Jacques Perot, né le à Paris, est un conservateur et historien français. Il est engagé dans la défense du patrimoine sous ses diverses formes (archives, musées, patrimoine immatériel).
Biographie Il est le petit-fils d'Alfred Perot, polytechnicien, physicien, et l'arrière petit-fils de Gaspard Perot, polytechnicien, officier du génie, puis intendant général.
Après des études à l'école aujourd'hui lycée Saint-Louis-de-Gonzague à Paris, à à Purley (GB) et au lycée Henri-IV, il entre à l'École nationale des chartes en 1966 et en sort avec le diplôme d'archiviste paléographe en 1970Site de l'École des chartes.. À l'issue de son service militaire dans la branche Interprétariat-Transmissions (INTRA) de la Marine nationale (il est capitaine de corvette honoraire) il entame une carrière qui le mènera des archives aux muséesWho' who in France 2013.
Carrière
Directeur des services d'archives de la Vendée (1972-1976) pour lesquelles il réalise la construction d'un important agrandissement, il est secrétaire général du Comité des affaires culturelles de la Vendée et devient, en 1974, conservateur du Musée national des Deux Victoires Clemenceau-de Lattre à Mouilleron-en-Pareds où il réalise la restauration et la muséographie de la maison natale du maréchal Jean de Lattre de Tassigny, poste qu'il conservera jusqu'en 2005, année où il fait acquérir par l'État la maison natale de Georges Clemenceau. Il fut fondateur, avec la maréchale de Lattre, dont il fut l'exécuteur testamentaire, et le soutien de Philippe de Villiers, président du conseil général de la Vendée, de l’Institut vendéen Clemenceau-de Lattre dont il est secrétaire général (1990), président-délégué (2005) et président (2015).
Conservateur d'archives au ministère des Affaires étrangères (1976-1980), il est nommé secrétaire de la Commission des archives diplomatiques (1978-1980).
En 1980, sur la proposition d'Hubert Landais, il devient conservateur du musée national du château de Pau où il développe une politique active d'enrichissement des collections autour de l'histoire et de la légende d'Henri IV et se préoccupe de l'ouverture du musée national vers la ville et la région. Il est à l'origine de la création, avec le professeur Pierre Tucoo-Chala, de l'association Henri IV 1989 qu'il préside (1986-1993). En 1993, cette association s'est transformée en Société Henri IV dont Jean-Pierre Babelon prend la présidence. Il en est vice-président (1993). Président (2009) il en est nommé président d'honneur (2015).
Adjoint au directeur de l'École du Louvre, auprès de Dominique Ponnau (1988), il suit le développement de l'École du patrimoine (aujourd'hui Institut national du patrimoine (France)) créée au sein du même établissement public et s'occupe de la formation professionnelle des conservateurs du patrimoine.
Chargé de mission auprès du directeur de l'administration générale du Ministère de la Défense (France) (1991), il est le premier civil nommé directeur du musée de l'Armée (1992-1998) où il effectuera deux mandats de trois ans. Il entreprend de donner au musée les moyens de son développement et de son ouverture vers la société civile créant l'auditorium Austerlitz ainsi qu'une salle d'expositions temporaires et une librairie et développe une politique culturelle et musicale active, éléments d'une remise à niveau de l'ensemble des services du musée et de son ouverture vers l'extérieur. Il lance le programme ATHENA de rénovation générale de la muséographie et met en chantier le musée du Général de Gaulle voulu par Jacques Chirac et inauguré en 2000.
En , il est nommé directeur des musée national et domaine national du château de Compiègne ainsi que du musée national de la coopération franco-américaine au château de Blérancourt. Il y organise plusieurs expositions historiques et artistiques et met en place une animation musicale. En 2005, il décide de demander à bénéficier de ses droits à la pension de retraite. Il est conservateur général (h) du patrimoine.
