Une image est une représentation visuelle, voire mentale, de quelque chose (objet, être vivant ou concept).

Elle peut être naturelle (ombre, reflet) ou artificielle (sculpture, peinture, photographie), visuelle ou non, tangible ou conceptuelle (métaphore), elle peut entretenir un rapport de ressemblance directe avec son modèle ou au contraire y être liée par un rapport plus symbolique.

Pour la sémiologie ou sémiotique, qui a développé tout un secteur de sémiotique visuelle, l'image est conçue comme produite par un langage spécifique.

Platon donne une des plus anciennes définitions de l'image :

Le mot image en français vient du latin imago, qui désignait autrefois les masques mortuaires.

Qu'est ce qu'une image ?

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L’image se définirait comme une représentation ou une reproduction de quelque chose. Elle vient du latin « imago » qui désignait une sorte de masque moulé, à partir de cire d'abeille, sur le visage d’une personne morte afin d'en conserver les traits, comme d'un portrait, et d'en produire éventuellement un moulage.

Selon l'essayiste Olivier BoulnoisAu-delà de l'image. Une archéologie du visuel au Moyen Âge, , Paris, Seuil, 2008, p. 13. :

On peut distinguer deux types d’images : les images fixes : photographies, bandes dessinées, affiches, panneaux publicitaires… les images animées ou mouvantes : films, émissions, reportages…

Il convient tout d'abord de distinguer les images mentales des images perceptives.

Les images dites « mentales »

L’image mentale correspond à une représentation dont le contenu ressemble à celui d’une perception, mais qui provient d’une activité psychique interne plutôt que de la stimulation physique d’un organe sensoriel. L'image mentale est purement subjective. Elles correspondent à des représentations de nature consciente ou inconsciente, est possède une dimension individuelle ou collective. l'image psychique correspond à une métaphore, une représentation mentale, un rêve, une imagination, etc. l'image sociale résulte d'une impression forgée par l'opinion d'un groupe restreint ou d'une foule. l'image historique ou liée à la mémoire est la trace laissée aux générations suivantes d'un personnage ou d'un évènement.

Les images dites « artificielles » L'image artificielle peut être : enregistrée à partir du réel : photographie, vidéo, radiographie, etc. fabriquée à partir d'une construction ou d'une restitution du réel : dessin, peinture, image de synthèse, etc. On peut distinguer sept types d'imagesQu'est-ce qu'une image : la vision naturelle : image unique + vision unique ; peinture-dessin : image unique (non reproductible) + vision multiple ; affiche-photographie : reproductibilité + vision multiple ; cinéma-vidéo : reproductibilité + vision multiple + mouvement ; télévision : reproductibilité + vision multiple + mouvement + transmission instantanée ; image numérique internet : reproductibilité + vision multiple + mouvement + transmission instantanée + interactivité.

Les types de représentation

Certaines images entretiennent un rapport analogique avec ce qu'elles représentent. C'est le cas d'un dessin ou d'une photographie qui ressemble (par exemple visuellement) à leur sujet. Certaines représentations entretiennent un rapport direct avec leur objet, mais sans ressemblance physique, comme un organigramme d'entreprise ou le schéma d'un montage électronique. Les images métaphoriques procèdent par comparaison : lorsque l'on dit « cette femme est une vipère » ou « cet homme est un chacal », les affirmations ne sont pas entendues de manière littérale mais impliquent une comparaison entre des personnes et, dans ce cas, des animaux, suivant les qualités que l'on prête de manière conventionnelle à ces animaux. D'autres images forcent le trait de certaines caractéristiques : il peut s'agir de caricature, de représentations arrangées (Imagerie d'Épinal).

En optique géométrique, une image d'un objet est le lieu de convergence des rayons issus d'un même point (image réelle) ou le lieu d'où semblent provenir les rayons après la traversée d'un système optique (image virtuelle). La projection sur un écran est un cas de visualisation d'une image réelle, l'observation d'un texte à travers une loupe est l'exemple de visualisation d'une image virtuelle. La notion d'image optique est liée à la propriété de stigmatisme.

En marketing, l'image de marque est la représentation favorable que se donne, vis-à-vis du public, une firme, une institution, une personnalité.

Culture de l'image / Culture de la parole En raison de l'influence remarquable de l'audio-visuel dans la vie moderne, les sociétés et en particulier les sociétés occidentales ont tendance à accorder une primauté de l'image dans le domaine de la communication. C'est ce qui a fait dire à Régis Debray ("Manifestes médiologiques") qu'Hollywood est né à Byzance, parce que la civilisation de l'image ainsi instaurée aboutit à notre « médiacratie » moderne.

Le phénomène de la prolifération exponentielle des images et de leur accumulation dans une culture du tout-écran a conduit depuis les années 1980 les historiens et historiens d'art à réfléchir à la question des sources et des limites de leurs disciplines, les pédagogues au besoin de repèresDécryptimages, portail d’éducation culturelle. Ainsi s'est créée, sous l'impulsion de Laurent Gervereau, fondateur en 1992 du groupe pluridisciplinaire L'Image, l'Histoire du visuel (concernant la production visuelle humaine de la Préhistoire à aujourd'hui), incluant l'histoire de l'art et ses spécificitésLaurent Gervereau (dir.), "Dictionnaire mondial des images", Paris, Nouveau monde, 2006 ; Laurent Gervereau, "Images, une histoire mondiale", Paris, Nouveau monde, 2008 ; Laurent Gervereau, "Les images mentent ? Manipuler les images ou manipuler le public", Paris, www.gervereau.com, 2012. La locution une image vaut mille mots illustre la dimension positive du phénomène de l'image. Spontanément, l'image véhicule un caractère d'objectivité : «On croit davantage à ce que l'on voit». Mais que voit-on ? L'instantanéité de la perception n'épuise pas la totalité de ce que l'on peut percevoir du passé et surtout du futur. L'image n'est qu'un reflet, qui peut être un reflet construit, un décor de théâtre, une mise en scène. Combien d'images valent un mot ? Dans les sociétés plus anciennes, tenir parole est important car la parole relie les êtres humains entre eux à travers les serments, les principes, les obligations, les contrats et les devoirs conjugaux.

