Le Salat est une rivière du Sud-Ouest de la France qui coule dans la région naturelle du Couserans, dans les départements français de l'Ariège et de la Haute-Garonne, en région Occitanie. C'est un affluent de la Garonne en rive droite.
Géographie
De , le Salat prend sa source dans les Pyrénées. Il naît de neuf sources à en amont du hameau de Salau, sur la commune de Couflens, sur le flanc nord du Mont Rouch (), à . Il s'appelle aussi dans cette partie haute le Ruisseau de Bégé.
L'orientation générale de son cours va du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la vallée d'Angouls, prend de l'ampleur puis franchit à Kercabanac le massif de l'Arize, où il parcourt les gorges de la Ribaute. Il passe à Saint-Girons en traversant la ville en son milieu et en recevant deux affluents majeurs, le Lez et le Baup, puis il arrive en contrebas de la cité de Saint-Lizier.
Le Salat se jette dans la Garonne, en rive droite à Roquefort-sur-Garonne près de Boussens, à , entre l'autoroute française A64 et la ligne ferroviaire Tarbes-Toulouse. Départements, communes et cantons traversés Dans les deux départements de l'Ariège (09) et de la Haute-Garonne (31), le Salat traverse les vingt-sept communes suivantes, de l'amont vers l'aval, de Couflens (source), Seix, Oust, Soueix-Rogalle, Soulan, Erp, Lacourt, Eycheil, Encourtiech, Saint-Girons, Saint-Lizier, Lorp-Sentaraille, Gajan, Taurignan-Vieux, Caumont, Mercenac, Prat-Bonrepaux, Lacave, Castagnède, La Bastide-du-Salat, His, Touille, Mane, Salies-du-Salat, Cassagne, Mazères-sur-Salat, Roquefort-sur-Garonne (confluence).
Soit en termes de cantons, le Salat prend source dans le canton du Couserans Est, traverse les canton des Portes du Couserans, conflue dans le canton de Bagnères-de-Luchon, le tout dans les arrondissements de Saint-Girons et de Saint-Gaudens.
Toponymes Le Salat a donné son hydronyme aux trois communes suivantes de La Bastide-du-Salat, Salies-du-Salat, Mazères-sur-Salat.
Bassin versant Le Salat traverse les vingt zones hydrographiques O029, O030, O031, O032, O033, O034, O035, O036, O038, O039, O049, O050, O051, O052, O053, O055, O056, O058, O059, O060 pour une superficie totale de . Ce bassin versant est constitué à 73,79 % de , à 25,07 % de , à 1,09 % de , à 0,05 % de .
Organisme gestionnaire L'organisme gestionnaire est le SYCOSERP ou Syndicat Couserans Service Public, créé en 2000, sis à Saint-Girons.
Affluents Le Salat a cent-trois tronçons affluents référencés. Principaux affluents vignette|droite|upright=2|Les principaux affluents du Salat et la situation du Couserans dans le département de l'Ariège Les principaux affluents sont : l'Alet (rdrd pour rive droite, rg pour rive gauche) le ruisseau d'Estours (rg), le ruisseau d'Esbints le Garbet (rd), l'Arac (rd), Le Nert la Rivière d'Alos (rg), le Lez (rg), le Baup (rd), le ruisseau de la Gouarège (rg), l'Arbas (rg), le Lens (rd), Le Lavin (rd),
Rang de Strahler
Hydrologie vignette|droite|Hydroélecticité près de Cassagne. Le Salat est une rivière fort abondante, comme tous les cours d'eau issus des régions pyrénéennes. Le Salat à Roquefort-sur-Garonne thumb|right|Le Salat à Roquefort-sur-Garonne. Son débit a été observé sur une période de 95 ans (1913-2007), à Roquefort-sur-Garonne, localité située au niveau du confluent du Salat et de la Garonne. Le bassin versant de la rivière y est de , c'est-à-dire sa totalité.
Le module de la rivière à Roquefort-sur-Garonne est de .
