Félix Antoine Appert, né le à Saint-Remy-sur-Bussy et mort le à Passy (), est un général de division et diplomate français, grand-croix de la Légion d'honneur.

Il commande un corps d'armée de 1880 à 1882 puis est ambassadeur de France auprès de l'empereur de Russie de 1883 à 1886.

Biographie Famille vignette|Gravure par René de Saint-Marceaux en l'église Saint-Rémy de Bussy.

Il est le fils d'Augustin Appert (1790-1861), cultivateur, et de Rosalie Camuset (1793-1859). Son oncle Louis Nicolas Appert (1786-1863), grand officier de la Légion d'honneur, est intendant militaire en Algérie, apprécié par le général Bugeaud.

Il épouse en 1850 à Alger, Élinor Recha Hoskier, fille de Christian Hoskiær avec qui il quatre enfants : Henri (1851-1930), général de brigade, marié à Adèle Roland-Gosselin, fille de Louis Roland-Gosselin ; Félix (1860-1914), colonel, marié à Germaine Le Riche de Breuilpont ; Madeleine (1862-1940), épouse de Charles de Bourbon-Busset et Marie Jeanne Barbe, épouse de Georges Dauphinot fils de Simon Dauphinot.

Formation Il est élève à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr de 1836 à 1838 puis intègre l'École d'application du Corps royal d'état-major.

Carrière Lieutenant en , il est envoyé à Alger, où se trouve son oncle, Louis Nicolas Appert, pour effectuer son stage d'infanterie. Promu capitaine en , il est attaché à l'état-major du général Bugeaud. Il participe aux côtés du général à la bataille d'Isly en . Il est cité et fait chevalier de la Légion d'honneur en septembreDans les personnages d'un tableau qui rappelle cette bataille au musée de Versailles, le peintre a reproduit les traits du capitaine Appert.. Il est aide de camp du maréchal Jacques Louis Randon en , quand il est nommé chef de bataillon. Il quitte l'Algérie après onze années passées sans interruption.

Le maréchal Pélissier, qui l'a connu en Algérie, l'appelle lors de la guerre de Crimée et en en fait son aide de camp.

Chef d'état-major de la garde impériale, Félix Antoine Appert est promu colonel le .

Au moment de la guerre avec la Prusse, il est promu général de brigade le . Il fait cette campagne comme chef d'état-major général de la deuxième armée de défense de Paris, celle du général Ducrot, auprès duquel il se trouve dans les grandes batailles sous la capitale, au nombre desquelles celle de Champigny. En récompense de ses services pendant le siège, il est élevé, le , à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur.

Après le second siège de Paris et la lutte contre la Commune, il commande la subdivision de Seine-et-Oise jusqu'en 1875. À ce titre, il est chargé de diriger la justice militaire qui juge les Communards à VersaillesAu total, 95 des insurgés jugés par les juges militaires ont été condamnés à la peine de mort, 251 aux travaux forcés, à la déportation en enceinte fortifiée, à la déportation simple et 3 359 à une peine de prison, dont 55 mineurs de plus de 16 ans envoyés en maison de correction...

Il est promu général de division le et nommé vice-président de la commission supérieure des chemins de fer et membre de la commission mixte des travaux publics.

En , il reçoit le commandement de la 10 division d'infanterie du corps d'armée puis il commande le d'armée de à , date à laquelle il passe dans la réserve.

Par décret du , il est appelé à représenter la République française comme ambassadeur auprès de l'empereur de Russie à Saint-Pétersbourg, poste qu'il occupe jusqu'en 1886.

Il est admis à la retraite de général le .

Il est aussi membre du conseil général de la Marne.

Sa notoriété est suffisamment grande pour arriver cinquième à l'élection présidentielle de 1887 sans qu'il se soit lui-même présenté.

Sa tombe se trouve au cimetière Notre-Dame de Versailles.

Hommages Une rue du 16 arrondissement de Paris est nommée en sa mémoire.

Décorations Grand-croix de la Légion d'honneur|100pxChevalier de de l'ordre autrichien de la Couronne de Fer|100px100px100px100px100px

Grand-croix de la Légion d'honneur () Grand officier () Commandeur () Officier () Chevalier ()

Chevalier de de l'ordre autrichien de la Couronne de Fer

Chevalier de l'Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare ;

Médaille commémorative de Crimée.

Notes et références

Bibliographie Sources contemporaines . Nécrologie : Le général Appert, dans la Revue de Champagne et de Brie, t.3, Arcis-sur-Aube, 1891, pp. 372–373. Lire en ligne. Gustave Vapereau, « Appert, Félix Antoine » dans Le Dictionnaire universel des contemporains, Paris, Hachette, 1880, p. 61. Lire en ligne.

Sources modernes .

Liens externes

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