L'université de Toulouse est une université française, sous le statut d'établissement public expérimental depuis le . L'université trouve son origine dans l'ancienne université de Toulouse, fondée en 1229 par le comte de Toulouse, Raimond VII, ainsi que dans la scission de l'université en 1969 à la suite de la loi Faure, donnant naissance à l'université Toulouse-III-Paul-Sabatier, intitulé qu'elle conservera jusqu'en .

La nouvelle université de Toulouse a remplacé l'université Toulouse-III le et a intégré en tant que membre associée l'université Toulouse-II-Jean-Jaurès. Spécialisée dans les sciences, les technologies, les disciplines de la santé et les sports, c'est la plus grande université de Toulouse avec , à la rentrée 2024. Les étudiants se forment dans 4 villes : Toulouse, Castres, Tarbes et Auch, et les structures de recherche sont notamment accueillies sur les sites de l’université à Toulouse, Castres, Tarbes, Auch, Auzeville-Tolosane, Campistrous et Bagnères-de-Bigorre.

Histoire vignette|Campus de l'université Paul-Sabatier en 1963. Les logements CROUS sont au premier plan. vignette|gauche|Facultés des sciences, allées Jules-Guesde. Années 1890. Vue d'ensemble en plongée des bâtiments de la faculté. Au premier plan les bâtiments; à droite le jardin des Plantes ; au fond le quartier du port Saint-Sauveur. Archives municipales de Toulouse, photographie d'Eugène Trutat. vignette|La faculté de médecine et l'hôpital sur la butte à Rangueil. gauche|vignette|Facultés des sciences, en avril 1900.

Origines de l'université de Toulouse

L’ancienne université de Toulouse fut créée en 1229. Elle a été supprimée, comme toutes les autres universités, par la Convention en 1793. L'année suivante, on institue à Toulouse un institut pluridisciplinaire d'enseignement supérieur, nommé Institut Paganel. Cet institut devient en 1795 l’école centrale de Toulouse tandis que l'école de médecine prend son autonomie. Cette école centrale disparaît alors que sont créées une faculté de médecine en 1808, une faculté de théologie catholique ainsi qu'une faculté de lettres en 1809 et une faculté de sciences en 1810. En 1893, l'enseignement supérieur toulousain devient un corps de facultés, puis en 1896, l'université de Toulouse est recréée avec le regroupement des facultés..

Historique À la fin des années 1950, Émile Durand, le doyen de la faculté des sciences de Toulouse, lance l’idée de la création d’un campus à l’américaine, pour héberger la faculté des sciences ; à la même époque, il est décidé de créer à Toulouse un institut national des sciences appliquées (INSA) rattaché à la faculté des sciences. L’INSA de Toulouse est ouvert en 1963 dans le quartier de RangueilArrêté du 19 juin 1963 INSTITUT NATIONAL DES SCIENCES APPLIQUEES DE TOULOUSE. Dans les années qui suivent, de nombreux enseignements de la faculté des sciences sont transférés des locaux des allées Jules-Guesde vers les nouvelles installations, grands amphithéâtres, nombreuses salles de cours. Il devient aussi possible de créer des bureaux pour les enseignants et des laboratoires de recherche.

En même temps que le campus de la faculté des sciences, se constitue ce que l’on nomme le complexe scientifique de Rangueil-Lespinet, dans lequel s’installent des écoles comme l’école nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace (SupAéro) ou l'école nationale de l'aviation civile (ENAC), mais aussi des laboratoires de recherche, comme le LAAS, le CESR, ainsi que le centre spatial du CNES. Les travaux débutent en ., et le centre spatial de Toulouse accueille son premier personnel à la fin du mois de .. Cette période est marquée par une forte croissance du nombre d'étudiants, et de nombreux logements sont donc construits pour les héberger, notamment des cités universitaires gérées par le CROUS, comme celles de Rangueil et de Ponsan. Trois restaurants universitaires voient aussi le jour.