Le Salat présente des fluctuations saisonnières typiques d'un régime presque purement nival. En effet il n'y a pas de période de hautes eaux d'automne en octobre-novembre comme habituellement dans la région. Les hautes eaux se situent au printemps, d'avril à juin inclus et portent les débits mensuels à un niveau situé entre 58 et (avec un maximum en mai). Ces maxima sont dus à la fonte des neiges. Dès le mois de juin, s'amorce une rapide décrue suivie des basses eaux d'été-automne qui mènent le débit moyen à son étiage du mois d'août avec une moyenne mensuelle de , ce qui reste fort élevé, il est vrai. Suit alors une lente remontée des débits en automne-hiver jusqu'au sommet du printemps suivant. Au total, les oscillations saisonnières paraissent ainsi fort peu importantes, mais les fluctuations sont bien plus prononcées sur de courtes périodes.
Étiage ou basses eaux À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque , en cas de période quinquennale sèche, ce qui reste confortable comparé à la moyenne des cours d'eau de France.
Crues Les crues peuvent être très importantes, comme c'est le cas pour tout cours d'eau issu de hautes montagnes, sans atteindre les sommets des cours d'eau méditerranéens ou cévenols. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 510 et . Le QIX 10 est de et le QIX 20 de . Quant au QIX 50, il se monte à pas moins de .
Le débit instantané maximal enregistré a été de le , tandis que la valeur journalière maximale était de le . En comparant la première de ces valeurs avec l'échelle des QIX de la rivière, il apparaît que ces crues étaient bien plus que des crues cinquantennales, peut-être centennales ou plus, et certainement très exceptionnelles.
Lame d'eau et débit spécifique Au total, le Salat est une rivière abondante, alimentée par des précipitations elles aussi abondantes, arrosant la région des Pyrénées et des Petites Pyrénées où elle coule. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de , ce qui est très élevé, largement supérieur à la moyenne d'ensemble de la France, et seulement inférieur à certains bassins des Pyrénées occidentales, des Alpes du nord, des Cévennes et de quelques autres sommets du Massif central français, des Vosges et du Jura. Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint de bassin.
Aménagements et écologie
Hydroélectricité Le Salat compte une trentaine d'aménagements (seuils et barrages) permettant d'alimenter environ 25 usines hydroélectriques. Des investissements de diverses natures sont réalisés régulièrement pour optimiser et moderniser les installations, permettre le passage de poissons migrateurs... Cette production revendue à Enedis génère une économie locale non négligeable.
Activités touristiques vignette|gauche|Le Salat à Saint-Girons. vignette|droite|Vue du Mont Valier depuis Ustou. Sports d'eau vive en Haut-Salat (base à Seix) : Canoë-kayak Rafting Hydrospeed Pêche sportive ou de détente
Saint-Girons : Des canards colvert naviguent en liberté sur les rivières à Saint-Girons. Chaque samedi se tient un marché pittoresque connu jusqu'à Toulouse, sur le champ de Mars situé le long du Salat et desservi depuis le château des Vicomtes par une passerelle. Confluences du Lez et du Baup avec le Salat. Plan d'eau et digues du Salat au centre-ville. Commerces, centre nautique, cinéma, spectacles, expositions, galerie d'art, office de tourisme, voies vertes, randonnée urbaine des trois passerelles... Saint-Lizier : L'antique petite ville de 1650 habitants possède deux cathédrales : la cathédrale Saint-Lizier et la cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède et un imposant palais épiscopal des car ce fut un évêché de 450 environ à la Révolution. L'Enceinte gallo-romaine flanquée de 12 tours dont 10 subsistent en partie est par endroit bien visible. Tour de l'Horloge du . L'ensemble des deux cathédrales, du palais des évêques et des remparts est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO (chemins de Compostelle). Ancien Hôtel-Dieu. Pont romain. Résidence de tourisme, restaurants... Lorp-Sentaraille : aérodrome de Saint-Girons - Antichan, médiathèque à Sentaraille, musée Aristide-Bergès, restaurants. Touille : lac aménagé et aleviné sur une ancienne gravière alimentée par le Salat, avec parcours de santé, aire de pique-nique.
Liens externes Vues du haut Salat
Voir aussi
Le Couserans Le Haut-Salat Les Petites Pyrénées La liste des rivières de France La liste des cours d'eau de l'Ariège Les débits des cours d'eau du bassin de la Garonne Le bassin de la Garonne Le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises
Notes et références Notes
Références
Salat Catégorie:Cours d'eau en Haute-Garonne Catégorie:Cours d'eau dans l'Ariège Catégorie:Cours d'eau en Gascogne Catégorie:Cours d'eau issu des Pyrénées