David B. Birney ( – ) est un juriste et général de l’armée de l'Union lors de la Guerre de Sécession.
Biographie
Avant la guerre David B. Birney est né à Huntsville dans l'Alabama. Il est le fils d'un abolitionniste James G. Birney, sa famille déménage en 1833 pour le Kentucky et son père affranchit ses esclaves. En 1835, la famille déménage à Cincinnati où son père publie un journal anti-esclavagiste. À la suite de nombreuses menaces des esclavagistes, elle doit partir pour le Michigan et enfin à Philadelphie.
Il étudie à la Phillips AcademyBates, .. À sa sortie de l'université, il se lance dans les affaires à Cincinnati mais se retrouve rapidement confronté à des difficultés financières. Il prend alors un poste d'agent de P. Choteau & Co. et part vivre à Upper Saginaw dans le Michigan alors un poste de traite avec les Indiens. Au cours de son séjour au Michigan, David Birney fait des études de droit pour devenir avocat, et réussit ses diplômes, étant admis au barreauDavis, p. 7..
En 1848, il retourne à Philadelphie pour raison de santé. À son arrivée, il accepte un poste de commis de transcription dans une agence commerciale pour un salaire de 6 dollars par semaine. Il progresse rapidement et trois mois plus tard il est envoyé établir des relations pour l'agence au travers du pays pendant six mois. Il prend la direction de l'agence au bout d'un an jusqu'en , période au cours de laquelle il développe un réseau de relations avec les hommes d'affaires de Philadelphie.
Il s'établit avec un ami et exerce comme avocat d'affaires à partir de 1856 jusqu'à l'éclatement de la guerre civileDavis, p. 8..
Activités militaires Birney est élu lieutenant-colonel d'un régiment de la milice de Philadelphie en . Cette organisation de milice, comme d'autres en Pennsylvanie, est alors un simple "squelette", principalement inactiveDavis, p. 11.. Bien que le système de milice de l'État soit largement critiqué et inefficace, le rôle de Birney en tant que membre de la première troupe de cavalerie de la ville de Philadelphie, une organisation historique et respectée, lui a donné une expérience et une familiarité avec les organisations volontairesDavis, p. 13..
Après l'élection de M. Lincoln, David Birney anticipe la sécession des États du Sud et leur effort concerté, une opinion alors en avance sur son temps. Convaincu de l'imminence du conflit, il se prépare méticuleusement en étudiant la tactique et l'ingénierie militaires, s'assurant ainsi six mois de préparation supplémentaire par rapport à ses pairs civilsDavis, p. 10..
En , des personnalités influentes de Pennsylvanie sollicitent le gouverneur Curtin pour nommer Birney adjudant-général de l'État, reconnaissant son énergie et ses compétences commerciales. Birney décline le poste, préférant le service actif.
Guerre de sécession Birney entre dans l'armée de l'Union juste après la bataille de Fort Sumter en tant que lieutenant-colonel du d'infanterie des volontaires de Pennsylvanie, une unité créée en grande partie à ses propres frais. Le régiment est levé initialement pour un durée de trois mois. David D. Birney reçoit alors une commission de lieutenant-colonel, alors que Charles P. Dare est nommé colonel du régimentDavis, p. 16.. Le recrutement du régiment est réalisé entre le , jour de la proclamation présidentielle, où Birney a signalé la disponibilité du régiment et le . Malgré un premier désaccord avec certains officiers qui souhaitaient temporiser, Birney et Dare décident de ne pas perdre de temps et ouvrent des bureaux de recrutement. Le régiment est ainsi complété en trois jours, réunissant un millier d'hommes résolus, dont soixante pompiers de Philadelphie. Face à l'incapacité du gouvernement à fournir armes et équipements, le lieutenant-colonel Birney obtient l'utilisation de l'arsenal de l'État pour loger et nourrir les hommes à des frais privés, dont il prend une part considérable, en attendant leur envoi sur le terrainDavis, p. 16-17. .
Le régiment participe à la réparation de la route Philadelphie-Baltimore et au rétablissement de la communication avec le Nord et Washington. Le , le régiment reçoit l'ordre de rejoindre le général Patterson dans la vallée de Cumberland et embarque au Havre de Grace pour Baltimore. Le régiment se dirige ensuite vers Chambersburg, où il est intégré à la brigade du général ThomasDavis, p. 20..
Campagne de Manassas Le , la brigade se déplace de Chambersburg vers Williamsport, Maryland, avec le vingt-troisième régiment sur la droite de la ligne. Au cours de cette campagne, marquée par une certaine monotonie , le lieutenant-colonel Birney assure le commandement du régiment pendant la majeure partie du temps en raison de la santé fragile du colonel DareDavis, p. 21..
Il participe à ses premiers combat les 2 , lors de la bataille de Hoke's Run, près de Hainesville. Le général Patterson traverse le Potomac et envoie un détachement, incluant le vingt-troisième régiment de volontaires de Pennsylvanie sous le commandement du lieutenant-colonel Birney, pour engager une partie des forces du général Johnston près de Hainesville, sous les ordres du général Jackson.
L'engagement a lieu près de Falling Waters et les confédérés reculent. C'est lors de cette action que le lieutenant-colonel Birney fait preuve, pour la première fois, d'un sang-froid et d'une intrépidité qui le distinguent auprès de ses hommes. Le lendemain, le régiment est le premier à entrer dans Winchester, où les hommes célèbrent le Davis, p. 22. Cependant, après l'occupation de Winchester, et sur ordre du lieutenant-général Scott, certaines des meilleures troupes du général Patterson sont retirées, et sa colonne se replie vers le Potomac. Le général Patterson ne parvient pas à attaquer les forces du général Johnston, qui rejoindra plus tard Beauregard avant la bataille de Bull Run. Ainsi, le général Patterson et ses hommes sont empêchés de mener des opérations actives durant cette campagneDavis, p. 22-23..
