Le boulevard de la Chapelle est une voie au nord de Paris qui marque la limite entre le 10 et le .
Il se situe entre le boulevard Marguerite-de-Rochechouart (à l'ouest) et le boulevard de la Villette (à l'est).
Situation et accès Le boulevard de la Chapelle sert de limite aux et de Paris. Il est composé de deux voies de part et d'autre d'un terre-plein central qui supporte la ligne 2 du métro.
Le boulevard passe par-dessus les voies de la gare du Nord et de la gare de l'Est. La section qui traverse les voies de la gare du Nord porte la dénomination de « pont Saint-Ange », du nom d'un propriétaire et spéculateur immobilier au début du ; elle sert d'espace d'exposition en plein air depuis 2019..
Ce site est desservi par la station de métro La Chapelle.
Origine du nom Cette voie longe la limite sud de l'ancienne commune de La Chapelle dont elle a pris le nom.
Historique
L'actuel boulevard est créé de part et d'autre du mur d'octroi, dit mur des Fermiers généraux, lors de la construction de ce dernier dans les années 1780. Il est donc divisé entre la partie située à Paris et la partie située extra-muros à La Chapelle.
Il est alors divisé en plusieurs sections. À l'extérieur de l'ancien mur d'octroi (côté La Chapelle) : le boulevard des Vertus, pour la partie située entre les actuelles rue d'Aubervilliers et rue Marx-Dormoy (anciennement grande rue de la Chapelle) ; le boulevard de la Chapelle, pour la partie située entre les actuels rue Marx-Dormoy et boulevard Barbès (anciennement section du chemin des Poissonniers) ; ce boulevard est né de la réunion en 1851 du boulevard Saint-Ange, entre la barrière Saint-Denis (sur l'actuelle place de la Chapelle) et la rue de la Charbonnière, et du boulevard des Poissonniers, entre la rue de la Charbonnière et la barrière Poissonnière (à l'emplacement du carrefour des boulevards Magenta et Barbès)Arrêté du 10 mai 1851 ..
À l'intérieur de l'ancien mur d'octroi (côté Paris) : le chemin de ronde des Vertus pour la partie située entre les actuelles rues du Château-Landon et du Faubourg-Saint-Denis ; le chemin de ronde Saint-Denis, pour la partie située entre les actuelles rue du Faubourg-Saint-Denis et rue du Faubourg-Poissonnière ; la place de la Barrière-Poissonnière qui était située au débouché de l'actuelle rue du Faubourg-Poissonnière.
Il longeait la partie nord de l'enclos Saint-Charles qui était une partie de l'enclos Saint-Lazare. En 1846, les travaux de l'hôpital Lariboisière commencent sous la direction de l'architecte Martin-Pierre Gauthier, sur des terrains déserts de l'ancien enclos Saint-Lazare, au sud du boulevardFrançois Guérard, L'Hopital de Lariboisiere, l'enclos Saint Lazare, Paris, G. Steinheil, 1888, ..
La loi du incorpore la commune de La Chapelle à Paris. Le mur des Fermiers généraux, devenu sans objet, est détruit. Les boulevards des Vertus et de la Chapelle sont officiellement incorporés à la voirie parisienne en 1863.. En 1864, le boulevard des Vertus, le boulevard de la Chapelle, le chemin de ronde des Vertus, le chemin de ronde Saint-Denis et la place de la Barrière-Poissonnière sont réunis pour former l'actuel boulevard de la ChapelleArrêté du 30 décembre 1864 ..
Au début des années 1900, le viaduc de la ligne 2 du métro et la station Boulevard Barbès (actuelle Barbès - Rochechouart), sont construits au-dessus du boulevard. La section de ligne est ouverte le . Sous ce tronçon de métro aérien court une promenade d’1,4 kilomètre de long..
Le pont Saint-Ange Le viaduc est appelé « pont Saint-Ange ». L’entrepreneur et spéculateur Trutat-Saint-Ange aménage, au début du , sur la commune de La Chapelle, le quartier qui s’étend de la barrière Saint-Denis à la rue de la Charbonnière. Des empreintes de ce projet se repèrent dans le tracé cruciforme des rues de la Charbonnière, de Chartres et Fleury. Ce tissu viaire devait favoriser la relation avec Paris intra-muros. La construction de la gare du Nord et de l’hôpital Lariboisière n’a pas permis la réalisation du projet..
Des expositions artistiques, en plein air, sont organisées à cet emplacement..
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
: ancien institut de soudure, bâtiment inspiré par l'Art déco. : théâtre des Bouffes du Nord. : l'architecte Louis Sauvageot y a habité. : Bernard Gorodesky, membre de la bande à Bonnot y a habité : l'immeuble à cette adresse, à un angle avec la rue Fleury, abrite au début du une maison de tolérance., photographiée par Eugène Atget. Il est depuis détruit et à son emplacement s'élève aujourd'hui FGO-Barbara, un centre culturel (dont l'adresse officielle est le 1, rue Fleury). : une importante maison de tolérance (quinze femmes déclarées) fonctionnait à cette adresse, où après la loi Marthe Richard lui succède l'Armée du salut. Le bâtiment d'un étage sur rez-de-chaussée est plus tard détruit et remplacé par un grand immeuble moderne. Hôpital Lariboisière. À l'angle avec le boulevard de Magenta () : cinéma Le Louxor.
Dans la littérature Simone de Beauvoir raconte sa jeunesse dans Mémoires d'une jeune fille rangée (1958). Elle écrit : Simone de Beauvoir, Mémoires d'une jeune fille rangée, 1958, Gallimard, rééd. 2019, Folio n°786, p. 315..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des voies de Paris Liste des voies du arrondissement de Paris Liste des voies du arrondissement de Paris
Catégorie:Boulevard dans le 10e arrondissement de Paris Catégorie:Boulevard dans le 18e arrondissement de Paris Catégorie:Voie de l'ancienne commune de La Chapelle Catégorie:Voie à Paris s'étendant sur deux arrondissements