Aïn Bessem, dénommée Castellum Auziens à l'époque romaine. est une commune de la Wilaya de Bouira en Algérie (). Ses habitants sont appelés Aïn-Bessemois.

Géographie Situation

La ville s’étend sur une superficie urbanisée (bâtie) de

La ville d'Aïn Bessem est implantée dans une sorte de cuvette (Bassin fermé) marquant le point d'intersection de six (06) daïras de la wilaya de Bouira.

de la daïra de Bir Ghbalou de la daïra de Sour El Ghozlane, de la daïra d'El Hachimia, de la daïra de Bouira, de la daïra de Souk El Khemis, de la daïra de Kadiria

La ville d'Aïn Bessem est située à de la capitale Alger, et à de Bouira, chef-lieu de la wilaya.

Caractérisation géographique et géologique de la commune d’Aïn Bessem, wilaya de Bouira, Algérie :

La commune d’Aïn Bessem , le chef-lieu de la daïra éponyme, est située dans la wilaya de Bouira, en Algérie, à environ au sud-est d’Alger et à à l’ouest de Bouira, chef-lieu de la wilaya. Implantée au cœur de la région centrale de l’Atlas tellien, Aïn Bessem se distingue par un relief varié, combinant des plaines fertiles, une dépression topographique et des collines de faible altitude, conférant à la commune un rôle de carrefour géographique et agricole dans la région.

1. Contexte topographique : Aïn Bessem est établie dans une cuvette topographique peu profonde, formée par une dépression naturelle au sein de la plaine des Arribs. Cette plaine, couvrant environ dans la daïra d’Aïn Bessem (incluant les communes d’Aïn Laloui et Aïn Hadjar), est caractérisée par des sols bruns méditerranéens et des sols rouges d’origine alluvial, issus de l’érosion des reliefs environnants.

La topographie relativement plane du centre de la commune facilite l’urbanisation et l’accessibilité, renforcées par un réseau routier bien développé, notamment la Route Nationale 08 (RN 08).La cuvette est entourée de collines de faible altitude, intégrées aux prolongements de l’Atlas tellien. Parmi celles-ci, on note les hauteurs de Nouadhir () et El-Maâchia () au sud et à l’est, ainsi que les monts de Nouadhir () et Manaâ () au nord. Ces reliefs modestes contrastent avec le centre plat de la commune et délimitent la plaine des Arribs, conférant à la région un cadre légèrement vallonné.

2. Contexte géologique : Le relief d’Aïn Bessem résulte de processus géologiques datant principalement du Paléogène (ère tertiaire), marqués par la formation de strates en cuvettes concentriques, modifiées par l’érosion et les mouvements tectoniques (failles). Les plaines environnantes sont constituées de dépôts alluviaux transportés par des oueds, tels que l’Oued Lakhal, situé à moins de du centre de la commune. Ces dépôts contribuent à la fertilité des sols, soutenant une activité agricole prédominante dans la région..

3. Reliefs périphériques et cadre régional : Bien que le centre d’Aïn Bessem soit relativement plat, la commune est proche de massifs montagneux plus imposants. Au nord de la wilaya de Bouira, le massif du Djurdjura culmine à plus de , tandis qu’au sud, les Bibans et d’autres reliefs marquent la transition vers les plaines du Hodna. Ces massifs, bien que distants, influencent indirectement le climat et l’hydrographie de la région. À l’échelle locale, la commune est délimitée par les monts de Dirrah à l’est, les monts de la Djurdjura à l’ouest et les monts de Zbarbar au nord, formant un cadre géographique distinct.

4. Caractéristiques climatiques et écologiquesLa présence de reliefs boisés, notamment dans la région de Sidi Yahia, qui couvre environ 10 % de la superficie de la daïra d’Aïn Bessem, contribue à un microclimat relativement humide. Ces forêts denses, situées sur des sommets parfois difficiles d’accès, favorisent un taux de pluviométrie significatif, particulièrement marqué durant les années à fortes précipitations. Le climat local est caractérisé par des automnes humides et venteux, des hivers parfois accompagnés de légères chutes de neige, et des conditions globalement propices à l’agriculture dans la plaine des Arribs.

