Bricquebec est une ancienne commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de habitants, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Bricquebec-en-Cotentin..

Géographie Localisation Bricquebec se situe au centre de la péninsule du Cotentin, à environ au sud de la côte nord, de la côte ouest et de la côte est de la presqu'île. Elle occupe le fond d'une cuvette naturelle de quelques kilomètres de diamètre, dont les pentes sont visibles par exemple au travers de la côte de Cattigny qui mène au nord vers Cherbourg via Quettetot. La possibilité de surveiller les collines environnantes depuis l'emplacement, qui au Moyen Âge sera occupé par le château, fut sans doute aussi un élément déterminant du développement du bourg.

Hydrographie La rivière l'Aizy, affluent de la Scye, traverse la ville du nord vers le sud.

Climat vignette|Les hivers relativement doux caractéristiques d'un climat océanique permettent la culture de palmiers ou de camélias.

Urbanisme Morphologie urbaine Sa situation de nœud routier a probablement joué un rôle dans le développement de la bourgade, qui aujourd'hui s'étire schématiquement sur le long des routes de Valognes, Barneville-Carteret et de l'axe secondaire qui mène vers Surtainville à l'ouest.

Voies de communication et transports Les principaux axes routiers relient Bricquebec à Cherbourg au nord, Saint-Sauveur-le-Vicomte au sud , Valognes à l'est et Barneville-Carteret au sud-ouest ().

Toponymie vignette|gauche|Hôtel de ville de Bricquebec. Le nom de la localité est attesté sous les formes Bricrebec en 1050-1066, Brichebec en 1180, Brikebec, Brichebec au ..

Il s'agit d'un composé toponymique avec deux appellatifs : le second élément -bec représente manifestement l'ancien normand bec « ruisseau » issu du norrois bekkr « cours d'eau ».

Le premier élément Bricque- est plus difficilement identifiable : peut-être faut-il y voir le vieux norrois brekka « pente », mais dans ce cas, il serait devenu Brecque- et il serait situé en seconde position, comme dans le microtoponyme Houllebrecque à Saint-Aubin-de-Crétot.. Reste le vieux norrois bryggja « pont » ou encore Briki, anthroponyme norrois déjà rencontré dans les Bricqueville, cependant le nom de personne Briki est hypothétique et devrait être noté *Briki. Les mêmes éléments se retrouvent aussi dans Bricquebosq (Brichebot v. 1100, Brickebo 1224), Bricquebost (avec, à côté, le hameau de Bricqueville), Briquedalle à Sassetot-le-Mauconduit, Briquemare à Cauville-sur-Mer et peut-être Briquetonne à Saint-Aubin-sur-Risle.

Histoire Préhistoire André Davy signale une allée couverte pour la période du Néolithique moyen..

Antiquité La présence éparse de fragments de tuiles et artefacts gallo-romains laisse néanmoins penser à une occupation rurale relativement denseConsulter l'inventaire archéologique de la Manche, disponible par exemple à la bibliothèque municipale de Valognes..

Moyen Âge La toponymie atteste l'importance de l'apport scandinave dans le développement régional, et en effet peu de vestiges significatifs témoignent de l'occupation du site avant la fin du Haut Moyen Âge.

La tradition attribue la fondation de la place forte et de la baronnie qui s'y installe, aux alentours de l'an mille, au normand Anslech, d'origine scandinave, un personnage proche du duc de Normandie Guillaume Longue Épée (927-942). Ses descendants prirent le nom de Bertrand, et ils possédèrent cette baronnie jusqu'au milieu du . L'édifice original devait revêtir l'aspect d'une motte féodale, forme primitive du château médiéval. Il est probable que cette construction ait eu pour objet d'affermir l'emprise ducale sur ces territoires occidentaux récemment conquis sur les Bretons.

En , le roi de France, Charles le Bel, concède des droits à , bailli de Cotentin, sur la création de deux nouvelles foires annuelles : la Saint-Nicolas de mai à l'Étang-Bertrand, et la Sainte-Catherine en novembre à Bricquebec, en dédommagement de frais financiers à la suite d'une tournée des divers points du Cotentin, dans l'éventualité d'une attaque anglaise, qui durât quarante-sept jours.

