Ransart (en wallon El Ronsåt) est une section de la ville belge de Charleroi située en Wallonie dans la province de Hainaut. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Ransart était une commune du département de Jemmapes sous le régime français (1795-1815). La localité de Ransart se trouve en bordure de l'aéroport de Charleroi Bruxelles-Sud (BSCA) qui accueille sur son terrain des compagnies à bas coût (low cost).
Toponymie Anciennes formes : Rhoardi Sartum (1154), Roharsart (1209). Défrichement de Hrodhard. Géographie
Situation Ransart est situé dans la province de Hainaut en Wallonie, la commune est située dans le Pays de Charleroi et elle fait partie de l'arrondissement de Charleroi.
Localités limitrophes
Géographie physique La géographie physique de Ransart, section orientale de la ville de Charleroi, se caractérise par un relief doucement ondulé, typique de la Basse Sambre et du sillon sambro-mosan, où les altitudes varient généralement entre 130 et 160 mètres selon les modèles altimétriques LiDAR diffusés par le Géoportail de la Wallonie.
Le territoire repose sur des formations géologiques du Carbonifère, dominées par des schistes, grès et veines houillères, dont la structure a conditionné l’histoire industrielle locale ; ces données sont documentées dans les inventaires géologiques et topographiques produits par l’Institut géographique national (IGN) et les services géomatiques wallons.
L’ondulation du terrain résulte de l’alternance de couches résistantes et tendres, créant de faibles interfluves et des dépressions où se sont installés les anciens noyaux d’habitat. L’hydrographie est discrète mais structurante : le réseau de petits ruisseaux temporaires suit les lignes de pente et s’inscrit dans le bassin versant de la Sambre, comme l’indiquent les cartes hydrologiques disponibles via WalOnMap.
L’occupation du sol, analysée par les données d’utilisation du sol du SPW, montre une mosaïque de zones urbanisées, de jardins, de friches et de reliquats boisés, témoignant d’une transition entre milieu urbain et espaces semi-ruraux. L’ensemble compose un paysage marqué par la topographie douce, la géologie houillère et les traces de reconversion post-industrielle, lisibles dans la morphologie actuelle du territoire.
Quartiers Les Raspes, Masse-Diarbois, Tailleny, Le Soquoy, Ransart-Bois ou simplement Bois, Les Hamendes à cheval sur Ransart et Jumet, Le Philosophe, Leausurelle, Le Vigneron, La Flanière, Pré des Béguines, Cayaudrie, Le Fricot, Fontaine des Malades, Bois Noël, Puits , La Bassée, Jean Froie, Le Fonteny et Trichot.
Cités Cité Tollaire et cité Lefèvre.
Hydrographie La commune est arrosée par le ruisseau des Goutteaux qui se jette dans le ruisseau de Capilône, elle même sur le territoire de Ransart et on note la présence à la limite nord-ouest du ruisseau du Tintia qui marque la limite avec Gosselies et au sud à la limite avec Gilly, le ruisseau de Lonzauri.
Démographie + Évolution de la populationSauf 1977 - 1977 - 1801 1846 1900 1947 1977Fusion de communes en Belgique. 2001
Histoire L’étymologie du nom propre Ransart viendrait peut être du verbe sarter due au nombre d’arbres qui furent sartés pour bâtir Ransart qui était appelé « Pays des arbres ». D’autres sources pensent que Ransart viendrait de « El Ronsau » qui veut dire étendue de saules, ou rohassart qui veut dire terre en friches.
