Saint-Chamond est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Deux éléments fondent la notoriété de la ville : une tradition industrielle avec les fabriques de lacets au puis la Compagnie des forges et aciéries de la Marine et d'Homécourt, devenue Creusot-Loire ; la politique avec une personnalité d'envergure nationale : Antoine Pinay qui dirige Saint-Chamond pendant près d'un demi-siècle et la France en 1952.
Capitale de la vallée du Gier, ville-porte du Parc naturel régional du Pilat, la ville évolue entre les pôles économiques et industriels de Lyon et de Saint-Étienne.
Comme d'autres villes du bassin houiller de la Loire, la commune doit relever plusieurs défis : la sortie de l'industrie de masse, l'explosion urbaine (doublement de sa population entre les décennies 1960 et 1970)Due à la fusion des quatre communes en 1964 : Saint-Chamond, Izieux, Saint-Julien-en-Jarez, Saint-Martin-en-Coailleux., le renouvellement de son attractivité économique et résidentielle, enfin la préservation de son environnement (atout de la vaste zone rurale du Pilat et des coteaux du Jarez sur l'emprise foncière).
Saint-Chamond est en voie de tertiarisation mais sa population compte une importante part d'ouvriers qualifiés. Les retraités représentent 30 % des habitants.
Son avenir est déterminé par le renouvellement de sa vocation industrielle (avec son tissu de petites et moyennes entreprises), la réussite de sa capacité d'innovation (écoquartier de Novaciéries, retraitement des délaissés urbains), le maintien d'une offre commerciale locale, la mise en synergie de ses différents quartiers et territoires.
Géographie
Localisation Saint-Chamond est située dans la vallée du Gier entre les monts du Lyonnais, au nord, et le massif du Pilat, au sud, entre Saint-Étienne à . et Lyon à ..
La vallée du Gier est une dépression géographique allongée sur , selon un axe sud-ouest–nord-est, entre les contreforts du Massif du Pilat et les coteaux du Jarez.
Les communes avoisinantes sont : Saint-Étienne, Lorette, La Grand-Croix, L'Horme, Cellieu, Saint-Jean-Bonnefonds.
Géologie et relief La superficie de la commune est de ou Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, ., soit à peu près un dix-millième de la France.
Son altitude varie de .
Le territoire communal se trouve au-dessus du bassin houiller de la Loire.
Dans la région, plusieurs sites géographiques sont remarquables. Tels sont le Crêt de la Perdrix, à , qui est le point culminant du massif du Pilat ; le Crêt de l'Œillon, avec une vue magnifique sur la vallée du Rhône et parfois sur le massif du Mont-Blanc ; la cascade du saut du Gier dans le parc naturel régional du Pilat.
Hydrographie vignette|alt=Paysage d'une rivière entre lignes de collines.|Retenue du Gier au barrage de la Rive. 2008. La ville est traversée par le Gier, aujourd'hui majoritairement couvert, qui prend sa source dans le massif du Pilat puis descend la vallée du Gier sur une longueur totale de avant de se jeter dans le Rhône à Givors.
Les barrages suivants sont répertoriés : barrage du Piney ; barrage de la Rive ; barrage de Soulages.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Saint-Chamond est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'InseeSelon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités..... Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Étienne, une agglomération inter-départementale regroupant . et en , dont elle est une commune de la banlieue...
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (55 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (28,1 %), forêts (25,6 %), zones agricoles hétérogènes (24,5 %), zones urbanisées (14,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine vignette|alt=Vue générale d'une ville.|Vue générale dont la cité de Fonsala. 2013. Le paysage de Saint-Chamond se découpe en plusieurs ensembles : les versants boisés parsemés de quelques habitations dispersées (recyclage d'anciennes implantations agricoles) ; les zones agricoles émaillées des fermes qui les cultivent ; des hameaux anciens revigorés par des constructions plus ou moins récentes ; l'espace urbain central du fond de vallée marqué par l'activité industrielle et le logement ouvrier, mais également par les résidences bourgeoises ; des espaces de mitage de la zone périurbaine et agricole anarchiquement agencés par des constructions dispersées (Chavanne, Izieux, la Chabure, la Ravacholière, l'est de Saint-Martin-en-Coailleux).
Ces dynamiques d'occupation annihilent la distinction entre la ville et la campagne. L'emprise foncière menace l'image verte..
