danois, empire colonial norvégien.
La littérature écrite, chrétienne réformée et humaniste, se fait principalement à partir du danois. (?-1522), évêque de Trondheim (archidiocèse de Nidaros) de 1510 à 1522), Missale Nidrosiense et Breviarium Nidrosiense (1519) (1490–1557), premier pasteur luthérien en Norvège, évêque de Bjørgvin Absalon Pederssøn Beyer (1528-1575), pasteur, théologien, Bergens Kapitelsbog (1552-1572) Jens Nilssøn (1538-1600), évêque, poète, humaniste Peder Claussøn Friis (1545-1614), pasteur, historien, topographe, Norske Kongers Chronica, traducteur (du vieux norrois) de Heimskringla (Saga des rois de Norvège) (1550c-1608), éducateur, écrivain, Isagoge, Flores Sapientiæ Divinæ, Piæ Precatiunculæ La période baroque est chrétienne et poétique : Anders Christensen Arrebo (1587-1637), danois, luthérien, évêque de Trondheim, poète (1610-1680), banquier, entrepreneur, conciliateur, Danmarckis oc Norgis Fructbar Herlighed (1656) (1629-1688), religieux, historien, théologien (1630-1695), historien (1630c-1678), religieux, poète, graveur, Norwegia religiosa (1661) Dorothe Engelbretsdotter (1634-1716), Siælens Sang-Offer (1678, Silence de l'âme) Petter Dass (1647c-1707), poète, La Trompette de Nordland (publié en 1739) (1649-1718), prêtre, historien, écrivain, Naadens aandelige Markets-Tiid (1680), Norges Beskrivelse (1715) (1656-1725), poète, Stolt Anne (1675-1711), poétesse
(1673-1723), fonctionnaire, exécuté, Et lycksaligt Liv (1721), En god Bonde, hans Avl og Biæring (1722) (1682-1761), poétesse, traductrice Ludvig Holberg (1684-1754), poète, essayiste, philosophe, historien, dramaturge, romancier, Niels Klim dans le monde souterrain, Peder Paars (1719-1720) (1693-1736), historien (1701-1783), fermier, poète, écrivain (1714-1777), religieux, théologien (1722-1780), historien Peter Christopher Stenerson (1723-1776)., Pensées critiques sur les vers rimés (1727-1803), poétesse Christian Braunmann Tullin (1728-1765), négociant, poète (1736-1801), religieux, topographe, chercheur, historien, poète de la pomme de terre Johan Herman Wessel (1742-1785), poète, dramaturge (1742-1790), juriste fonctionnaire, poète Johan Nordahl Brun (1745-1816), évêque, poète, dramaturge, Einer Tambeskielver (1772) (1746-1791), fonctionnaire, dramaturge, critique, éditeur, Harmonisang (1769), journal Provinzialsamlinger (1791) Edvard Storm (1749-1794), poète, prêtre, écrivain, Sinclairvisa (1752-1839), poète (1756-1821), économiste, fonctionnaire, poète, dramaturge, romancier (1758-1825), poétesse (1760-1821), religieux, poète, politique (1761-1821), religieux, poète (1762-1832), première journaliste, traductrice
La Société norvégienne (Norske Selskab, 1772-1813), réunit la plupart des écrivains de la période, dont Johan Nordahl Brun (1745-1816), Claus Frimann (1746-1829), Claus Fasting (1746-1791), Jens Zetlitz (1761-1721), etc.
Après les guerres napoléoniennes, dont la guerre de la Sixième Coalition (1813-1814) achevée par le traité de Kiel (1814), l'union personnelle des deux royaumes Suède-Norvège (1814-1905) se fait sous la direction de la maison Bernadotte (1818-1905).
Le romantisme norvégien est romanesque, poétique, folkloriste, national, nationaliste. Le nynorsk (alors landsmål) s'oppose et s'impose aux dialectes.
1800-1850 Maurits Hansen (1794-1842), romancier (roman policier) Magnus Brostrup Landstad (1802-1880), prêtre, poète, folkloriste Johan Sebastian Welhaven (1807-1873), poète, écrivain, philosophe Henrik Wergeland (1808-1845), poète, éducateur, dramaturge, essayiste, auteur engagé, défenseur de la sauvagerie nordique Peter Andreas Munch (1810-1863), historien, médiéviste, poète Andreas Munch (1811-1884), fonctionnaire, poète, écrivain Peter Christen Asbjørnsen (1812-1885), naturaliste, folkloriste Jørgen Moe (1813-1882), historien, poète (du duo "Asbjørnsen et Moe") Ivar Aasen (1813-1896), linguiste, poète, initiateur du nynorsk Nikka Vonen (1836-1933)
1850-1900 Camilla Collett (1813-1895), romancière, féministe, Amtmandens Døttre (1854-1855) Aasmund Olavsson Vinje (1818-1870), journaliste, juriste, politique, voyageur, satirique, poète lyrique, Dølen (1858-1870) Anna Magdalene Thoresen (1819-1903), dramaturge, nouvelliste (drames paysans réalistes)
Les quatre grands (De fire store) Henrik Ibsen (1828-1906), dramaturge Bjørnstjerne Bjørnson (1832-1910), nouvelliste, romancier, dramaturge, essayiste, Synnøve Solbakken (1857), Prix Nobel de littérature en 1903 Jonas Lie (1833-1908), poète, conteur, romancier, Niobé Alexander Kielland (1849-1906), romancier, dramaturge, essayiste
Écrivains ayant débuté dans les années 1880 et 1890
La période 1875-1890 passe du réalisme au naturalisme. La période 1890-1905, est néoromantique et réaliste. La période 1905-1925, également post-symboliste, est globalement , voire lutte des classes.
