vignette|Collection de Tanagréennes exposée à la Ny Carlsberg Glyptotek de Copenhague. vignette|Jeune femme drapée appuyée contre un pilier. Figurine en terre cuite grecque, production de Tanagra, fin ou début avant notre ère. Provenance : tombe A de la nécropole de Tanagra. Musée du Louvre. vignette|Figurines en terre cuite peinte. Premières versions de ce qui deviendra la spécialité de Tanagra. Fin . Musée archéologique du Céramique.

Les Tanagras ou Tanagréennes sont un type de statuette de terre cuite apparue en Grèce aux D'un travail très fin, elles représentent des femmes drapées dans un himation, ou des enfants. Au figuré, le nom est ainsi attribué à une adolescente ou une jeune femme remarquable par sa grâce et sa finesse.

Histoire Le terme « tanagra » fut inventé au pour désigner les statuettes qui venaient d'être trouvées en 1870, par centaines, dans la nécropole de Tanagra, une antique cité grecque de Béotie. Mais on sait aujourd'hui que le véritable foyer de création de ces tanagras était Athènes à partir de 340-330 av. J.-C. Ce genre artistique, porteur des valeurs grecques, dépassa largement les frontières de ces régions pour se diffuser dans tout le bassin méditerranéen sur les pas d'Alexandre le Grand, en Grèce, en Anatolie, jusqu'en Cyrénaïque et en Égypte.

Ces statuettes votives en terre cuite, dont certaines, pleines et modelées à la main, remontent à 600 , représentent au départ essentiellement des animaux stylisés et des divinités avec leurs attributs. Les figures étaient colorées par application d'argile. À partir du milieu du , les artisans ont moulé la partie antérieure des statuettes, qui seront évidées afin d'obtenir une meilleure cuisson. Les moules permettent aussi une fabrication en nombre. À partir du , les statuettes représentent des patriciennes, des danseuses, des éphèbes et des enfants dans un style de plus en plus réaliste. Les œuvres produites sont peintes. Les figurines et moules de Tanagra sont exportés, et les statuettes sont produites tout aussi bien à Myrina qu'à Alexandrie. Le pillage systématique des tombes de Tanagra à la fin du , et la sortie des statuettes de leur contexte archéologique rend difficile la restitution des pratiques et des architectures d'origine. Elles ont connu un succès extraordinaire jusqu'à la Première guerre mondiale au point de susciter toutes sortes d'échos et de très nombreux faux.

Le musée gréco-romain d'Alexandrie en possède une collection remarquable.

Postérité Le peintre et sculpteur français Jean-Léon Gérôme a réalisé plusieurs œuvres inspirées des tanagras. La couturière italienne Rosa Genoni s'en inspire pour créer des robes homonymes.

Notes et références

Bibliographie . . . . . . . Dorothy Burr Thompson, "The Origin of Tanagras", American Journal of Archaeology, vol. 70, n°1, 1966, p.51-63. (Lire en ligne, consulté le 25 Septembre 2026) Sheila Dillon, "Case Study III: Hellenistic Tanagra Figurines", A companion to women in the ancient world ,ed. Sharon L. James et Sheila Dillon, Blackwell, 2012.

Voir aussi Liens externes

Catalogue de tanagras et de figurines antiques, sur la base de données Joconde.

Catégorie:Art de la Grèce antique Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Céramique grecque antique