Le (consulté le 5 février 2016). ou (consulté le 5 février 2016).Selon les rectifications orthographiques du français en 1990 : . est une plante aquatiqueEntrée dans ., Angiospermes basales, de la famille des Nymphéacées (contrairement au lotus qui fait partie des Nélumbonacées)Entrée dans ., de l'ordre des Nymphéales, à rhizome, pourvue de larges feuilles arrondies flottantes et de grandes fleurs solitaires blanches, jaunes, violacées ou rougeâtres, se développant à la surface des eaux stagnantes ou à débit très lent dans les pays chauds et tempérés.

Ainsi défini, nénuphar est un nom vernaculaire ambigu en français car il est employé pour désigner tant des espèces du genre que des espèces du genre , ou encore du genre Victoria, nénuphars géants d'Amazonie, Victoria amazonica., et Victoria cruziana..

Par analogie avec le lis, le nénuphar est parfois désigné sous les appellations lis d'étang (consulté le 5 février 2016). (sens onglet « LIS, n. m. », 1, consulté le 5 février 2016). ou lis d'eau.

Par métonymie, nénuphar désigne le rhizome ou la fleur de la plante.

Faux-nénuphar désigne des Nymphoïdes tels que le Limnanthème faux-nénuphar ou Petit nénuphar pelté (.).

Terminologie

Étymologie Le substantif masculin nénufar est emprunté, par l'intermédiaire du latin médiéval , à l'arabe nainūfar, nīnūfar, nīlūfar, du persan / nīlūfar, lui-même emprunté au sanskrit / nīlōtpala (« lotus bleu »), composé de / nīlah (« bleu-noir ») et utpalam (« fleur du lotus »).

D'un autre côté, les égyptologues offrent une autre étymologie. Le mot nufar en arabe égyptien signifie une plante d'eau connue sous le nom de « lotus blanc », le Nymphaea lotus. Le mot nufar remonte au « lotus blanc » nfr égyptien, qui, bien que non mentionné dans le dictionnaire de Berlin, apparaît, au pluriel, dans deux textes hiéroglyphiques tardifs. Il pourrait avoir une forme différente de pluriel n3 nfrw; cette forme ne nous est pas parvenue. Cependant, il s'agit d'une forme qui respecte pleinement les lois de la grammaire égyptienne. La forme n3 nfr correspond au français nénuphar.

Orthographe L'Académie française a initialement écrit « nenufar », puis « nénufar » de 1762. jusqu'en 1935 (huitième édition de son Dictionnaire) et les rectifications orthographiques du français en 1990 préconisent de revenir à cette orthographe du fait de l'origine « arabo-persane » du mot (nīnūfar), car le digramme ph serait conforme à une translittération du phi (φ) du grec ancien mais pas du fāʾ (ﻑ) arabe.

vignette|upright=1.25|Nymphes et nénuphars (John William Waterhouse, Hylas et les Nymphes, 1896). En adoptant la graphie « nénuphar » dans la huitième édition de leur Dictionnaire (achevée en 1935), les académiciens se seraient laissés aller à un rapprochement sémantique avec les nymphes (ces dernières partageant avec les nénuphars un attrait certain pour l’eau), mais également avec le genre Nymphaea, qui est celui de certains nénuphars. Dans son propre dictionnaire, Émile Littré a comme entrée principale « nénufar », mais cite également « nénuphar » « d'après l'usage des botanistes »Voir l'article correspondant sur Gallica ; on notera par ailleurs que Littré, de manière contradictoire, emploie successivement les deux orthographes dans le corps de l'article !. Cette dernière graphie figurait déjà dans divers dictionnaires tels que celui de Thomas Corneille, celui de Jean Nicot, l'édition posthume () du Dictionnaire universel. d'Antoine Furetière (-), son édition revue et corrigée () par Henri Basnage de Beauval (-) et l'édition lorraine () du Dictionnaire de TrévouxEntrée dans Dictionnaire de Trévoux (consulté le 6 février 2016)..

Un autre genre de nénuphar est Nuphar, nommé en 1809 par le britannique James Edward Smith. L'orthographe du nom de ce genre laisse penser que la chose n'est pas simple, ainsi qu'il apparaît déjà chez Littré.

Par plaisanterie, on a appelé « guerre du nénufar » ou « guerre du nénuphar » les polémiques qui ont agité la France au début de l'année 1991 à propos des rectifications orthographiques. En 2005, une brochure exposant l'orthographe de 1990 a été éditée sous le titre Le millepatte sur un nénufar..

Dans l'évolution Les nénuphars (Nymphaea et Nuphar) comptent parmi les plus primitives des dicotylédones comme le montrent une organisation en spirale et un nombre important de feuilles florales, cependant ils sont également très spécialisés pour ce qui concerne leurs feuilles flottantes et leur production subaquatique de grainesNénuphar blanc, NaturGate, consulté 20 aout 2018.

Origine des hybrides colorés Jusqu'au , il n'existe en Europe qu'une seule espèce de nénuphar, le nénuphar blanc, Nymphaea alba. C'est un horticulteur du Lot-et-Garonne, Joseph Bory Latour-Marliac, qui a l'idée de créer des hybrides colorés en croisant l'espèce autochtone avec des espèces tropicales achetées à des collectionneurs. Il en expose dans les bassins du Trocadéro à l'Exposition universelle de Paris de 1889. C'est là que Claude Monet découvre la splendeur de ces fleurs nouvelles. Il décide alors d'acheter la propriété de Giverny dont il est locataire et de faire aménager des « jardins d'eau » plantés des nénuphars commandés à Monsieur Latour-Marliac. C'est ainsi qu'il contribuera à rendre ces plantes célèbres en leur consacrant plus de , dont les plus célèbres sont Les Nymphéas exposés au musée de l'Orangerie des Tuileries à Paris.

Langage des fleurs

Dans le langage des fleurs, le nénuphar symbolise l'indifférence. .

Galerie

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Emblème du Bangladesh

Catégorie:Nom de plante ambigu Catégorie:Plante d'eau douce

fa:نیلوفر آبی