Arsène Avril de Pignerolles (° Angers - † Prague), homme politique français, député de la MayenneTranscription de son décès à Prague en Bohème dans le registre (année 1834) de la commune de Meslay-du-Maine où il résidait.
Biographie Origine Les Avril de Pignerolles sont une famille d'origine angevine qui rendit d'importants services à la tête de l'Académie d'équitation d'AngersFrançois Avril de Pignerolle est écuyer de la grande écurie du roi en 1680. .
Né le à Angers, il était royalisteArsène Avril de Pignerolles, son père, et arrière-petit-fils de François Avril de Pignerolles est né en 1745 et mort au château des Arcis à Meslay-du-Maine en 1815. Capitaine au régiment de Bourgogne-Cavalerie, il émigre au début de la Révolution française. Il eut eut le grade de colonel dans l'émigration, et revient en France en 1802, rejoignant sa femme Anne-Rosalie (1765-?). Il s’installe au Château des Arcis en 1802 jusqu’à sa mort en 1815.. La famille Avril de Pignerolles est emportée dans la tourmente de la Révolution
Résidant au château des Arcis à Meslay-du-Maine au début du , il est commandant de l’armée royale en 1815.
Carrière politique Il se fait construire un hôtel particulier entre 1825 et 1830.
Lorsque Claude-René de Berset, député de la Mayenne, eut donné sa démission, les légitimistes du département l'envoyèrent siéger à sa placeBiographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny). le . Il est élu par 98 voix contre 58, données à M. Déan de Luigné. Il remplaça aussi Jean-François de Hercé, comme maire de Laval, par ordonnance du , t. I..
Député de droite légitimiste de la Mayenne, il vote les derniers actes du règne de Charles X. Il ne fait pas partie de l'Adresse des 221.
Il est réélu au grand collège aux élections législatives de 1830 comme député ultra-royaliste. Son élection est annulée par l'ordonnance du qui déclarait la chambre dissoute.
De concert avec le préfet de la Mayenne Athanase Conen de Saint-Luc, il permit que le drapeau tricolore fût planté le , avant jour et sans cérémonies, mais donna sa démission de maire dès l'annonce de la proclamation de Louis-Philippe Ier, comme Roi des Français. Il refusa le serment au gouvernement de la Monarchie de Juillet, renonçant ainsi à son mandat de député ().
Royaliste Fidèle à Charles X, il suit le roi déchu à Prague en exil. Il prend part à la Chouannerie de 1832 visant à restaurer la branche ainée des Bourbon (complot de la duchesse de Berry), contre le gouvernement de Louis-Philippe Ier. C’est le dernier épisode de la chouannerie dans l’Ouest de la France« Deux engagements suffirent pour disperser tout ce ramassis de paysans… le premier eut lieu le , auprès du Château de la Vezouzière, en Bouère… Arsène Avril de Pignerolles, rassembla à son château des Arcis, en Meslay environ deux cents hommes dont une partie étaient fils ou domestiques de ses métayers. La campagne se borna pour lui à faire sa jonction aux débris de la bande de Pierre Gaullier au château de la Jupelière, en Maisoncelles… Les chefs de la révolte qui avaient compté sur la défection de la garde nationale dont ils avaient mal jugé l’esprit, sur la masse de la population dont ils n’avaient pas mieux apprécié les dispositions, ces chefs malencontreux venaient de s’apercevoir qu’ils avaient devancé l’ordre, en tout cas que leur soulèvement était un fait isolé" (Arch. Dép. de la Mayenne, M., minute d’un rapport préfectoral de 1832). Collectif, La Mayenne des origines à nos jours, Saint-Jean d’Angely, Bordessoules, 1984, p. 308.. Il était l'un des chefs de la division de Pierre Gaullier, plus précisément le bataillon de la division Gaullier qui était le mieux équipé et armé, t. IV.. Il reçut le premier le contre-ordre du , le transmit à Gaullier le et prévint ses hommes de ne pas bouger. Le , on lui commande de réunir ses hommes et de se porter au château du Puy à Ruillé-Froid-Fonds ; nouvel ordre, après le Combat de Chanay, de se tenir dans les bois des Garennes, non loin des Arcis. Il y était le lendemain avec 200 hommes, qui suivirent Gaullier au château de Varennes-l'Enfant où ils furent licenciés.
Suite à l'échec de l'insurrection, les chefs de l'insurrection de 1832 avaient tous disparus au centre de la région de Château-Gontier, où le colonel Achille Baraguey d'Hilliers s'établit pour activer le désarmement et saisir ceux qui ont pris part à l'insurrection. Leur tête était mise à prixLéon de la Sicotière, Frotté et les insurrections normandes, t. II, p. 272 , on saisit leurs biens, mais on ne tenait pas à les arrêter, et on les laisse sortir de France sans trop les inquiéterSociété d'archéologie et d'histoire de la Mayenne, Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne. Imprimerie de L. Moreau (Laval), 1922. p. 133. Article d'E. Queruau-Lamerie.. Comme Camille de Pontfarcy, Arsène Avril de Pignerolles, rejoint l'Allemagne, puis l'Autruche pour rejoindre Charles X.
La cour d’assises de la Mayenne (Laval), par arrêt du , condamné à la peine de mort pour acte de chouannerie les individus dont les noms suiventL'Indicateur : ou journal du commerce, de nouvelles, de littérature et d'annonces, Impr. Coudert (Bordeaux), 13 octobre 1832. : Camille de Pontfarcy René-Jacques Guays Armand Fidèle Marie Constant Rousseau de Monfrand Arsène Avril de Pignerolles Leroger, ancien capitaine trésorier au 12e régiment d’infanterie légère, domicilié à Saint-Martin de Connée Letessier, connu sous le nom de Lebrun, réfractaire Joseph Landry, âgé de 54 ans, gardien des propriétés de M. Pontfarcy. Le général Antoine Clouet, également partie à la même procédure, n’a pas été jugé avec ses co-accusés, car son dernier domicile à Laval était inconnu du parquet.
Exil Il mourut en exil à Prague, près du roi Charles X, en 1834, sans enfants d'Augustine Gohin de Montreuil. Il adopta son neveu l'officier Charles Marcel Avril de Pignerolles (né à Angers, vers 1815 - 1893 ) et lui donne le château des Arcis, et celui-ci s'adonna à sa passion, la peinturehttp://membres. lycos.fr/deferry/ferrygen/fiches/fiche12.htm#f250.
Sources
, t. I. et t. IV. Célestin Port, Dictionnaire de Maine-et-Loire, I, 174.
Sources utilisées par l'Abbé Angot Archives départementales de la Mayenne, B 555, 751. Bibliothèque de Laval, Notes de Jacques-Ambroise Duchemin de Villiers Archives nationales, MM 703, f. 57. Petit Moniteur, 1832, p. 577. Feller, I, 443. Notes de la famille Emile Moreau, Élections législatives. Liens externes
Références
Catégorie:Député de la Mayenne Catégorie:Naissance en octobre 1786 Catégorie:Naissance à Angers Catégorie:Décès en avril 1834 Catégorie:Décès à Prague Catégorie:Décès à 47 ans Catégorie:Maire de Laval (Mayenne) Catégorie:Personnalité légitimiste du XIXe siècle