Lieux-dits, hameaux, quartiers et écarts vignette|alt=Maison et dépendance le long d'une route sous la neige.|Chemin de la Martinière, hameau de Saint-Chamond. 2008. Saint-Chamond est divisé en plusieurs quartiers. Historiquement, trois paroisses se partageaient la ville : Saint-Ennemond ; Saint-Pierre ; Notre-Dame.
Les autres secteurs sont nés du regroupement des quatre communes en 1964, favorisant des dynamiques urbaines de construction et d'aménagement. L'année 1970 voit ainsi l'élévation de la zone à urbaniser en priorité (ZUP) de Fonsala, le plus grand quartier de Saint-Chamond, sur un ancien domaine rural. La même année est créée la zone industrielle du Clos-Marquet () sur un autre espace rural dont la dernière mine est fermée dans les années 1950.
Certains territoires sont des divisions déjà existantes au sein des communes regroupées, comme la distinction du bourg de Saint-Martin-en-Coailleux et de la Valette qui relevait de cette ancienne commune.
Logement
En 2020, la commune comportait : dont 85,9 % sont des résidences principales, 13,3 % des logements vacants et 0,8 % des résidences secondaires et des logements occasionnels..
Parmi les résidences principales, 48,3 %, sont occupées par des propriétaires, 50,5 % sont locataires et 1,2 % sont logés gratuitement.
En 2020, 68,2 % des logements sont des appartements et 31,6 % des maisons.
Projets d'aménagement L'ancien site manufacturier des Forges et aciéries de la Marine (1854), devenu la Compagnie des ateliers et forges de la Loire (1954) puis Creusot-Loire (1970) ferme ses portes en 1985. Ainsi le quartier Novaciéries est l'objet d'un projet de développement et de requalification de la ville porté par la municipalité et obtient son classement comme quartier prioritaire de la politique de la ville.
Voies de communication et transports vignette|alt=Façade d'un bâtiment avec corps central et deux ailes.|La gare de Saint-Chamond en 2011.
Autoroutes et routes nationales Autoroute A47 : vers Lyon et Saint-Étienne.
Aéroport/Aérodrome Aéroport de Saint-Étienne-Loire Aérodrome de Saint-Chamond - L'Horme
Gare ferroviaire Gare de Saint-Chamond
Transports urbains
vignette|alt=Autobus en ville de trois-quarts arrière droit.|Autobus de l'ancienne Ligne 3 à la place du Moulin en 2009.
Saint-Étienne Métropole a la responsabilité des transports en commun de . Saint-Chamond est desservie par la Société de transports de l'agglomération stéphanoise (STAS). Elle est desservie par les lignes : M5 Square Violette (Saint-Étienne) - Place Chipier (Rive-de-Gier) 25 Gare de Saint-Chamond - Terrasse 29 Place du Moulin (Saint-Chamond) - Gare de Saint-Étienne-Châteaucreux 40 Piscine Couderc - C.C. La Maladière 41 Crêt de l'Œillet Haut - Place du Moulin 42 Place du Moulin (Saint-Chamond) - Ollagnière - Maison Rouge (Saint-Jean-Bonnefonds) 43 Chavanne Bourg - Crêt de l'Œillet 44 Place du Moulin - La Bachasse (Saint-Paul-en-Jarez) 45 Place du Moulin - Saint-Martin-en-Coailleux 71 Pont Nantin - Portail Rouge 77 Bonzieux - Sainte-Marie 78 Stélytec - Gare de Saint-Chamond 79 Crêt de l'Œillet - La Fayette 81 Poste - Bourg Doizieux 102 Place du Moulin - Luzernod (La Valla-en-Gier)
Transports ferroviaires
Des trains express régionaux (TER) assurent la liaison d'une part vers Lyon et d'autre part vers Saint-Étienne ou Firminy.
Risques naturels et technologiques
Toponymie La ville de Saint-Chamond doit son nom à l'évêque de Lyon saint Ennemond. : (976). ; ou Annemondo ou Ennemundo (1090). ; (1167) ; (1173) ; (1247) ; Chastel de Saint Chamont (1344)..
Histoire Préhistoire
Antiquité vignette|alt=Gravure noire et blanche. Ruines de deux piliers en pierres de part et d'autre d'un ruisseau|Vestiges de l'aqueduc romain. Un poste de garde de l'un des cinq aqueducs qui alimentait Lugdunum (Lyon) aurait été situé près de l'ancienne église d'Izieux où de nombreux débris (tegula, imbrex) ont été mis au jour..