À la suite de la loi Faure du , l'université de Toulouse se scinde en 1969 en quatre universités : l'université de Toulouse I-Sciences Sociales (devenue l'université Toulouse-I-Capitole en 2009, puis l'université Toulouse Capitole en 2023) spécialisée dans les sciences politiques, le droit, l’économie et la gestion, l'université de Toulouse-II-Le Mirail (devenue l'Université de Toulouse-II-Jean Jaurès en 2014) spécialisée dans les sciences humaines et sociales, les disciplines artistiques et les disciplines littéraires, l’université de Toulouse-III-Paul-Sabatier, qui regroupe la médecine, la pharmacie, la chirurgie-dentaire et les sciences exactes, et l'institut national polytechnique de Toulouse (INPT) qui regroupe à l'époque quatre écoles nationales supérieuresDécret 69-930 du 14 octobre 1969 portant application aux instituts de facultés ou d’universités préparant à un diplôme d’ingénieur de la loi 68-978 du 12 novembre 1968Arrêté du 24 novembre 1969 CONSTITUTION DES UNIVERSITES DE TOULOUSE I, TOULOUSE II ET TOULOUSE III. L'université de Toulouse-III est composée de la faculté des sciences et d’ingénierie, la faculté des sciences pharmaceutiques, la faculté de chirurgie dentaire, la faculté de médecine Toulouse Purpan (la faculté historique de médecine) et la faculté de médecine de Toulouse Rangueil, construite à l’initiative du doyen Guy Lazorthes cette année-là.

Le , l'université de Toulouse-III prend le nom d'usage de Paul Sabatier, prix Nobel de chimie en 1912, qui enseigna et fut doyen (de 1905 à 1929) de la faculté des sciences de Toulouse ; l’université comprenant à peu près autant de scientifiques que de médecins, il avait été souhaité de trouver un nom lié simultanément à la science et à la médecine. Le nom du professeur de médecine Ducuing avait été proposé face à celui de Paul Sabatier. En 1970, elle prend le statut d'établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPCSCP)Arrêté du 30 avril 1970 APPROBATION DES STATUTS DE L'UNIVERSITE DE TOULOUSE IIIDécret 70-725 du 5 août 1970 portant érection en établissement public à caractère scientifique et culturel de l’université de Toulouse-III. L'institut universitaire de technologie de Toulouse A créé en 1966Arrêté du 13 septembre 1966 DES SPECIALITES ENSEIGNEES DANS LES IUT DE BORDEAUX, GRENOBLE, LILLE, MONTPELLIER, NANCY, NANTES, ORLEANS, PARIS, POITIERS, REIMS, RENNES, ROUEN ET TOULOUSE EN VUE DE L'OBTENTION DU DIPLOME UNIVERSITAIRE DE TECHNOLOGIE. (DUT), rejoint alors l'université. Une antenne de cet IUT voit le jour à Tarbes en 1970Arrêté du 10 mai 1993 relatif aux spécialités dispensées par l'institut universitaire de technologie de Tarbes et par l'institut universitaire de technologie Toulouse-III.

Alors que le déplacement des facultés de sciences s'est déroulé dans les années soixante, le déplacement des enseignements médicaux s'est fait plus tardivement puisque le nouvel hôpital qui a le statut de centre hospitalier universitaire (CHU) n’est ouvert qu’en 1975. Il prend le nom de Rangueil, bien que situé sur le sommet de la colline de Pech-David, éloignée du lieu-dit Rangueil.. L'hôpital de Purpan, inauguré en 1940 et situé au nord-ouest de Toulouse, sert de CHU depuis 1958 pour la moitié des étudiants en médecine de Toulouse. Les bâtiments des cours théoriques et l'administration de l’UFR médicale de Purpan sont situés dans les locaux de l’ancienne faculté de médecine au 37 allées Jules-Guesde.

