Le Parc zoologique de Lille, aussi appelé localement parc zoologique du Bois de Boulogne, est un parc zoologique français situé dans la région des Hauts-de-France, dans le quartier Vauban-Esquermes de la ville de Lille, au pied de la citadelle.. Ouvert en 1950, il est une propriété de la Ville de Lille. Il présente, en 2025, plus de 350 animaux de 77 espèces sur .
Membre permanent de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA), il s'engage dans la conservation ex situ en participant à des programmes européens pour les espèces menacées (EEP). Il est également membre de l'Association mondiale des zoos et aquariums (WAZA) et de l’Association française des parcs zoologiques (AFdPZ).
La gratuité de l'entrée, en vigueur jusqu'en 2016, a contribué à en faire l'un des sites touristiques qui reçoit le plus de visiteurs en province et le premier parc zoologique par sa fréquentation de 2005 à 2014. Il devient le cinquième parc zoologique le plus visité de France en 2017, année où il devient payant pour les non-Lillois, Lommois et Hellemmois. Deux années plus tard, en 2019, il reste dans le top 10 des zoos les plus visités de France..
Il est organisé en 6 zones thématiques intitulées : « Autour du monde », « Voyage exotique », « D'île en île », « Excursion sud-américaine » « Terres d'Afrique » et « Sous les tropiques » (une grande volière à immersion de pour de hauteur).
Historique
Années 1950 Lors de sa création en 1950, le parc zoologique de Lille n'est que l'un des espaces d'un parc de loisirs pour enfants. Il ne comprend alors que quelques enclos abritant des animaux de ferme. mais également des sangliers, daims et cerfs.
À partir de 1953, le zoo construit deux rangées de volières. Il comprend également des collections de gibier (à poil et à plume), de canards, poules et coqs, pigeons, faisans, paons et autres, logés dans les fossés de la citadelle et aux alentours. À cette époque, le parc zoologique est entretenu par le service municipal des jardins et accueille essentiellement des animaux confisqués par les douanes, ou des animaux exotiques abandonnés par leurs propriétaires.
Années 1960 C’est dans les premières années de cette décennie que le parc zoologique est placé sous la direction de la Ville de Lille.
Au début des années 1960, il s'étend pour couvrir une surface d’un hectare et accueille ses premiers singes. Une maison tropicale est construite en 1962, elle accueille des reptiles et un python. Franck Haelewyn, directeur du zoo de 1991 à 2006, déclare alors en 2004 : « Dans les années 1960, les gens revenaient d’Asie ou d’Afrique avec des animaux exotiques qu’ils finissaient par abandonner au zoo ».. Ce dernier abrite plus de 350 animaux dès la fin des années 1960.
Années 1970 Durant cette décennie, la centaine d’espèces différentes au zoo est dépassée.
Même s’il devient dès lors très fréquenté par de nombreuses familles des classes populaires, et qu’il constitue plus largement l'un des lieux de promenade dominicale préféré des Lillois (150 000 visiteurs par an), la présence d’un ours est présentée au public, même si elle est très décriée, tout comme le trop grand nombre d’espèces.
Sur les conditions, à cette époque, des animaux du zoo, qui accueille également une panthère, Pierre Dhénin - grande figure locale de la protection des animaux et fils de Marcel Dhénin. -, qui fût président de l'association Zooalil (laquelle est un partenaire du zoo de Lille), évoque le fait qu’ils soient : « gardés dans des conditions qui ressembl[ent] plus à de la détention »..
Années 1980 En 1981, Marcel Dhénin, figure locale de la protection des animaux, est nommé directeur du parc zoologique lillois. Le bien-être des animaux devient alors la priorité. Ainsi, l'image du zoo s'améliore.
C'est également dans les années 1980 que la collection du zoo d'Englos rejoint celle de Lille.. Tandis que l'ours s'est vu être transféré dans un zoo qui lui permet de bénéficier de conditions plus agréables qu'au zoo lillois.
C'est à cette époque que le zoo atteint sa superficie d'aujourd'hui, c'est-à-dire 3,5 hectares.
