, fréquemment appelé d'après la transcription grecque, est le neuvième pharaon de la (Nouvel Empire).
Fils de et de Moutemouia, une épouse secondaire de son père, règne sur l'Égypte pendant trente-huit ans, d'environ 1391Il a environ dix ans lors de son accession au trône. à 1353 avant notre èreSelon Malek, Arnold, Shaw, Grimal, Krauss, Murnane. Autres avis de spécialistes : -1410 à -1372 (Redford), -1403 à -1366 (Parker), -1402 à -1364 (Hornung), -1392 à -1354 (von Beckerath), -1398 à -1348 (Dodson), -1386 à -1350 (Wente), -1386 à -1349 (Kitchen), -1384 à -1346 (Aldred), -1379 à -1340 (Helck).. Plusieurs égyptologues ont émis l'hypothèse d'une corégence durant la fin de son règne avec son fils, le futur Akhenaton. Dans les années 1990 cependant, plusieurs chercheurs en ont démontré l'invalidité et elle n'est généralement plus prise en compte dans la communauté égyptologique.
Son règne constitue une période de prospérité et de splendeur artistique sans précédent. deviendra, dans cette Égypte pacifiée, l'un des plus grands bâtisseurs de cette civilisation.
À sa mort, son fils lui succède en tant qu', nom qu'il changera dès l'an 5 de son règne pour adopter celui qui le rendra célèbre : Akhenaton.
Généalogie
Ascendance
est le fils de et de la reine Moutemouia, laquelle assume la régence lorsqu'il monte sur le trône, âgé entre dix et douze ans.
Épouses
Sa grande épouse royale est Tiyi, fille de Youya (Prophète de Min) et Touya (ou Tyouyou). Il l’associe étroitement au pouvoir et à la fin de sa vie, alors qu'il est très malade, la reine va l'aider énormément dans la gestion de l'État. Le roi épouse également plusieurs femmes étrangères, faisant filles et sœurs de ces homologues du Proche-Orient pour des raisons diplomatiquesS'il épouse plusieurs filles de souverains étrangers, en revanche, il ne donne aucune de ses princesses à ces souverains, comme aurait dû prévaloir le principe de réciprocité. : dans la première moitié du règne : Giloukhepa (ou Gilu-Hepa), la fille du roi du Mittani et sœur du roi Tushratta, qu'il épouse en l'an 10 comme l'attestent des scarabées commémoratifs, la fille du roi de Babylone et sœur du roi , à la fin du règne : Tadukhipa (ou Taduhepa), la fille du roi du Mittani Tushratta, qu'il épouse peu avant l'an 36 ; elle se remarie avec son successeur Amenhotep /Akhenaton (certains chercheurs supposent qu'elle prend le nom de Kiya à ce moment-là), peut-être la fille du roi de Babylone (une lettre assure que l'accord pour le mariage a été conclu, mais aucune preuve n'existe permettant de s'assurer que la princesse est bien arrivée à la cour égyptienne), à un moment plus indéterminé du règne : la fille du roi d'Arzawa , la fille du roi d'Ammia (en Syrie moderne).
Enfants avec Tiyi
Tiyi lui donne plusieurs enfants : le futur , le prince Thoutmôsis, visiblement fils aîné du roi, les princesses Satamon, Iset, Henouttaneb, NebetâhLe couple aurait pu avoir jusqu'à huit filles, comme l'attesterait une scène de la tombe TT192 de Khârouef, grand intendant de la reine Tiyi : sur cette scène se trouve un groupe de huit filles royales dont les noms sont cependant perdus ; d'autres documents ont été avancés, mais leur interprétation est plus incertaine ()..
Ses filles apparaissent souvent sur des statues et des reliefs, et sont aussi représentées sur des objets plus petits – à l’exception de Nebetâh. Nebetâh est attestée une seule fois dans les sources historiques, sur un groupe de statues colossales faites de calcaire de Médinet Habou. Cette immense sculpture, qui mesure sept mètres de haut, montre et Tiyi assis l’un à côté de l’autre « avec trois de leurs filles se tenant debout en face du trône – Henouttaneb, la plus grande et la mieux préservée, au centre ; Nebetâh à droite ; et une autre, dont le nom a été détruit, à gauche. »
élève deux de ses filles au titre de grande épouse royale durant la dernière décennie de son règne. Il était courant qu’un pharaon épouse des femmes royales de différentes générations afin d'accroître les chances de succession directe. La déesse Hathor, elle-même, était liée à Rê d'abord en tant que mère, puis comme femme et fille du dieu. Ainsi, les mariages d’ à deux de ses filles ne sont pas invraisemblables. Des preuves que Satamon avait déjà été promue à ce titre en l’an 30 de son règne sont fournies par une inscription sur un vase découvert au palais royal de Malqata.
Autres hypothèses
Une dernière princesse, Baketaton, attestée dans une tombe d'Amarna avec Tiyi, fait l'objet de débats parmi les chercheurs. Uniquement associée à Tiyi pendant le règne de son fils, elle n'est pourtant jamais qualifiée de mère de la princesse ; de plus, l'âge avancé de Tiyi pendant le règne de son fils rend peu probable le fait qu'elle ait donné naissance à cette dernière. Cependant, les chercheurs ne sont pas tous d'accord pour donner les noms des parents de cette jeune princesse. Certains, comme Marc Gabolde, que suit Dimitri Laboury, font d'elle la fille d'Amenhotep /Akhenaton et d'une reine secondaire Kiya, d'autres, comme Agnès Cabrol, propose plutôt le roi , à la fin de sa vie, avec la reine étrangère Tadukhipa, qui serait devenue Kiya après son remariage avec Amenhotep /Akhenaton.