En 1991, une antenne de l'IUT A de Toulouse est créé à Auch. L'année suivante, une antenne ouvre à Castres. Un an plus tard, l'antenne tarbaise de cet IUT devient une unité administrativement indépendante : l'institut universitaire de technologie de Tarbes.

La loi de programme pour la recherche du permet aux établissements de se regrouper sous la forme d’un pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES). Ainsi le PRES « Université de Toulouse » est créée en 2007 avec le statut d’établissement public de coopération scientifique. Il regroupe au moment de sa création six membres fondateurs : les trois universités toulousaines, l’INPT, l’INSA de Toulouse et l’ISAE-SupAéroDécret n° 2007-385 du 21 mars 2007 portant création de l'établissement public de coopération scientifique « Université de Toulouse ».

En , l'université accède aux « compétences élargies » (applications de la LRU)Dossier de presse du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour la rentrée 2009 (lire en ligne). En 2011, une vaste restructuration a été opérée : les UFR MIG (mathématiques, informatique, gestion), PCA (physique, chimie, automatique), SVT (sciences de la vie et de la Terre) et langues vivantes, par leur fusion en une seule UFR, ont laissé la place à la FSI (faculté des sciences et de l'ingénierie). L'UFR STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) a changé de nom pour devenir la F2SMH (faculté des sciences du sport et du mouvement humain). La même année, l'université obtient l'accréditation de la part de la commission des titres d'ingénieur à délivrer des titres d'ingénieur diplômé. Ces titres sont préparés au sein de l'université Paul-Sabatier, sciences, ingénierie et technologie (UPSSITECH). Cette école d'ingénieurs n'a pas le statut d'école interne de l'UPS mais est un département de la FSIAvis n° 2011/05-05 relatif à l’habilitation de l'université Toulouse-III à délivrer des titres d’ingénieur diplômé.

La loi relative à l'enseignement supérieur et à la recherche du supprime les PRES et instaure les communautés d’universités et établissements (COMUE), regroupements d'établissements d'enseignement supérieur et de recherche ainsi que d'organismes de recherche situés sur un même territoire. Ainsi le PRES université de Toulouse, créé en 2007, prend ses nouveaux statuts en 2015 et devient l’ « université fédérale de Toulouse-Midi-Pyrénées » ; ses membres sont les mêmes que ceux du PRES, à la différence de l’ajout du centre national de la recherche scientifique (CNRS)Décret n° 2015-663 du 10 juin 2015 portant approbation des statuts de la communauté d'universités et établissements « Université fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées ». En 2023, l'établissement évolue en ComUE expérimentale nommée « université de Toulouse »..

Au , la faculté de Santé de Toulouse est créée en réunissant la faculté de médecine de Rangueil, la faculté de médecine de Purpan, la faculté des sciences pharmaceutiques et la faculté d’odontologie. Elle est la première faculté en France à réunir les filières d’enseignement de médecine, maïeutique, pharmacie, odontologie et le paramédical. Au , l'IUT de Tarbes quitte l'université Paul-Sabatier pour rejoindre la nouvelle université de technologie de TarbesDécret n° 2023-1094 du 24 novembre 2023 relatif à l'Université de technologie de Tarbes.

Au , l'établissement public expérimental université de Toulouse voit le jour à la place de l'université Toulouse-III-Paul-Sabatier avec pour établissement composante l'école d'ingénieurs Purpan.

Présidents de l'université Paul-Sabatier La liste des présidents qui se sont succédé à l'université Paul-Sabatier est la suivanteSalle des présidents du bâtiment de l'administration centrale de l'université Paul-Sabatier, informations affichées sous les photographies des différents présidents de l'UPS : Titre et nom Date début de mandature Date de fin de mandature Louis Lareng Bertrand Monthubert cf. infra

Présidente de la nouvelle « Université de Toulouse »

Identité visuelle Depuis sa création, l'université a vu se succéder plusieurs logos. :

Localisation gauche|vignette|200px|Le bâtiment d'administration de l'université.