thumb|Le decumanus maximus de Palmyre, en Syrie. Le est un axe est-ouest dans une ville romaine.

Étymologie Le mot est probablement lié étymologiquement au mot latin , dix, sans que la raison en soit claire, même si le chiffre romain qui le représente, X, se présentait vraisemblablement à l'esprit de tout arpenteur romain qui voit le croisement des deux axes orthogonaux qui structurent toute ville romaine, le decumanus et le cardoC'est l'explication donnée par les .

Caractéristiques En centuriation romaine, un est une voie orientée d'est en ouest, dans une ville, un camp ou une colonie romaines. Le principal est le , qui relie normalement la Porta Praetoria (la plus proche de l'ennemi dans un camp romain) à la porta decumana (la plus éloignée).

Suivant un plan hippodamien, le et l'axe qui lui est perpendiculaire, le , sont les axes principaux qui structurent tout camp romain et, en principe, toute fondation de colonie romaine. Ce schéma d'urbanisation, qui se diffuse dans tout l'Empire romain, trouverait son origine dans les rites du bornage étrusque. En pratique, l'orientation selon les points cardinaux pouvait être plus ou moins exacte, l'orthogonalité des axes étant plus systématiquement respectée.

Le forum, cœur de la vie économique de la ville, est normalement situé à l'intersection du et du (parfois nommée groma par abus de langage), ou à proximité immédiate.

Exemples Croatie : Split : le palais de Dioclétien répond au système urbanistique romain, le reliant la à l'ouest à la à l'est. Espagne : Barcino (Barcelone) : le débutait à la porte romaine en face de l'actuelle . France : Aquae Sextiae (Aix-en-Provence) : le a été identifié sous la place de l'Archevêché. Augustodurum (Bayeux) : le correspond à l'actuelle Grand-rue. Burdigala (Bordeaux) : le correspond aux actuelles rues de la Porte Dijeaux et Saint-Rémi ; son extrémité occidentale est marquée par la porte Dijeaux. Lutèce (Paris) : bien que le tracé ne soit pas très net, le correspondrait à l'actuelle rue Soufflot. Metz : le correspond à l'actuelle en Fournirue. Nice : le du site de Cemenelum est visible sur les vestiges mis au jour sur la colline de Cimiez. Orléans : le correspond à l'axe formé par la rue de Bourgogne. Poitiers : la Grand'rue suit le tracé du gallo-romain. Reims : le correspond à l'axe formé par la rue de Vesle (en passant par l'avenue Jean-Jaurès, la place Cérès et la place Royale). Strasbourg : le correspond aux rues des Hallebardes et des Juifs. Toulouse : le correspond à un axe parallèle à l'actuelle rue de Metz passant par la rue de la Croix Baragnon. Italie : Aoste : le correspond à l'axe formé par la , la via Jean-Baptiste de Tillier et la via Édouard Aubert. Naples : le (aujourd'hui via dei Tribunali) est l'un des axes urbains qui traverse, depuis l'époque gréco-romaine, le centre historique ; il existe également deux autres decumani parallèles à celui-ci, l'un inférieur (aujourd'hui Spaccanapoli) et l'autre supérieur (via Sapienza, via Pisanelli, et via Anticaglia) Jordanie : Gadara (Umm Qeis) : le decumanus est toujours existant sur environ un kilomètre. Syrie : Damas : la via Recta s'étend sur et relie les portes est et ouest. Palmyre : le decumanus maximus. Liban : Beyrouth : la rue Weygand, orientée d'est en ouest, suit toujours l'ancien .

Annexes Références . . . . . . .

Bibliographie .

Articles connexes Apports des Étrusques aux Romains Cardo maximus''

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