Années 1990 En 1990, le zoo voit son visage changé par la réalisation d'un vaste programme d'extension et de rénovation, entrepris par la ville.
C'est en cette même année que la zone autrefois nommée « Îles aux singes » (aujourd'hui, elle se nomme « D'île en île ») a vu le jour, tout comme les autres zones thématiques suivantes : « Amérique du Sud » et « Afrique ».
En 1991, le zoo accueille son nouveau directeur en la personne de Franck Haelewyn.
En 1995, une panthère des neiges d’Himalaya est arrivée en provenance d’un zoo anglais, et trois bébés puma sont recueillis par le zoo.
Sur le carnet rose est ajoutée une ligne faisant mention de la naissance d’un kinkajou, alors que le zoo expose aussi des ocelots d’Amérique du Sud ou encore un porc-épic..
Ce gros travail dans la sauvegarde des animaux en voie de disparition se voit récompensé avec une reconnaissance internationale qui lui permet, notamment, de devenir membre de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA).
Années 2000 En 2000, le zoo se situait en des sites culturels et récréatifs français avec un total de 1,4 million de visiteurs dans l'année, et en des parcs de loisirs derrière le Parc Disneyland, le Futuroscope et le Parc Astérix.
C'est durant cette décennie que l'enclos des pandas roux apparaît, ce qui a permis d'accueillir les premiers animaux de cette espèce en 2005., c'est aussi à ces mêmes instants que l'enclos des tortues géantes d'Aldabra fût construit.
Le zoo compte alors 400 animaux entre mammifères, oiseaux et reptiles. Parmi ceux-ci, cinq bébés tamarins nés en son sein..
En 2006, le zoo comptait sous son aile 250 oiseaux..
C’est aussi en 2006 que la Ville de Lille s'apprêtait à lancer une étude de faisabilité et de programmation afin de donner au zoo une envergure internationale.
Les élus verts de l’époque voudraient que le nouveau zoo soit dans le quartier de Lille-Sud (il ferait alors 9 hectares) mais un deuxième site est également envisagé, plus proche de l’existant : celui du « magasin aux pavés » (aussi appelé des « Pyramides ») où se situe la porte de Dunkerque (le terrain fait ici 5 hectares).
En 2007, le projet d'extension est en pourparler, il n'y a alors plus de déménagement prévu : « Nous menons une réflexion sur une extension au sein même du parc de la Citadelle » (Éric Quiquet, adjoint (Verts) à l'Environnement)..
En 2008, une femelle gibbon à mains blanches est née au zoo, et s’est vu attribuer le prénom Kalaweit., alors que la panthère des neiges d’Himalaya, arrivée au parc zoologique de Lille en 1995, est décédée cette même année.
Le projet d'extension, qui devait être mis à l'étude en 2006, l'est finalement que cette année-ci.
En 2009, pour la réouverture du parc, il est possible d’admirer un nouveau siamang ainsi qu'un nouveau tamarin empereur, tous deux nés au zoo.
En lieu et place de l’ancienne panthère des neiges d’Himalaya, vivent deux nouvelles chouettes lapones. Des hoccos viennent compléter la liste des nouvelles arrivées..
Plus tard dans l’année, le , une femelle tapir terrestre est née, c'est une première à Lille... Le , les soigneurs ont pu fêter la naissance d’un zèbre. Le , le zoo connaît à nouveau la naissance d’un bébé siamang..
Sans connaître l'année précise, c'est entre 2000 et 2009 que le zoo s'est doté de salles de soins et de cages d'hospitalisation ainsi que d'un service pédagogique.
Années 2010 La ville de Lille a adopté en 2010 un projet d'extension et de réaménagement du parc zoologique (par un accord-cadre), dont la superficie devrait être portée à huit hectares. Il devrait se situer proche de la citadelle.
Cette même année, le zoo lillois compte 350 animaux de 75 espèces. Outre les nouveau-nés en décembre dernier pendant la trêve hivernale, les visiteurs ont pu découvrir deux nouveaux tamarins labiés et un nouveau tamarin empereur qui sont tous les trois, eux aussi, nés au zoo pendant la trêve hivernale. À ajouter à la liste des naissances : un tapir terrestre..