Depuis 2005, il est président de l'Association française pour la protection des archives privées (AFPAP) et, depuis 2009, membre du Conseil supérieur des archives au sein duquel il préside la commission des archives privées. Vice-président de la Fédération des confréries limousines (2008), il en est président (2011-2014) puis président d'honneur. En 2009 il lance le dossier de candidature des ostensions limousines à l'inscription sur la liste représentative du Patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO déposé en 2012. Dans ce cadre est créée l'association Ostensions septennales limousines patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO (Ostensions PCI) dont il est le premier président () et dont le siège est à la mairie de Saint-Junien. Depuis 2014 il est vice-président de France patrimoine culturel immatériel. (association des éléments français inscrits sur les listes du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO).
En 2012 il est nommé membre du Haut comité des commémorations nationales (mandat prolongé en 2013Arrêté du 2 août 2013. Il en démissionne, avec neuf autres membres sur douze, par une lettre collective publiée dans Le Monde en .. Ils protestent ainsi contre la décision de la ministre de la culture, Françoise Nyssen, de retirer le nom de Charles Maurras du Livre des commémorations nationales 2018, alors que ce choix avait été préalablement validé....
Il est président du Comité d'orientation du château de Valençay et président du Comité scientifique du Musée d'art Gustave Fayet à Fontfroide.
Depuis 2012, il est vice-président et président d'honneur de l'Association Claude Guyot à Arnay-le-Duc en Côte-d'Or.
En 2015, il est élu président de l'Institut vendéen Clemenceau - de Lattre à Mouilleron en Pareds.
Jacques Perot a été secrétaire général (1984) puis président (1986-1992) du comité national français du Conseil international des musées (ICOM), secrétaire (1984) puis vice-président (1987-1993) du comité pour les arts appliqués de l'ICOM et membre du comité exécutif de l’association internationale des musées d’armes et d’histoire militaire, IAMAM (1992-1998).
Vice-président (1990) puis président du comité consultatif de l’ICOM (1992-1998), il a été élu en 1998 à Melbourne président de l’ICOM (le troisième président français depuis la création de l'ICOM en 1946, après Georges Salles et Hubert Landais) et réélu pour trois ans lors de la Conférence générale de Barcelone (2001). Administrateur du Comité international du Bouclier bleu, il a été également Director de la Museum Domain Management Association dans le Delaware, aux États-Unis (2000-2004).
Auprès du président Jean Favier, il a été l'un des vice-présidents de la Commission française pour l’UNESCO (2002-2010), avec René Rémond, Jean Leclant, Jacqueline Baudrier et Jean Audouze. Il est vice-président de la fondation ICOM présidée par Christine Boël.
Le , il est élu correspondant dans la section Histoire et Géographie de l'Académie des sciences morales et politiques en remplacement de Niki GoulandrisJacques Perot, correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques.
Distinctions (2023), officier en 2005, chevalier en 1994 (2012) sans_cadre|50x50px Commandeur de l'Ordre de Mai d'Argentine (1997) sans_cadre|50x50px Chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand du Vatican (2017)https://www.vatican.va/archive/aas/documents/2017/acta-gennaio2017.pdf Médaille d'or des villes de Pau (1988) et de Compiègne (2005) Membre honoraire de la Société des Cincinnati (branche française) Œuvre Articles et ouvrages d'histoire Préface à Charles-Louis Chassin, Études documentaires sur la Révolution française, la préparation des guerres de Vendée, réédition, Joseph Floch, 1973 « À propos de Charles-Louis Chassin : étude bibliographique », Annuaire de la société d'Emulation de la Vendée, 1973. « Des papiers du Plessis-Mornay (Philippe Duplessis-Mornay) aux archives départementales de la Vendée », Bulletin de la société d’Histoire du Protestantisme français, juillet-août-. Répertoire numérique des sous-séries 62J à 77J, Archives départementales de la Vendée, 1977.