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977 Lambert Piérard, de 1830 à 1872. Édouard Piérard, de 1872 à 1879. Victor Stassart, de 1879 à 1883 (Parti catholique). Adolphe Lemal, de 1883 à 1885 (Parti libéral). Édouard Deulin, de 1885 à 1894 (Parti catholique). Eugène Dullière, faisant fonctionEn remplacement d'Édouard Deulin, qui a été coupable de détournement des indemnités qui étaient versés à la commune du chef de logement des troupes en temps de grèves (Journal de Charleroi du )., de 1894 à 1896 (Parti libéral). Victor Lepage, de 1896 à 1903 (Parti libéral). Zénon Bauthier, de 1903 à 1912 (Parti libéral). Léon Lonfils, faisant fonction de 1912 à 1921 (Parti libéral). Georges Lemoine, de 1921 à 1937 (POB). Auguste Paternoster, de 1937 à 1940 (POB). Jean Demaret, de 1940 à 1942 (Rex). Oswald Laurent, de 1947 à 1952 (PSB). Marcel Frère, de 1952 à 1962 (PSB). Gérard Verschelden, de 1962 à 1964 (PSB). Ernest Demannet, de 1964 à 1977 (PSB).
Patrimoine et culture vignette|Le coron d'Appaumée. Patrimoine architectural Le coron de l'ancien charbonnage d'Appaumée, ensemble de 18 maisons de mineurs datant de la fin du ou du début du , classé depuis 1994. L'ancienne maison du directeur date de la fin du . Elle se situe rue d'Appaumée. L'église Saint-Pierre est un édifice religieux de style néo‑gothique, érigé majoritairement en brique et achevé en 1888 sous la direction de l’architecte Émile Tirou. Sa façade se distingue par trois portails et par une tour quadrangulaire de grande hauteur, articulée en trois niveaux largement ouverts par des baies en arc brisé. La tour est couronnée d’une balustrade en pierre flanquée de quatre pinacles, tandis qu’une flèche élancée en ardoises s’élève depuis une toiture frontale à longues croupes. L’intérieur se compose d’une nef centrale accompagnée de deux collatéraux, l’ensemble réparti en six travées et renforcé extérieurement par des contreforts. Les espaces liturgiques se terminent par des chevets à trois pans, éclairés par des ouvertures axiales. De hautes fenêtres en tiers‑point assurent l’éclairage naturel. L’édifice est couvert d’une toiture en ardoises et s’est vu adjoindre, au sud, une sacristie construite ultérieurement. Situé dans le quartier de Ransart-Bois. L'ancien hôtel de ville. L’existence d’une première maison communale à Ransart semble remonter à la période postérieure à 1827, lorsque la commune envisagea d’utiliser le produit de la vente de ses biens pour aménager une salle d’école et un local destiné au Conseil. En 1834, le bourgmestre Piérard signala au Gouverneur du Hainaut que la localité disposait désormais d’un bâtiment administratif comprenant une école et le logement de l’instituteur. Un plan daté des années 1830 confirme la présence d’un édifice à l’emplacement de la future maison communale. Au fil du temps, cette construction devint vétuste. En 1880, le Conseil communal projeta d’importants travaux : création d’une vaste salle publique au rez-de-chaussée, installation des bureaux à l’étage, suppression de la tourelle et remplacement de la pierre blanche par de la pierre bleue. Ces transformations ne furent toutefois pas menées à terme, car la même année, la commune décida d’ériger un nouvel Hôtel de Ville accompagné d’une école et du logement de l’instituteur. Le , le Conseil confirma son intention et confia la conception du projet à l’architecte Émile Tirou, qui remit ses plans en février 1884. Le devis, estimé à 30 000 francs, fut approuvé par la Députation permanente, et les travaux adjugés à l’entrepreneur Auguste Devreux pour 28 900 francs. En 1885, la commune acquit la maison d’Auguste Cornil ainsi que l’ancienne maison vicariale, toutes deux démolies pour permettre l’implantation du nouvel édifice sur la place du Centre. Le chantier connut plusieurs litiges, notamment au sujet des dimensions de la cage d’escalier menant à la salle des fêtes et de la qualité des fondations. Des divergences opposèrent l’architecte, l’entrepreneur et l’administration, conduisant à une action en justice