La classe T 47 constitue la première série des escorteurs d'escadreComparables aux destroyers des marines étrangères de la Marine nationale. Ils furent, avec les escorteurs rapides les avisos escorteurs et les escorteurs côtiers, parmi les premiers bâtiments de surface construits en France après la Seconde Guerre mondiale.À la suite des "T 47", fut construite une série de cinq escorteurs d'escadre désignés "T 53", de caractéristiques générales similaires mais spécialement aménagés pour la conduite des missions aériennesDirection de la chasse et de l'interception. Dotés à cet effet de moyens de détection aérienne plus performants, ils pouvaient tenir le rôle de "Piquet radar" pour l'éclairage d'une force navale.
Conception vignette|gauche|Le Surcouf (D621) en 1970. Douze navires ont été construits entre 1955 et 1957. Cette classe était dérivée des contre-torpilleurs de entrés en service en 1939-1940.
L'armement des « T 47 » était polyvalent, à la fois anti-navire, anti-aérien et anti-sous-marin. Ils furent conçus pour servir essentiellement à l'escorte d'une force navale comprenant un porte-avions, d'où cette appellation nouvelle d'escorteur d'escadre plus conforme à leur mission, que celle de contre-torpilleurs.
Les navires ont été modernisés dans les années 1960. Ils furent désarmés dans les années 1980 pour être remplacés par les frégates anti-sous-marine et anti-aériennes .
Modernisation Les bâtiments conducteurs de flottilles : (CDF) Trois unités (, , ) furent aménagées en conducteurs de flottille entre 1960 et 1962. Les transformations ont essentiellement porté sur un agrandissement du roof arrière et du bloc passerelle, afin de loger à bord un amiral, son état major et ses moyens de commandement (PC opérations et "passerelle amiral" avec un abri vitré). À cette fin, l'affût avant de et les deux plateformes de tubes lance-torpilles longues de , placées à l'arrière, ont été débarquées. L'armement se composait alors de : 3 tourelles doubles de 127 mm CAD 2 affûts doubles de 57 mm CAD 2 canons de 20 mm 2 plateformes triples de tubes lance-torpilles ASM de 550 mm
Les bâtiments lance-missiles : (BLM) vignette|gauche|Le Bouvet (D624) refondu "Tartar" en 1965. Quatre unités (, , , ) furent refondues entre 1961 et 1965 pour devenir des bâtiments lance-missiles mer-air. En , les États-Unispar le biais du proposent à la France de fournir gratuitement le système d'armes RIM-24 Tartar (Missiles, rampe de lancement, conduite de tir et radar tridimensionnel). La refonte du bâtiment et la maintenance du système d'arme restant à la charge du pays bénéficiaire. En , la Marine nationale répond favorablement à cette offre et demande à ces conditions la livraison de quatre systèmes d'arme Tartar pour 4 T47B, au rythme d'un par an, à partir de l'été 1961. En , l'organisme américain M.A.A.G. indique que le premier système sera livrée au cours du second semestre 1961, et précise que le bâtiment receveur devra être "Earmarked for NATO Command", ce que le gouvernement français accepte sans réserve. Mais en le M.A.A.G. signale que l'aide militaire américaine aux Alliés est restreinte et qu'en conséquence la livraison des trois derniers systèmes ne sera plus gratuite. Effectivement, seul le premier système d'arme, installé sur le Dupetit-Thouars sera offert par les États-Unis.. Après cette refonte Tartar leurs équipages furent réduit à 277 hommes et leur armement était de : 1 rampe simple Tartar MK13 (40 missiles en soute) 3 affûts doubles de 57 mm 1 lance-roquette ASM sextuple de 375 mm 2 plateformes triples de tubes lance-torpilles ASM de 550 mm
Les bâtiments anti sous-marins : (BASM) Cinq unités (, , , , ) furent refondues à partir de (D'Estrées) pour redevenir opérationnels en (Guépratte) comme bâtiments de lutte anti-sous-marine. Ils furent les premiers bâtiments de la Marine nationale à embarquer un sonar remorqué à immersion variable pour détecter les sous marins. Après cette refonte Malafon leur armement était de : 2 tourelles simples 100 mm GIAT 1 lanceur de missiles ASM Malafon 2 canons de 20 mm 1 lance-roquettes ASM sextuple de 375 mmLance-roquettes de 375 mm modèle 1972 - site net-marine 2 plateformes triples de tubes lance-torpilles ASM de 550 mm
Les unités du type T 47 Indicatif visuelNomChantier navalLancementArmementModernisationFin de carrièreD621SurcoufArsenal de LorientConducteur de flottilleAbordé le ;coulé comme navire cible en D622KersaintArsenal de LorientBâtiment lance-missilesdésarmé le ;coulé comme navire cible en D623Ateliers et chantiers de Bretagne NantesConducteur de flottilleDésarmé le ; démantelé en 1990D624BouvetArsenal de LorientBâtiment lance-missilesdésarmé le ; brise lames à Lorient de 1982 à 2012; démantelé en 2013 à GandD625Dupetit-ThouarsArsenal de BrestBâtiment lance-missilesdésarmé en D626Chevalier PaulForges et Chantiers de la GirondeConducteur de flottilledésarmé en ;coulé comme navire cible en D627Arsenal de LorientBâtiment anti sous-marindésarmé le ; navire musée à NantesD628VauquelinArsenal de LorientBâtiment anti sous-marindésarmé le ;coulé comme navire cible le D629D'EstréesArsenal de BrestBâtiment anti sous-marindésarmé le ;coulé comme navire cible le D630Du ChaylaArsenal de BrestBâtiment lance-missilesdésarmé le ;coulé comme navire cible en D631CasabiancaForges et chantiers de la Gironde Bâtiment anti sous-marindésarmé le ; démantelé en 1987D632GuépratteAteliers et Chantiers de Bretagne NantesBâtiment anti sous-marindésarmé le ;coulé comme navire cible le
Voir aussi
Articles connexes destroyer et frégate Liste des escorteurs français
Liens externes Escorteur d'escadre Surcouf - caractéristiques sur site net-marine
Notes et références
Conway's All the World's Fighting Ships (1947-1995)
Sources
Catégorie:Classe d'escorteur de la Marine française