5. Importance géographique et économiqueLa configuration topographique d’Aïn Bessem, combinant une cuvette centrale et une plaine fertile entourée de collines, en fait un carrefour naturel au sein de la wilaya de Bouira. La plaine des Arribs, s’étendant sur un vaste plateau d’environ entre les daïras de Bouira et de Berrouaghia (réparties entre les wilayas de Bouira et de Médéa), constitue une zone agricole stratégique. La connectivité routière, notamment via la RN 08, renforce l’importance économique de la commune, en facilitant les échanges commerciaux et l’accès aux marchés régionaux.

Aïn Bessem se caractérise par un relief de cuvette au sein de la plaine des Arribs, encadré par des collines modestes et intégré à la dynamique géologique de l’Atlas tellien. Sa position stratégique, ses sols fertiles et son climat favorable en font une commune clé pour l’agriculture et les échanges dans la wilaya de Bouira. Les caractéristiques topographiques et géologiques de la région, combinées à son réseau routier, soulignent son rôle de carrefour économique et géographique au centre de l’Algérie.

Climat La commune d’Aïn Bessem, située dans la wilaya de Bouira en Algérie, se caractérise par un climat méditerranéen à tendance semi-aride, marqué par une variabilité climatique significative. Selon les données de la station météorologique d’Aïn Bessem (Météo Algérie, 2020), la pluviométrie moyenne annuelle s’élève à environ . Les précipitations, souvent irrégulières, se manifestent sous forme de pluies modérées, de chutes de neige occasionnelles en altitude ou d’épisodes d’averses intenses. La saison pluvieuse s’étend généralement d’octobre à mai, avec des pics observés en novembre-décembre et mars-avril. Cette forte variabilité interannuelle, caractéristique des climats méditerranéens, entraîne des fluctuations importantes des régimes pluviométriques (Djellouli, 2015).

Les étés à Aïn Bessem sont chauds et secs, sous l’influence de vents desséchants tels que le Chergui et le Sirocco, qui provoquent des températures élevées, avec une moyenne mensuelle de en août. Un record historique de a été enregistré en 1964 (Archives communales d’Aïn Bessem). En hiver, les températures peuvent chuter considérablement, atteignant un minimum record de en 1925 (Archives communales). La faible hygrométrie et l’intense évaporation estivale accentuent les conditions de sécheresse, tandis que les vents fréquents renforcent l’aridité régionale.

Ces conditions climatiques ont des répercussions significatives sur l’agriculture et la gestion des ressources hydriques dans la wilaya de Bouira, où les épisodes récurrents de sécheresse constituent un défi majeur (Meddi & Hubert, 2003). Les variations climatiques observées à Aïn Bessem s’inscrivent dans un contexte plus large de changement climatique affectant le nord de l’Algérie, caractérisé par une augmentation des températures et une diminution tendancielle des précipitations (Rapport IPCC, 2021).