Amalie Skram (1846-1905), Hellemyrsfolket (1887-1898) Arne Garborg (1851-1924), romancier Hans Jæger (1854-1910), philosophe, anarchiste Gunnar Heiberg (1857-1929), journaliste, essayiste, dramaturge Knut Hamsun (1859-1952), romancier, Prix Nobel en 1920 Hans Kinck (1865-1926), nouvelliste, poète, dramaturge Sigbjørn Obstfelder (1866-1900), poète Regine Normann (1867-1939), éducatrice, nouvelliste, romancière Jappe Nilssen (1870-1931), journaliste, critique d'art
Sigrid Undset (1882-1949), prix Nobel de littérature 1928 Cora Sandel (1880-1974) Herman Wildenvey (1885-1959) Sigrid Boo (1898-1953) Hjalmar Waage (1892-1939) Tarjei Vesaas (1897-1970) Arthur Omre (1887-1967) Claes Gill (1910-1973) Jens Bjørneboe (1920-1976)
Dans les années 1980 un genre romanesque réaliste, rédigé dans un style sociologique, fait son apparition. Ce nouveau courant souhaite avant tout trancher avec l'ancien roman psychologique et bourgeois, lourd héritage légué par Hamsun, entre autres. Parmi les auteurs phares de ce courant on trouve Dag Solstad (1941-) et sa célèbre trilogie sur la seconde guerre mondiale : Svig, Krig et Brød og våpen (La trahison, La guerre et Le pain et les armes). Ce réalisme social permet à un auteur comme (1916-1990) de produire des sagas à la fois modernes et nostalgiques sur la vie des gens ordinaires comme Rundt Neste Sving (Au prochain tournant)
Les femmes ne sont pas oubliées par la littérature norvégienne. Prenant le contre-pied du réalisme social de leurs homologues masculins, Cecilie Løveid (1951 -) et (1950 -) s'attaquent à des problèmes purement féminins en utilisant le langage de la rue. L'érotisme lyrique manifesté par Løveid dans Sug (Suce) déboussole les critiques puritains d'Oslo mais lui vaut une réputation internationale. S'inscrivant dans ce même mouvement, Liv Køltzow (1945 -) explore les jeux de rôle sexuels dans la société dans son troisième roman The story of Eli. Voir aussi Bjørg Vik (1935-2018), Tove Nilsen (1952-), (1941-) et Gerd Brantenberg (1941-)
Théâtre Théâtre norvégien Dramaturges norvégiens : Henrik Ibsen (1828-1906), Jon Fosse (1959-) Pièces de théâtre norvégiennes dont Peer Gynt (1866), Hedda Gabler (1890), Solness le constructeur (1892), Quand nous nous réveillerons d'entre les morts (1899) Salles de théâtre : Nationaltheatret, Det Norske Teatret, Teatret Vårt Prix Hedda (depuis 1998)
Auteurs
Liste d'écrivains norvégiens par siècle
Écrivains norvégiens, Association des écrivains de Norvège Auteurs norvégiens de roman policier Auteurs norvégiens de littérature d'enfance et de jeunesse Théâtre : Dramaturges norvégiens Sélection d'auteurs contemporains
Œuvres Rune, pierre runique, liste de pierres runiques en Norvège Œuvres littéraires norvégiennes Romans norvégiens, Pièces de théâtre norvégiennes
(1899 et 1924) (vers 1300), adaptations en suédois/norvégien/danois médiévaux de trois romans médiévaux européens (vers 1220) Heimskringla, de Snorri Sturluson (1179-1241) Karlamagnús saga (vers 1270), Saga de Charlemagne Institutions Cercle norvégien du livre Académie norvégienne de langue et de littérature Association des écrivains de Norvège
(Lillehammer, depuis 1995) Festival Bjørnson (Molde et Nesset) (1985 et 1986) Prix littéraires en Norvège (plus de cinquante en version norvégienne) Anvil Award, , Prix Bastian, Prix Brage Prix Cappelen, Prix Dobloug, Emmausprisen, Gyldendal's Endowment Halldis Moren Vesaas Prize, Herman Wildenvey Poetry Award Mads Wiel Nygaard's Endowment, Melsom Prize