Le tourisme en Charente-Maritime constitue l'un des piliers de l'économie du département.

Seconde destination touristique de la France métropolitaine , la Charente-Maritime accueille chaque année environ trois millions de visiteursDans son édition de 1999, l'encyclopédie Bonneton (page 307) relevait 3,5 millions de touristes par an, lesquels entraînent une consommation touristique estimée à 1,6 milliard d'euros en 2011..

À lui seul, le secteur du tourisme représente, pour la seule année 2011, emplois directs et près de indirects en saison.

La deuxième destination touristique de France

Une clientèle à majorité française Sur les 35,2 millions de nuitées enregistrées en 2007, le ratio est de 85 % de touristes français pour 15 % de touristes étrangers, dont 37 % de Britanniques, 26 % de Néerlandais, 15 % d'Allemands, 12 % de Belges et de Luxembourgeois..

La majorité des visiteurs sont originaires de France, ceux-ci proviennent principalement du reste de la région Nouvelle-Aquitaine, de l'Île-de-France, du Centre-Val de Loire et d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Les Britanniques, première clientèle étrangère La clientèle étrangère, représentée majoritairement par les Européens de l'Ouest, constitue une part non négligeable des nuitées enregistrées dans le département.

Les touristes étrangers proviennent essentiellement de l'Europe de l'Ouest, avec une majorité écrasante des Îles Britanniques, de l'Allemagne et du Benelux (Pays-Bas, Belgique et Luxembourg).

La capacité d'accueil touristique Les résidences secondaires

Selon le recensement général de la population du , 24,0 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de la Charente-Maritime dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Ville Population municipale Nombre de logements Résidences secondaires % rés. secondaires Les Mathes 87,20 % Les Portes-en-Ré 643 81,94 % Saint-Georges-d'Oléron 80,44 % Saint-Denis-d'Oléron 78,25 % La Brée-les-Bains 753 77,23 % La Couarde-sur-Mer 72,74 % Saint-Clément-des-Baleines 723 72,15 % Île-d'Aix 223 455 321 70,55 % Saint-Georges-de-Didonne 68,68 % Saint-Palais-sur-Mer 67,42 % Vaux-sur-Mer 65,65 % Loix 729 655 65,32 % Saint-Trojan-les-Bains 64,88 % Saint-Augustin 814 62,72 % Dolus-d'Oléron 62,44 % La Flotte 60,64 % Le Bois-Plage-en-Ré 60,08 % Le Grand-Village-Plage 993 691 59,21 % Ars-en-Ré 974 58,25 % Saint-Martin-de-Ré 58,18 % Saint-Pierre-d'Oléron 56,31 % Meschers-sur-Gironde 54,59 % Fouras 53,64 % Sainte-Marie-de-Ré 53,30 % Rivedoux-Plage 909 47,78 % La Tremblade 46,82 % Arces 615 493 217 44,06 % Royan 42,31 % Saint-Thomas-de-Conac 552 510 201 39,29 % Le Château-d'Oléron 39,10 % Châtelaillon-Plage 31,77 % Port-des-Barques 424 30,17 % Saint-Laurent-de-la-Prée 317 28,32 % Breuillet 308 20,41 % Marennes 20,19 % Arvert 338 18,80 % Jonzac 488 18,72 % Bourcefranc-le-Chapus 294 14,81 % Angoulins 201 10,62 % Source INSEE, chiffres au 01/01/2008.

Le tourisme de loisirs Le tourisme de loisirs, en particulier le tourisme balnéaire, est à l'origine du développement touristique du département.

Tourisme balnéaire

Le développement du tourisme balnéaire en Charente-Maritime

Le tourisme balnéaire est la plus ancienne forme de tourisme pratiqué en Charente-Maritime et le demeure largement encore aujourd'hui à cause du puissant attrait que représente l'océan.

Le tourisme balnéaire représente une part importante du tourisme en Charente-Maritime. Cette situation s'explique par la présence d'une importante façade maritime (460 kilomètres de côtes, 150 kilomètres de littoral) comportant quelque 110 plages aménagées.