(collaboration) « La fin tragique d'un explorateur fontenaisien au Pérou », Annuaire de la société d'Emulation de la Vendée, 1978. « Enfin Henri d’Aquitaine », Sud-Ouest-Dimanche, (critique de l’Henri IV de Jean-Pierre Babelon) Les archives du Ministère des relations extérieures depuis les origines. Histoire et guide, 2 vol., Paris, imprimerie nationale, 1985 (collaboration). « La Maison du roi de Navarre en 1588 », Bulletin de la société des Amis du château de Pau, , 1985. « Deux vendéens chez eux : Georges Clemenceau et Jean de Lattre de Tassigny », 303 La Revue des pays de Loire, X, 1986. « Le destin français d'une famille suédoise : les barons Adelswärd (avec une notice biographique sur Jacques d'Adelswärd-Fersen) », Bulletin du musée Bernadotte , 1986. La généalogie d'Henri IV, Mieux voir, mieux connaître, , Paris, RMN, 1988. « Jonah and Co ou une saison à Pau vue par », Colloque Villes en Gascogne, Presses universitaires de Bordeaux, 1989. « Henri IV héros de théâtre au siècle des lumières : le rôle de La Partie de chasse de Henri IV de Charles Collé », La légende d’Henri IV, colloque du , Paris, Palais du Luxembourg, Société Henri IV, 1995. Dictionnaire de l’Ancien Régime, sous la direction de Lucien Bély, PUF, 1997 (collaboration) Compiègne en dates et en chiffres, Jean-Paul Gisserot, 2005 « Présentation » et « biographie du baron Dufour », Baron Dufour, Guerre de Russie 1812, Atlantica Séguier, 2007 « Une Confolentaise chez Pierre Loti, Louise Leulier alias Louis de Reullie », Les Amis du Vieux Confolens, , . « Henri IV après Henri IV, 1610-2010 », Henri IV le premier roi Bourbon. Actes de la session du Centre d'études historiques, 2011 Un Charentais parmi les premiers membres de la Légion d’honneur : François Pougeard du Limbert (1753-1837), SEMLH [de la Charente], Bulletin de liaison, 2012, « La Comtesse Greffulhe et Gabriel Hanotaux : témoignages d'une amitié », Cahiers de l'AFPAP, III, 2012 « Enarrant animam poetae scripta », Hommage à l'Abbé Bégarie, Académie de Béarn, 2012 (Avec Viveka Adelswärd), « Jacques d'Adelswärd-Fersen, l'insoumis de Capri », Séguier, 2018,. "Un officier confolentais sous le Premier Empire: Jean-Joseph Pougeard du Limbert, les guerres et les siens", La Charente sous le Premier Empire, Colloque du au château de Verteuil, Editions Douin, 2018,
Ouvrages et articles d'histoire de l'art
« Sources de l'histoire de l'Académie de France aux archives du Ministère des Affaires étrangères » et « Liste des représentants de la France auprès du Saint-Siège (1801-1871) et auprès du royaume d'Italie (1871-1914) » Correspondance des directeurs de l'Académie de France à Rome, Nouvelle série, Vol. 1, Rome, 1979. « Le déjeuner de Sèvres de l'apothéose d'Henri IV », Bulletin de la société des Amis du château de Pau, , , 1981. « Antonio Canova et les diplomates français à Rome. François Cacault et Alexis-François Artaud de Montor », Bulletin de la société de l'Histoire de l'Art français, année 1980, Paris, 1982. « La ratification de l’abjuration d’Henri IV par Jacopo da Empoli », Bulletin de la société des Amis du château de Pau, , 1983. Musée national du château de Pau, Petit guide des grands musées, . Paris, RMN, 1984. « Iconographie d'un futur roi de France : Henri de Navarre (1553-1584) » Henri de Navarre et le royaume de France 1572-1589 » Revue de Pau et du Béarn, 1984, . « Un manuscrit du livre de la Chasse de Gaston Febus (Gaston III de Foix-Béarn) au château de Pau : premières observations », Revue de Pau et du Béarn, , 1987. « L'iconographie d'Henri de Navarre à l'époque de la bataille de Coutras et au début de son règne en France : le rôle de François Bunel ». Quatrième centenaire de la bataille de Coutras, Actes du colloque de Coutras. Pau, Henri IV 1989, 1988.