En 1332, une charte donnée par Jean, duc de Normandie, fils aîné du roi de France et futur Jean le Bon, pour la forêt de Bricquebec, exempte les barons de Bricquebec du « tiers et danger » (droits à verser au roi sur les ventes de tout bois).. La forêt seigneuriale de Bricquebec constituait alors la majorité des terres des barons et s'étendait sur les paroisses voisines, ainsi que Pierreville et Sénoville.

Au milieu du , la baronnie passa dans la famille Paynel, baron de Hambye.

Lors de la seconde phase de la guerre de Cent Ans et l'occupation de la Normandie par les Anglais (1418-1450), Guillaume de La Pole, comte de Suffolk, reçoit en 1419 les fiefs de Bricquebec et de Hambye confisqués sur Foulques Paynel.. Ils passèrent ensuite au sire Berty-Entwizle, et après la bataille de Formigny en 1450, revinrent aux d'Estouteville, à la suite du mariage de Jeanne Paynel, fille de Nicolas Paynel, dame de Bricquebec, Hambye, Chanteloup, Gacé et Moyon, avec Louis d'Estouteville..

Temps modernes La baronnie passe dans la famille de Bourbon Saint-Paul et d'Orléans-Longueville, et enfin dans celle de Matignon qui en fut dépossédée en 1792. C'est Marie d'Orléans de Longueville qui cèda, pour , les terres de Bricquebec, d'Orglandes et de Blosville, à son cousin le maréchal de Matignon..

En 1759, lors de la vente du marquisat de La Haye-du Puit par Marie-Louis-Emmanuel de Motteville, chevalier, seigneur de Motteville, Flottemanville et autres lieux, à Henri de Thieuville, chevalier, celui-ci est qualifié de seigneur et patron de Bricquebec..

Époque contemporaine À Bricquebec, la Première Guerre mondiale fit pour la patrie., et la ville abrita un centre de ravitaillement recevant des denrées fixées par l'autorité dans le cadre des réquisitions à laquelle la France fut soumise : foin, avoine, paille, blé, orge, bois de feu, bêtes à cornes, moutons, porcs. Les habitants sont également inviter à donner au percepteur leur francs-or, qui seront échangés contre des billets, métal aussi précieux pour l'État qu'inutile aux particuliers comme le rappelle le préfet qui précise que c'était : .

À la suite des accords de Matignon et de la loi du fixant les congés payés à deux semaines, les préfets demandent aux maires de leurs indiquer des terrains susceptibles d'accueillir des campeurs. C'est ainsi que le , le maire de Bricquebec, en réponse à la circulaire du du préfet de Cherbourg, répond : .

Lors de la bataille de Normandie, le quartier de la gare sera bombardé les et . Les Américains entrent dans la ville le à .

À la Libération, l'affaire Élisa Lefèbre de Plinval est jugée devant la cour de justice de la Manche, du au Jean-François Miniac, Les Nouvelles Affaires criminelles de la Manche, De Borée, Paris, avril 2012..

Le , la commune vit passer le Tour de France.

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Liste des maires

|colspan="5" align="center" bgcolor="#f3fff3"| Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Jumelages . .

Population et société Les habitants sont appelés les Bricquebétais.

Démographie

Manifestations culturelles et festivités La Sainte-Anne, grande fête foraine traditionnelle, se tient le dernier week-end de juillet.

Économie Marché tous les lundis matin.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|Vestiges du château. vignette|Rempart. vignette|redresse|La statue du général Le Marois. À la suite de la création du pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin en 2001, Bricquebec bénéficie avec Valognes et Saint-Sauveur-le-Vicomte du label Villes et Pays d'art et d'histoire accordé par le ministère de la Culture.