Les quatre grands domaines balnéaires de la Charente-Maritime

Le littoral charentais isole quatre grands domaines balnéaires où la qualité des sites concourt considérablement à leur renommée et à leur fréquentation. La Côte de Beauté L'archipel charentais La côte de l'Aunis Le littoral compris entre l'embouchure de la Charente et l'embouchure de la Seudre.

Les principales stations balnéaires de la Charente-Maritime Les stations balnéaires de la Charente-Maritime sont nées pour la plupart d'entre elles dans le courant du , généralement pendant le Second Empire, et beaucoup plus rarement au siècle suivant comme celle de La Palmyre. Parmi ces stations, huit peuvent être identifiées comme telles sur le littoral charentais.

Royan Saint-Georges-de-Didonne Saint-Palais-sur-Mer La Palmyre Ronce-les-Bains Saint-Trojan-les-Bains Fouras Châtelaillon-Plage

Tourisme de santé

Le tourisme a beaucoup contribué au développement du tourisme de santé qui se décline en deux volets en Charente-Maritime, le thermalisme et la balnéothérapie.

Le département dispose de trois stations thermales dont deux accueillent plus de par an.

La station thermale de Rochefort La station thermale de Jonzac La station thermale de Saujon

Outre le thermalisme, la balnéothérapie est présente avec plusieurs centres de thalassothérapie qui sont implantés majoritairement dans les îles (Sainte-Marie-de-Ré, La Flotte et Ars-en-Ré dans l'île de Ré et Saint-Trojan-les-Bains dans l'île d'Oléron) et sur le littoral (Châtelaillon-Plage, Royan et Saujon).

Tourisme de plaisance La configuration du littoral de la Charente-Maritime avec ses côtes découpées, ses larges et profonds estuaires et son archipel isole de véritables petites mers intérieures - que les géographes ont appelé la « mer des Pertuis »C'est le géographe régionaliste Louis Papy qui a introduit ce vocable; voir notamment in Combes (Jean) et Daury (Jacques), Guides des départements : la Charente-Maritime, éditions du Terroir, Tours, 1985, p.p. 291 et 292 - favorisant la navigation de plaisance.

Trois grands ports de plaisance sont situés sur la côte charentaise.

La Rochelle possède le premier port de plaisance de toute la côte atlantique de la France avec le port des Minimes qui a une capacité actuelle d'accueil de de plaisance. Depuis 2011, il est l'objet d'un agrandissement de ses capacités d'accueil qui seront portées dans un futur proche à . Le deuxième port de plaisance du département est celui de Royan qui est en même temps le troisième de toute la côte atlantique de la France. Situé à l’embouchure de la Gironde, il peut recevoir de plaisance. Le troisième port de plaisance du littoral charentais est celui de Saint-Denis-d'Oléron, au nord de l'île d'Oléron, qui peut recevoir 730 bateaux de plaisance dans son bassin, récemment agrandi et moderniséAu fil de l'eau en midi atlantique , brochure touristique éditée par le CDT (Comité départemental du Tourisme) de la Charente-Maritime en novembre 2007 (43 pages), p.7.

Les croisières touristiques thumb|right|Le paquebot de croisière MS Aurora en escale au môle d'escale du port de La Pallice, avant-port de La Rochelle. La Pallice est le premier port d'escale des croisiéristes de la côte Atlantique de la France..

En effet, depuis le début du , son port accueille de grands paquebots de croisière qui drainent plus de en moyenne annuelle. Ces paquebots accostent au site du môle d'escale du port de La Pallice, avant-port de La Rochelle, pendant la période touristique qui va du mois d'avril au mois d'octobre de chaque année et concerne une clientèle principalement étrangère, d'origine le plus souvent anglo-américaine et aussi scandinave.

Le tourisme urbain

Les villes d'art et d'histoire

De plus, certaines villes sont devenues de véritables lieux emblématiques tels que le vieux-port de La Rochelle ou la ville de Royan, détruite dans sa quasi-totalité pendant la seconde guerre mondiale et reconstruite selon les canons de l'architecture moderniste en vigueur dans les années 1950.