Réseau hydrographique La commune d’Aïn Bessem, située dans la wilaya de Bouira en Algérie, dépend principalement du barrage Lakehal pour répondre à ses besoins en irrigation agricole. L’Office National de l’Irrigation et du Drainage (ONID) gère un périmètre irrigué de , dont l’allocation en eau est déterminée annuellement par une autorisation spécifique émise par le Comité National de Distribution de l’Eau des Barrages, relevant du ministère des Ressources en Eau et de la Sécurité Hydrique. Le barrage Lakehal, d’une capacité de de m, est situé à l’ouest de la commune, au sein d’un bassin versant de englobant les monts de Dirrah. Ce bassin, caractérisé par des sols imperméables et des pentes abruptes (15 à 22 % en moyenne), favorise un ruissellement rapide mais irrégulier, fortement dépendant des précipitations (Ministère des Ressources en Eau, 2015).Le climat semi-aride de la région, marqué par une pluviométrie moyenne de par an (Station météorologique d’Aïn Bessem, Météo Algérie, 2023), entraîne des variations significatives dans le remplissage du barrage. Entre 2017 et 2024, des épisodes de sécheresse récurrents ont fréquemment réduit le niveau du barrage à moins de 50 % de sa capacité (Météo Algérie, 2023). Jusqu’en 2011, le barrage Lakehal jouait un rôle crucial dans l’approvisionnement en eau potable (AEP) pour plusieurs localités de la région. Selon les données historiques de l’Agence Algérienne des Eaux (AADE, unité Aïn Bessem), les besoins en eau potable avant 2011 s’établissaient comme suit : Aïn Bessem : (, ) El-Hachimia : (, ) , Sour El-Ghozlane : (, ), soit un volume total de par jour, équivalant à environ de m par an.Depuis 2011, le barrage Lakehal est exclusivement destiné à l’irrigation agricole, à la suite de la mise en service du système d’approvisionnement en eau potable inter-wilayas, financé par l’État. Ce système, alimenté par le barrage Koudiat Acerdoune (commune de Maala, Bouira, capacité de de m), dessert quatre wilayas (Bouira, Médéa, M’Sila et Tizi Ouzou) grâce à un réseau comprenant huit stations de pompage et plus de de conduites, garantissant une distribution stable d’eau potable (Ministère des Ressources en Eau, 2015).Les défis hydriques à Aïn Bessem s’inscrivent dans une problématique régionale plus large, exacerbée par le changement climatique et les sécheresses récurrentes, qui compromettent la durabilité des ressources en eau (IPCC, 2021). Une gestion intégrée des bassins versants, combinée à l’optimisation des infrastructures hydrauliques telles que le barrage Lakehal, apparaît essentielle pour répondre aux besoins agricoles et humains tout en préservant l’équilibre écologique local (Meddi & Hubert, 2003)

Communes par wilaya et concernée par l'AEP du Barrage de Koudiat Acerdoune. Bouira : Djebahia, Aïn Laloui, Aïn Bessem, Sour-El-Ghozlane, El-Hachimia, Bir-Ghbalou et Dirrah. Médéa : Ksar Bokhari–Boughazoul, Berrouaghia, Béni Sliman, El Azizia, El Guelb El Kebir, Sidi Naamane, Tablat, Zoubiria et Moudjbar. M'Sila : Sidi Aïssa, Aïn El Hadjel, Benzouh et Ain-Kermame. Tizi Ouzou : Draâ El Mizan, Draâ Ben Khedda et Mekla.

Bassin versant du barrage Lakhal Les principaux débits du bassin versant du barrage Lakehal sont enregistrés au printemps, période marquée par les précipitations et la fonte des neiges, et, dans une moindre mesure, en automne et en hiver, saisons durant lesquelles l’Oued Lakhel maintient un écoulement permanent. En revanche, les étiages estivaux, observés de juillet à septembre ou octobre, sont fortement réduits, avec des débits inférieurs à au niveau du débouché de la carrière « Agrégats ».

Les variations interannuelles des apports de l’Oued Lakhel demeurent modérées, avec un débit moyen annuel de .Les caractéristiques topographiques et morphologiques du bassin d’alimentation, combinées à la nature souvent orageuse des précipitations en zone montagneuse, influencent significativement le régime hydrologique de l’Oued Lakhel. Lorsqu’une averse affecte l’ensemble du bassin, les crues se caractérisent par un pic marqué, une montée rapide et une décrue abrupte. Ces phénomènes résultent principalement de la forte déclivité des pentes, du faible taux de couvert forestier et de l’absence de zones d’expansion des crues en amont. En somme, le régime hydrologique du bassin versant présente une forte variabilité saisonnière et interannuelle, conditionnée par ces facteurs environnementaux.

Nappe phréatique La nappe phréatique du périmètre des Arribs a été exploitée par les services hydrauliques dès la mise en place de cet aménagement, avec une interdiction des forages non autorisés afin de prévenir l’abaissement excessif du niveau piézométrique de la nappe, caractérisée par sa faible profondeur. La tranche utile de cette nappe, qui présente une hétérogénéité marquée, ne dépasse généralement pas une dizaine de mètres.