dont Tirou sortit finalement victorieux. D’autres contestations apparurent en juillet 1885 concernant la charpente et les matériaux utilisés, mais les corrections apportées permirent une réception provisoire des travaux le . L’ameublement, initialement estimé à 2 500 francs, fut progressivement réduit à 1 422,65 francs en 1886. L’édifice, légèrement surélevé par rapport à la place, adopte un plan rectangulaire de cinq travées, flanqué d’un beffroi carré partiellement hors-œuvre. Les façades latérales se terminent par des pignons découverts surmontés d’un attique, tandis que l’arrière accueille une avancée abritant l’escalier. La construction associe briques et pierre de taille de Saint-Amand-Ligny, utilisée pour les chaînages, encadrements et éléments décoratifs. Le beffroi, coiffé d’un clocher à bulbe percé de lucarnes et surmonté d’un lanternon, constitue l’élément architectural majeur. L’ensemble, de style éclectique à tendance néo-baroque, présente des similitudes avec l’Hôtel de Ville d’Anderlecht conçu par Jules-Jacques Van Ysendijck. Devenu trop exigu pour les besoins administratifs contemporains, l’Hôtel de Ville de Ransart fut désaffecté en 1986, lors du transfert des services vers le nouveau complexe de la rue de l’Appaumée, aujourd’hui occupé par le département de l’Écologie urbaine. Aujourd'hui en ruine à cause de l'explosion et de l'incendie survenu en . La chapelle du calvaire, construite en 1862 en style néo-gothique, elle se situe sur la place Louis Delhaize. La chapelle Sainte-Thérèse, rue Paul Pastur construite en 1930 dans un style art-déco. La chapelle Notre-Dame du Bon-Secours, elle est située rue d'Heppignies, elle date de 1777. Autres bâtiments vignette|La maison communale datant de 1980.Le château d'eau, construit en 1952. La maison communale, rue d'Appaumée. La décision de reconvertir l’ancien site charbonnier de l’Appaumée est prise le , et la maîtrise architecturale du projet est confiée à Jacques Depelsenaire. Le programme de construction reçoit son approbation officielle le . Le , l’exécution du chantier du futur bâtiment administratif est attribuée à la société Koekelberg. L’édifice prévu comporte trois niveaux, chacun développant une superficie d’environ . La pose de la première pierre intervient le , marquant le début symbolique du chantier. Le complexe est finalement inauguré en novembre 1985, clôturant plusieurs années de transformation du site industriel. Dans le cadre de l’aménagement des abords, plusieurs monuments commémoratifs sont déplacés : les stèles sculptées par Weygers en hommage aux habitants de Ransart tombés durant la Première Guerre mondiale, initialement fixées à la façade de l’Hôtel de Ville ; le monument dédié aux victimes de la Seconde Guerre mondiale, auparavant situé sur la place communale. Ces éléments mémoriels sont réinstallés devant le complexe de l’Appaumée, où ils constituent désormais un ensemble patrimonial cohérent. Les serres de la ville de Charleroi.
Bâtiments démolis L'église Saint-Martin, Construite au et rénovée en 1760, elle fut agrandie en 1834 par l'architecte Kuypers, puis de nouveau en 1904 par Hector Leborgne qui l'étendit vers l'est. Cette église était située dans le hameau de Fonteny puis démolie avec d'autres maisons pour faire place à l'agrandissement de l'aéroport vers 2002. Le presbytère, datait de 1761, et démoli avec le hameau et l'église pour cause de l'agrandissement de l'aéroport.
Culture Bibliothèque du réseau publique de Charleroi, rue des Carabiniers.
Lieux publics
Parc Le parc Appaumée de Ransart se présente comme un espace vert public issu de la reconversion d’un ancien site charbonnier, témoignant de la manière dont l’urbanisme carolorégien a transformé des friches industrielles en lieux de détente et de biodiversité. Situé à proximité immédiate du complexe de l’Écologie urbaine de la Ville de Charleroi, il s’inscrit dans un environnement où se côtoient orangerie, serres, rucher‑école et jardin naturel, ce qui lui confère une vocation à la fois récréative et pédagogique.