Patrimoine civil Château de Bricquebec des . Le Vieux château des Bertran classé aux monuments historiques., fondé au , est l'un des mieux préservés de la région, avec ses remparts, ses tours ( et son donjon polygonal. La Tour de l'Horloge abrite un petit musée régional (meubles, médailles, minerais)Musée du vieux château.. Le château de Bricquebec est dominé par l'imposante silhouette du donjon. Ses de haut viennent s'ajouter aux de la motte sur laquelle il est assis. Il est séparé du châtelet d'entrée, appelé tour de l'Horloge dominée de son clocheton, par une forte courtine. Le chartrier, enserré dans le rempart, renfermait quelque d'archives. Château des Galleries du . Ancienne propriété des d'Estouteville et actuelle propriété de la famille de Trémiolles, il est inscrit aux monuments historiques.. Château Saint-Blaise et jardin d'hiver du . Le château est bâti dans le du par René de Traynel, né en 1759, fils de Charles-Auguste Traisnel (1723-1780), avec l'aide de la dot de de son épouse Marie Fouques de Teufles, au centre d'un parc de . À noter également les communs qui méritent d'être vu. Dans la seconde moitié du on lui adjoint un pavillon et on construit un haras dans les dépendances. À l'intérieur, en réemploi dans une salle du rez-de-chaussée, une cheminée du provenant du château de Sotteville amenée ici par Marcel Grillard au début du .. Le jardin d'hiver est édifié dans la seconde moitié du . Le château fait l'objet d'un recensement à l'inventaire général des monuments historiques.. Manoir du Quesnay du . En 1646, la terre du Quesnay est la possession de maître Jacques Cheron. Elle est ensuite entre les mains de Jacques Le Poitevin du chef de sa femme, Anne Cheron. Se succèdent, Charles-Auguste Le Poitevin, né à Bricquebec le , écuyer, qualifié de sieur du Quesnay, puis de son frère utérin Adrien-François Pinel (1761), écuyer, patron et seigneur de Golleville. Son fils, Jean-Charles-Adrien Pinel (1756-1833) vend le Quesnay le à maîtres Magloire Née et Pierre-François Née, qu'ils revendent par acte du , pour , à René-Louis Traynel, écuyer, sieur de Saint-Blaise, seigneur et patron de Bolleville, résidant en son château des Vallées à Bricquebec (actuel château Saint-Blaise). Le domaine passe à son fils Jules de Traynel (1784-1833), maire de Bricquebec, puis par partage du au fils de ce dernier Henri de Traynel (1831-1893), qui le vend le à . Sans postérité, ce sont ses neveux qui hérite du domaine. Le château sera vendu aux enchères le à Auguste Travers, dont les descendants y résident encore . Manoir de la Ramée du . Le manoir est décrit dans l'acte de vente du entre Olive Le Roux et Georges Le Roux ainsi : . La ferme actuelle est construite par Georges Le Roux. Antoine Le Sage, sieur du Longval, devenu propriétaire de la Ramée en 1748 en modifie les dispositions intérieures, et le manoir est profondément remanié par François Vattier qui en fait l'acquisition le . Manoir de la Tourelle du . Manoir des Petits Prés du début du ). En 1508, Guillaume Le Verrier en fait aveu à Guyon d'Estouteville, baron de Moyon, Bricquebec et Gacé.. Le , Guillaume Le Verrier fait aveu pour sa terre des Petits Prés au baron de Bricquebec. François Le Verrier, la vend le à Jean-Pierre Loir, chevalier, seigneur du Lude, baron de Néhou, habitant à Saint-Sauveur-le-Vicomte, contre la somme de de principal et de vin. Daniel-Raoul Loir la revend le à maîtres Jean Deschateaux et Joseph Deschateaux, frères, pour le prix de . Le Piqueret de la fin du . La terre du Piqueret est dans la dernière partie du la possession de Philippe Coller, sieur de Sainte-Barbe, et passe à sa fille, Annette Coller, puis au fils cadet de cette dernière, Philippe Pinel, sieur du Danois et Darnetal. Vincent Pinel, sieur d'Éroudeville, au profit de François-Alexandre Guillebert, résident à Vasteville. En 1775, y habitait Jean Le Laidier et sa famille. Hôtel de ville des .