Pour leur part, Saintes, Rochefort et Royan, grâce à leur patrimoine architectural de grande valeur historique, bénéficient du label prestigieux de villes et pays d'art et d'histoire »La Charente-Maritime par territoires : les villes et villages d'exception.

Enfin, quelques petites villes du département méritent à elles-seules le détour pour leur patrimoine urbain heureusement préservé comme celui de Saint-Jean-d'Angély, de Marennes, de Surgères, de Pons ou de Jonzac.

Le tourisme vert thumb|Le parc interrégional du Marais Poitevin

La Charente-Maritime accueille une partie du parc interrégional du marais poitevin, dont 26 % est situé sur le territoire départemental.

Quinze « pôles-natures » ont été aménagés sur l'ensemble du territoire départemental, afin de mettre en valeur et de préserver des lieux considérés comme important au point de vue environnemental (réserves naturelles, écomusées, parcs). On relève ainsi le pôle-nature du marais poitevin, le pôle-nature de Vitrezay, le parc de l'estuaire de Saint-Georges-de-Didonne, la réserve de lilleau des niges d'Ars-en-Ré, l'écomusée du marais salant de Loix, la marais aux oiseaux de Dolus-d'Oléron, le port de salines du Grand-Village-Plage, la réserve naturelle du marais d'Yves, la cabane de Moins à Breuil-Magné, la réserve naturelle de Moëze, les carrières de Crazannes, la station de lagunage de Rochefort, l'asinerie du baudet du Poitou de Dampierre-sur-Boutonne, la maison de la forêt de Montlieu-la-Garde ou la ferme des oiseaux de GeayLes pôles natures de la Charente-Maritime, site du département.

Le département compte presque 102 000 hectares de forêts, dont la forêt domaniale de La Coubre (presqu'île d'Arvert) et la forêt domaniale de Saint-Trojan (île d'Oléron).

Enfin, la Charente-Maritime compte de pistes cyclables, de sentiers de randonnées pédestres et de chemins praticables à cheval.

Le tourisme patrimonial

Le département de la Charente-Maritime abrite un grand nombre de lieux d'importance patrimoniale qui contribuent largement à sa renommée touristique que ce soit dans les villes, les villages ou encore sur le littoral.

Les sites et les monuments classés Les monuments classés par l'Unesco

La Charente-Maritime possède cinq monuments inscrits sur la liste prestigieuse du patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Ceux-ci font partie des 878 édifices et sites mondiaux et contribuent à influencer fortement l'économie touristique du département. Il s'agit des monuments suivants : Église Saint-Pierre-de-la-Tour d'Aulnay, Hôpital des pèlerins de Pons, Basilique Saint-Eutrope de Saintes, Abbaye royale de Saint-Jean-d'Angély, Citadelle de Saint-Martin-de-Ré.

À ceci s'ajoutent plus d'un millier de monuments classés ou inscrits aux monuments historiques, dont un très grand nombre d'églises romanes et de châteaux.

Les plus beaux villages de France thumb|right|Saint-Savinien, une ravissante petite cité sur la Charente. Le département compte par ailleurs cinq villages labellisés plus beaux villages de France. :

Ars-en-Ré Brouage La Flotte Mornac-sur-Seudre Talmont-sur-Gironde

Si d'autres villages et bourgs n'ont pas bénéficié de ce prestigieux label, il n'en reste pas moins qu'existent dans le département des sites agréables et recherchés autant pour leur intérêt que pour leur animation. Parmi ceux-ci, il convient de citer le village de Dampierre-sur-Boutonne, situé dans l'agreste vallée de la Boutonne et qui vit au rythme de son château Renaissance, ou bien, près de la riante vallée de la Charente, le village perché de Saint-Sauvant, considéré comme la « Rocamadour » de la Saintonge, ou encore la petite cité de Saint-Savinien, nichée sur une boucle de la Charente, qui est à bien des égards un site remarquable.

La richesse monumentale Le patrimoine religieux Les églises romanes les plus remarquables sont celles qui sont situées dans la région de Pons dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres autour de la ville parmi lesquelles sont les prestigieuses églises romanes de style saintongeais de Rétaud, Rioux, Corme-Royal, Pérignac, Chadenac, Échebrune, Biron ou Marignac.