Tréminis est une commune française de montagne, située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Son territoire, à l'aspect essentiellement rural de la haute vallée de l'Ébron, historiquement rattachée au pays du Trièves, dans l'ancienne province du Dauphiné. La commune est adhérente à la communauté de communes du Trièves et ses habitants sont dénommés les TréminisousSite habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère..

Géographie Situation et description Située dans le Trièves au pied du Grand Ferrand, Tréminis est une commune entourée par les montagnes (Grand Ferrand, Ménil, Aup) et composée de quatre hameaux : l'Église, le Serre, Château-Bas et Château-Méa.

Son accès se fait par la route de Lalley, en contournant le Ménil à l'est, ou par le nord en passant par le col de Mens. Cette route sinueuse est une étape systématique du Rallye du Trièves.

Tréminis serait à l'origine un monastère datant du . Ses grandes maisons couvertes de tuiles en écailles reposant sur des génoises attestent d'un passé de traditions.

Point de départ de nombreuses excursions, la commune attire aujourd'hui de plus en plus de touristes.. C'est la commune la plus méridonale du département de l'Isère.

Géologie Présentation Le territoire de Tréminis est situé au pied de la pente occidentale de l'Obiou, en bordure nord d'une dépression à fond presque plat qui constitue le cirque des sources de l'ÉbronSite geol-alp.com, page sur Tréminis.. vignette|redresse=5|center|La région de Mens, Saint-Baudille-et-Pipet, l'entrée de la vallée de Tréminis au fond et l'Obiou.

Sites géologiques remarquables La « discordance anté-Sénonienne de Dévoluy » est un site géologique remarquable de , qui se trouve sur les communes de Lus-la-Croix-Haute (aux lieux-dits de La Jarjatte et Crête des Aiguilles) et de Treminis. En 2014, elle est classée « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016..

Communes limitrophes Le territoire de la commune de Tréminis est limitrophe de six autres communes, de deux autres départements (Drôme et Hautes-Alpes) et d'une autre région (Provence-Alpes-Côte d'Azur).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de , minimale en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Baudille-et-Pipet à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Hydrographie Le territoire communal est sillonné par plusieurs petits cours d'eau, la plupart rejoignant l'Ébron, un affluent du Drac, d'une longueur de . et qui s'écoule à proximité du bourg central après avoir pris sa source au pied du Grand Ferrand, dans le bassin de Tréminis.

Voies de communication La commune, son bourg central et ses hameaux, sont situés à l'écart des grands axes de circulation. La route départementale 216 (RD216) la relie cependant à la commune voisine de Saint-Baudille-et-Pipet par le col de Mens.

Urbanisme Typologie Au , Tréminis est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (89,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (89,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (17,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11 %), zones agricoles hétérogènes (6,5 %), prairies (3,3 %), terres arables (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits et écarts Les hameaux : Le Serre, l'Église, Château-Bas, Château Méa. Les autres lieux-dits : La Chenal, Sauvanière, la Faurie, les Granges, Pré-Girard, la Plaine …

Risques naturels et technologiques Risques sismiques

L'ensemble du territoire de la commune de Tréminis est situé en zone de sismicité , « risque modéré », comme la plupart des communes de son secteur géographique. Elle se situe cependant au sud de la limite d'une zone sismique classifiée de « moyenne » et qui partage le département de l'IsèreSite de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - LégifranceType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 3Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s

Autres risques Les risques répertoriés pour la commune par la préfecture de l'Isère sont : le risque de crue torrentiel, de glissement de terrain, de chute de pierres et blocs et d'avalancheSite isere.gouv.fr, fiche synthétique sur l’état des risques naturels, miniers et technologiques majeurs pour la commune de Tréminis..

Toponymie Plusieurs hypothèses ont été avancées dont entre trois monts ou trois châteaux et même terminus (« la borne »), car la commune se situe bien au bout de la vallée, mais la plus vraisemblable semble Transmenium signifiant « au delà de Ménil », montagne où se situe le col de MensSite treminis.fr, page "Découvrir Tréminis..

Histoire

La seigneurie est la propriété de la famille de Bérenger. Elle est située à l'écart de deux axes de communication (celui de Corps, et celui du col de Lus-la-Croix-Haute). Par conséquent, on n'y trouve pas les commerçants traditionnellement attachés aux axes routiers (hôteliers).

Elle confie la fonction judiciaire de capitaine-châtelain à la famille Jouguet issue de la paroisse, depuis la fin du . Cette famille tisse des liens avec la petite noblesse (d'Eschaffin, de Cornu) et les notables (Mousnier, Achard) du Trièves et du Vercors. Peu avant la Révolution, elle finit par posséder un fief. Elle va ensuite s'établir dans la haute bourgeoisie de Grenoble.

Dès le Réforme, il existe une importante communauté Protestante protestants dont les membres sont principalement établis dans les hameaux de Château-Bas et de Château-Méa.

Une verrerie fut fondée à Château-Bas en 1818 par les sieurs Daniel-Pierrel Pelissier, Fréderic Garnier et Jacques-François Toupense. L'abondance de bois de la commune, l'interruption des importations de verre depuis la Savoie, et vraisemblablement l'endettement de la commune qui a pu vendre des bois aux promoteurs de l'usine, ont motivé cette installation. L'usine s'approvisionnait en sable très blanc pris à Lus-la-Croix-Haute, dans la Drôme, et en bois dans la forêt de Tréminis. Elle occupait trente ouvriers pour la fabrication, et plus de quarante pour l'exploitation du bois. La production annuelle de de verre de chacune était significative pour l'époque. L'usine, mal acceptée par la population, cessa son activité une première fois en 1825 à la suite d'un incendie, puis de façon définitive, vraisemblablement en 1833..

Une carrière de pierres lithographiques fut exploitée brièvement à à l'ouest du Col de la Croix au début du . Les pierres étaient transportées au point le plus bas de la commune où une installation utilisant la force hydraulique permettait de les scier. Mais, cette activité fut rapidement arrêtée du fait de la qualité insuffisante de la pierre.

En 1943, deux maquis se sont formés à Tréminis. Le « camp », dit « camp de La Bonce ou du plateau Valentin » qui comptait quelques dizaines de maquisards (entre 34 et 44), et un maquis plus modeste, le « camp des théologiens », formé de six étudiants de la faculté de théologie protestante de Montpellier. Ces deux maquis ont été attaqués par les Allemands sur une dénonciation le . Un maquisard a été tué. Seize personnes ont été arrêtées dans les camps et parmi les villageois. Cinq maquisards ont été condamnés à mort par un Tribunal allemand de Lyon, et ont été fusillés à La Doua le . Dix autres personnes ont été déportées parmi lesquelles cinq sont mortes en déportation. Une personne fut libérée. Lors de l'attaque, un groupe de maquisards réussit à s'échapper par la montagne et ses membres poursuivirent la lutte dans d'autres maquis. Un monument à la mémoire des maquisards morts pour la France a été inauguré en 1946 à Château-Bas.

Politique et administration Administration municipale En 2022, le conseil municipal de Tréminis est composé de onze membres (sept hommes et quatre femmes) dont un maire, trois adjoints aux maire et sept conseillers municipauxSite treminis.fr, page sur le conseil municipal..

Élections de 2026 Depuis la loi du , le conseil municipal de Tréminis, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze..

Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Alain Bailly (54,31 %) et Pascale Perrin (45,69 %). Neuf sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste d'Alain Bailly et deux à celle de Pascale Perrin. Alain Bailly est élu maire le ..

Liste des maires

Jumelages

Population et société Démographie

Enseignement La commune compte une école à classe unique. La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

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