Badinguet est un surnom satirique donné à l'empereur Napoléon III (son épouse, l'impératrice Eugénie, était surnommée Badinguette).

Origines et utilisation En 1840, Louis-Napoléon Bonaparte avait tenté un débarquement à Boulogne-sur-Mer, à la tête d'une cinquantaine de conjurés, pour renverser Louis-Philippe. Arrêté, il avait été emprisonné à la forteresse de Ham, dans la Somme. Le , il s'en évada en empruntant les vêtements de Charles-Auguste Pinguet (1826-1892), maçon, surnommé Badinguet....

Une autre origine de ce surnom a été proposée, notamment par les frères Goncourt. Le surnom viendrait d'un dessin humoristique de Paul Gavarni, sans rapport avec l'Empereur, paru dans le journal satirique le Charivari en 1840, légendé « Eugénie, la femme à Badinguet » ; ce dessin, de la série Les Étudiants de Paris, a été ensuite publié en volume dans Œuvres choisies de Gavarni, Études de mœurs contemporaines, chez Hetzel, en 1847Œuvres choisies de Gavarni, Études de mœurs contemporaines, Hetzel, Paris, 1847, sur Google livres..

Les frères Goncourt, dans Gavarni, l'homme et l'œuvreGavarni, l'homme et l'œuvre, sur Google livres., parlent ainsi de ce dessin :

Et ils expliquent en note :

Comme l'impératrice s'appelait Eugénie, les plaisantins ont fait un rapprochement qui n'était pas dans les intentions du dessinateur ; citant Paul Mantoux cf. ..

Quoi qu'il en soit, le surnom de Badinguet lui est resté. On le retrouve dans la correspondance de Gustave Flaubert, dans la nouvelle Boule de Suif de Guy de Maupassant, dans les romans d'Émile Zola L'Assommoir, Son Excellence Eugène Rougon et La Débâcle ou encore, plus récemment, dans le roman Les gens de Mogador d'Élisabeth Barbier.

Notes et références

Voir aussi

Le Fils du père Duchêne illustré Boustrapa Annois

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