Dans l'histoire et en religion thumb|Plusieurs périodes d'iconoclasme religieux ou politique ont marqué l'histoire de l'art et de la pensée. Aujourd'hui, l'image en tant qu'œuvre de création est aussi protégée par le droit (via la Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques en Europe), à des fins notamment commerciales, y compris post-mortemEQM Bidet-Emeriau, [L'exercice post mortem du droit moral] Université de Paris 2, 11 pages.

Les premières images Partout à travers le monde l'homme a laissé les traces de ses facultés imaginatives sous forme de dessins sur les rochers, qui vont des temps les plus anciens du paléolithique à l'époque moderne. Ces dessins étaient destinés à communiquer des messages. Ces figures, dessinées, peintes, gravées ou taillées représentent les premiers moyens de la communication humaine. On les considèrent comme des images dans la mesure où elles imitent, en les schématisant visuellement, les personnes et les objets du monde réel. On pense que ces premières images pouvaient avoir aussi des relations avec la magie et la religion.

Quels sont les liens entre Dieu et l'image ?

L'interdiction faite dans la Bible ou le Coran de fabriquer des images et de se prosterner devant elle (troisième commandement) renvoie l'image au statut de la personne et particulièrement à celui de la Divinité. La querelle des images a secoué l'Occident du de notre ère, en opposant «iconophiles» et «iconoclastes». Elle renvoie au questionnement sur la nature divine ou non de l'image. - pour les uns, la religion monothéiste doit combattre les images des autres dieux. - pour les autres, Dieu est celui qui - par excellence- ne se représente pas et ne peut être limité dans le cadre d'une quelconque représentation, même symbolique, car Dieu ne peut être qu'un mystère à contempler et à découvrir sans cesse. Dans la religion chrétienne, dans ses branches catholiques et orthodoxes, l'image tient une place importante : en effet, après quelques périodes d'iconoclasme virulent, l'image est définitivement autorisée par le concile de Nicée. La raison en est simple : si Dieu s'est incarné, alors rien ne s'oppose à ce qu'on représente ce qu'il a lui-même voulu rendre visible.

La religion protestante dans sa relation avec la divinité, préfère la lecture des textes sacrés à celle de l'image (Ajouter qu'il y a eu un iconoclasme protestant, spéc. calvinisteVoir, par exemple, Une révolution symbolique. L’iconoclasme huguenot et la reconstruction catholique. Olivier Christin, éditions de Minuit, 1991.. L'Islam, s'appuie sur l'interdiction de l'idolâtrie par le Coran et promeut un aniconisme plus ou moins sévère.

Les « images et sources anciennes » Parmi les sources indispensables aux restaurateurs, il faut inclure les traités de techniques architecturales des hommes de l’art. Les inventaires technologiques comme ceux de Végèce et Marcus Vitruvius Pollio, connu sous le nom de Vitruve sont certes indispensables. Les recherches architectoniques d’un Villard de Honnecourt au nous amènent ailleurs, dans la connaissance spécifique de l’architecture médiévale. La série est longue, depuis l’invention de l’imprimerie au , du fonds documentaire disponible. De nombreux ingénieurs se sont illustrés par leur apport technologique, leurs innovations et leur savoir-faire en laissant des ouvrages richement illustrés de leurs expériences et de leurs réflexions. Des publications en fac-similé et des expositions récentes ont mieux fait connaître les travaux des ingénieurs. Ils gagneraient à être mieux diffusés. La bibliographie est immense, disparate, partielle. On ne dispose pas encore d’une vraie synthèse globale et critique.

Quand on pense aux sources graphiques anciennes, on se remémore surtout les grandes séries romantiques comme celle de Geoffroy Engelmann (1788-1839). Après avoir appris la lithographie en 1813 chez Senefelder à Munich, il l’introduit en France en 1814. Il lance en 1820 la collection Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France sous la direction du baron Isidore Taylor, puis de Taylor et Charles Nodier (environ 70 volumes) illustré par J. Vernet et Alexandre-Évariste Fragonard, et d’autres artistes comme Ciceri, Isabey, Horace Vernet… L’élan était donné à de nombreuses autres séries comme « Le Moyen Âge monumental et Archéologique » de Hauser, aux éditions Lemercier à Paris 1841-1847, « Les Sites les plus renommés de France » par Jeannin, en 1840-42 et les nombreux guides itinéraires et géographies pittoresques, par exemple ceux d’Eusèbe Girault de Saint-Fargeau (chez Firmin-Didot, 100 livraisons de 1835 à 1838), Abel Hugo (« France pittoresque par département », 1830-35), Hippolyte-Jules Demolière, sous le pseudonyme "Moleri" (« Guide itinéraire » chez Hachette, 1855), Jules Verne (« Géographie illustrée » chez Hetzel, 1868)… qui ont suivi et qui sont de valeur inégale.