En 2011, plus précisément le , plusieurs tamarins empereur sont nés, quatre tamarin labié ont aussi vu le jour mais cette fois-ci le . Les rhinocéros blancs ont quant à eux rejoint des zoos différents, dans le cadre du Programme d'Élevage Européen (EEP). Ils ont été remplacés deux mois plus tard..
En septembre et ce pour la troisième année consécutive, un tapir terrestre est né au zoo de Lille...
En 2012, au mois de mai, « Atelier Zou » met à disposition son rendu d'études..
En 2013, le zoo change d'identité visuelle.
Il a vu naître le , deux bébés tamarins labiés. ainsi qu'un quatrième bébé tapir terrestre en cinq ans.. En juin, c'est une moins bonne nouvelle que le zoo a connu; la mort de Papyrus, un tapir terrestre de 17 ans..
Sur le plan de l'extension, l'association Zooalil a mis à disposition des élus un dossier dans lequel est fait part de sa volonté : « [Un] jardin zoologique du troisième millénaire » s'étendant sur et qui coûterait 100 millions d'euros.. Cependant, Cyrille Pradal, élu (EELV) a déclaré que le projet est « gelé pour des raisons budgétaires »..
En 2014, le zoo fête ses soixante ans...
Quatre nouveaux petits animaux sont à voir : un chevrotain malais, deux tamarins labiés et un loris lent pygmée sont nés au zoo..
De nombreux nouveaux aménagements ont eu lieu..
En avril, il est annoncé l'abandon du projet d’extension, alors que celle-ci devait être, à l'origine, livrée en 2017.. La question de la gratuité prend alors de plus en plus de place..
Début 2015, d’importants travaux - de deux natures différentes - commencent et s'achèvent quatre mois et demi plus tard, pour la réouverture qui a eu lieu le . Une partie des travaux a permis l’installation d’un nouveau système d'assainissement des eaux usées et de récupération d'eau de pluie, ainsi que l'installation de panneaux filtrant. Une autre a permis de réaliser un important travail paysager. Le montant de ces deux chantiers est de 600 d'après La Voix du Nord, 780 d'après 20 Minutes..
La chevêche d'Athéna ainsi que le hocco à pierre ont agrandi la collection du zoo et un échange de panda roux s'est effectué avec le parc zoologique de Barcelone..
Il possède alors 250 animaux pour 70 espèces..
En 2016, 250 animaux de 70 espèces., dont 11 de primates., font le zoo de Lille.
Plusieurs animaux de plusieurs espèces différentes ont été échangés, dans le cadre d'un EEP., dont les rhinocéros..
L’animation « Les visites des coulisses » a été créée cette année-là.
En 2017, les changements sont importants : de la fin de l'entrée gratuite pour tous, à la création d'une nouvelle zone, la transformation d'une autre, à l'arrivée de nombreuses nouvelles espèces animales.
L'entrée devient alors payante : pour les adultes et pour les mineurs, avec des tarifs spéciaux familles et abonnements, gratuit pour les - 5 ans (ces tarifs ne sont plus d'actualité) pour les personnes n'habitant pas à Lille ou dans les communes associées, Hellemmes et Lomme (celles-ci doivent demander un pass Lille&Moi).
Une refonte de l’entrée a été effectuée à cette occasion, avec l'installation de guichets et d’une caisse automatique. ont ainsi été dépensés.
La plus grande des nouveautés réside dans la création d'un nouvel espace thématique : une grande volière à immersion - ce qui signifie que l'on peut entrer et marcher à l'intérieur au milieu des animaux, sans clôtures - de .( de hauteur, 25 de large sur 30 de long), elle recouvre ainsi 20% de la superficie du parc zoologique lillois..
Cette volière, dans laquelle évoluent neuf espèces différentes, a coûté 300 à la municipalité..
Toujours durant la traditionnelle période de trêve hivernale, les équipes du zoo ont effectué des travaux dans la « Maison tropicale » afin de faire entrer la lumière (alors qu'elle en était jusqu'alors totalement démunie) et de planter des plantes..