Au terme des premiers trois mois de service du régiment, alors que le colonel Dare ne peut poursuivre son service pour des raisons de santé, David B. Birney est promu colonel le au ré-enrôlement du régimentDavis, p24..
Campagne de la Péninsule Il est promu général de brigade le . Cette promotion est surtout due à son influence politique plus qu'à ses succès militaires. Il commande une brigade de la division du général Philip Kearny du III corps lors de la campagne de la Péninsule. La brigade est composée du 3rd Maine Infantry du colonel Hiram G. Berry, du 4th Maine Infantry du colonel Henry G. Staples, le 38th New York Infantry du colonel John H. H. Ward et du 40th New York Infantry du colonel Edward J. RileyDavis, p. 27..
Le lors de la bataille de Williamsburg, la la brigade du général Birney, arrive sur le champ de bataille après une marche fatigante de six heures dans la boue et sous la pluie. Le général Kearny déploie la brigade de Birney à droite de la route de Williamsburg. Birney ordonne au colonel J. Hobart Ward de charger les fosses à fusils, ce que Ward accomplit avec bravoure. L'aile gauche du régiment du colonel Riley, également de la brigade de Birney, menée par le capitaine Mindil, contribue à réduire au silence une partie de l'artillerie conférée et contraint l'ennemi à abandonner sa couverture. Dans son rapport, le général Kearny souligne le sang-froid, le courage et le talent de commandement de Birney, et il réitère ces éloges dans une lettre au gouverneur de PennsylvanieDavis, p. 39-41..
À la bataille de Seven Pines (Fair Oaks), le , David B. Birney à la tête de sa brigade reçoit initialement l'ordre de se déplacer le long de la voie ferrée pour soutenir le IVe corps de Keyes, mais les ordres changent rapidement. Birney doit alors garnir une ligne de trous de tir sur la route de Williamsburg et Richmond. Plus tard, il avance avec sa brigade sur la voie ferrée pour soutenir le corps de Keyes et engage ses hommes dans les bois, repoussant l'ennemi après une lutte acharnéeBirney, P. 343-351..
Au cours de la bataille, Birney fait face à des ordres contradictoires, notamment de la part des généraux Kearny et Heintzelman, ce qui le place dans une situation délicate. Il prend des décisions cruciales concernant le positionnement de ses troupes, cherchant à la fois à suivre les directives et à assurer l'efficacité de sa brigade dans le contexte chaotique de la bataille. Ses actions permettent notamment de soutenir le division de Couch et de contenir l'avance ennemie.
Lors de la bataille de Seven Pines, il est accusé de désobéissance aux ordres par son commandant, le général Heintzelmann mais il se défend en invoquant des ordres mal compris. Birney est traduit en cour martiale mais avec le témoignage de soutien du général Kearny, il est acquitté et reprend son commandement.
Birney combat lors de la seconde bataille de Bull Run en appui du général John Pope commandant de l'armée de Virginie. Il participe à la bataille de Chantilly où Birney assume le commandant de la division après le décès de Kearny. Birney prend ensuite officiellement le commandement de la division. En poste à Washington, il ne prend pas part pas à la bataille d'Antietam mais sa division est affectée à l'armée du Potomac et combat à Fredericksburg.
Fredericksburg La division qu'il commande fait partie de la grande division du centre, issue de la réorganisation de l'armée du Potomac réalisée par le général Burnside, commandée par la général HookerDavis, p. 89.. Le IIIe corps est positionnée près de Falmouth, en face de Fredericksburg.
Dans la nuit du , Birney reçoit l'ordre de déplacer sa division, composée des brigades de Robinson, de Ward, et de Berry, vers la Rappahannock, préparant ainsi le terrain pour la traversée. Tôt le lendemain matin, sa division traverse la rivière, se mettant en position pour recevoir les ordres du général Reynolds.
Le , alors que l'armée de l'Union lance ses assauts, Birney et sa division sont placés en soutien des troupes du général Meade. Lorsque les forces de Meade commencent à reculer sous la pression confédérée, Birney prend l'initiative d'engager ses hommes pour stopper l'avance ennemieDavis, p90.. Ce faisant, il dévie des ordres initiaux, un acte qui va alimenter les controverses.
Là, il rencontre de nouveaux problèmes de discipline, cette fois pour avoir refusé de soutenir la division du major-général Meade lors d'une attaque de l'Union sur le flanc gauche de la ligne. Des témoignages contradictoires ont émergé, notamment celui de Meade qui affirme avoir envoyé plusieurs messages à Birney, demandes que Birney nie avoir reçuesDavis, p100.. Cette divergence de récits a conduit à des interrogations sur la communication et la coordination au sein de l'armée de l'Union.
Toutefois, il est félicité pour . Parmi les éloges, le général Stoneman salue la conduite de sa division. Les rapports officiels et les témoignages devant le Comité sur la conduite de la guerre ont offert des perspectives variées, soulignant la complexité de l'évaluation du rôle de Birney. À la fin de la bataille, la division de Birney a subi des pertes considérables, témoignant de l'intensité des combats auxquels elle avait participéDavis, p101.. Son action a contribué à stabiliser la situation à un moment critique, même si elle a également alimenté des débats sur sa conformité aux ordres.
Il n'est toutefois pas promu, malgré le soutien du général Hooker et d'autres personnalités politiques républicaines, lors la série de promotions qui a lieu début 1863 dont fait notamment partie les généraux Sickles et BerryDavis, p108..
Chancellorsville Birney mène sa division dans la sanglante bataille de Chancellorsville où elle subit plus de pertes que toutes les autres divisions.