Certains égyptologues pensent que Smenkhkarê (futur pharaon) pourrait être un fils qu' aurait eu avec Satamon.
Règne Le scribe du roi, Amenhotep fils de Hapou, favori, directeur de tous les travaux du roi (architecte royal) est un « Premier ministre » de fait.
Politique étrangère mène l’Égypte à l’apogée de sa puissance tout en évitant les guerres. Durant son long règne, une seule expédition militaire est attestée en Nubie en l’an 5 de son règne, pour réprimer une révolte.
Mérymosé devient vice-roi de Koush après Amenhotep.
va préférer maintenir la supériorité de l'Égypte par la diplomatie et il va chercher à renforcer les relations avec le puissant Mittani. Des accords commerciaux sont pris avec Chypre : un important quota de bois et de cuivre est fixé pour l'importation en Égypte, ce qui apporte à l'île une exemption de droits de douane.
Les Shardanes, peut-être originaires de Sardes, en Asie Mineure, sont employés comme mercenaires d’élite par .
Économie et société L’Égypte, grâce à l’or nubien, est alors la première puissance financière du mondeL'Égypte et le monde égéen préhellénique : entre commerce et histoire.. On assiste à un développement des grandes villes en Égypte, surtout celles qui sont résidences royales (Thèbes, Memphis).
Culture Arts Il entreprend de nombreux chantiers depuis la Nubie jusqu'au nord du pays. Il agrandit considérablement le complexe de Karnak en y faisant construire le temple de Louxor par son architecte Amenhotep, fils de Hapou (qui, à l'instar d'Imhotep, l'architecte de Djéser, sera divinisé à titre posthume). L'élégance des formes architecturales et des proportions culmine alors (colonnes florales fasciculées à Louxor notamment).
Il fait également construire un immense Temple des millions d'années sur la rive ouest de Thèbes, à Kôm el-Hettan. Plusieurs colosses avaient été érigés au sein de cette fondation, dont les plus connus sont aujourd'hui les colosses de Memnon.
Quand en l'an 2 de son règne (1406 av. J.-C.), il prend pour épouse Tiyi, qui devient la grande épouse royale, il commande une série de grands scarabées dont le verso relate l'événement et que l'on retrouvera disséminés dans tout l'empire.
On note sous son règne un raffinement des formes de l'art officiel (statuaire, relief, peinture). On considère parfois qu' est l'un des initiateurs de l'art amarnien, développé par son successeur.
Religion Durant son règne, Bakenkhonsou est le grand prêtre d'Amon. est l’introducteur du culte d’Aton qui sera développé et imposé comme religion d'État par son fils, /Akhenaton.
L'ouverture du pays se poursuit tout au long du règne d' et un syncrétisme religieux s'opère entre les dieux d'Égypte et ceux d'Asie. Le roi du Mittani lui envoie la statue miraculeuse de la déesse Ishtar de Ninive.
Fin de règne L’étude de sa momie a permis de prouver qu'à la fin de son règne, donc de sa vie, Amenhotep III, malade, était atteint notamment de calvitie et d'obésité, ce que la statuaire de son temps n’a pas représenté. À cette dégradation de la santé du pharaon s'ajoute une dégradation sévère de la situation internationale. Les princes mittaniens de Syrie, alliés de l'Égypte, sont attaqués par une nouvelle puissance venue du Hatti, en la personne de l'empereur des Hittites, Soupilouliouma. Amenhotep n'intervient pas pour venir à leur secours, malgré les appels des princes. L’Égypte, au contraire, signe un traité avec le Hatti. Le prince de Qadesh et le roi d'Amourrou (Liban) intriguent alors pour former une coalition de petits États : là encore, Amenhotep laisse faire. Ces négligences vont laisser à son fils un empire où le désordre s'est installé.
Iconographie
Il nous est parvenu une multitude de représentations du roi, de types différentes (statues, figurines, reliefs, peintures...) et de matières différentes (calcaire, quartzite, granit...).
Têtes
Statues
Autres
Sépulture vignette|redresse=2|Momie d'
Sa tombe (WV22) est située dans la vallée des Singes, un ouadi secondaire de la vallée des Rois. Elle fut découverte en 1898, dès les premières explorations de la vallée. Le tombeau, vidé de ses trésors dès l'Antiquité, a beaucoup souffert des nombreuses visites et du temps. Certaines de ses peintures murales ont été partiellement prélevées, dont certaines sont aujourd'hui exposées au musée du Louvre. Peu d'objets ont échappé au pillage, en dehors de quelques ouchebtis exposés dans différents musées du monde.
En , pendant la révolution égyptienne, des chercheurs de l’université de Bâle ont fait deux découvertes dans la vallée des Rois : un tombeau répertorié KV64 contenant deux momies, une princesse de l’époque d’ et une aristocrate de la , et un second tombeau, répertorié KV40, déjà connu mais jamais fouilléLe harem du Pharaon-Soleil - Arte.. Les archéologues y ont découvert plus de quatre-vingt-dix corps – la plupart appartenaient à des femmes contemporaines d'. Ce tombeau est interprété comme celui des femmes du harem d', surnommé le « pharaon aux mille épouses »Le harem du Pharaon-Soleil. Télé Scoop, .Opéra News, 2/07/2020 Plongez au cœur de l'Égypte avec l'histoire d', le Pharaon-Soleil aux mille épouses..
Titulature
Dans l'Égypte antique, la « titulature royale » est l'ensemble des noms officiels par lesquels un pharaon est désigné dans les textes légaux et les grandes inscriptions dédicatoires.
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie
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Articles connexes
Liens externes
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