Renaud Muselier, né le à Marseille, est un homme politique franco-mauricien.
En parallèle d'une carrière politique locale à Marseille, où il est élu conseiller général puis conseiller régional, ainsi que premier adjoint au maire de Marseille sous Jean-Claude Gaudin, il est député à partir de 1993 puis secrétaire d'État aux Affaires étrangères (2002-2005) avant de retrouver l'Assemblée nationale jusqu'en 2012 lorsqu'il échoue à être réélu.
Après un bref retrait de la vie politique, il devient député européen en 2014 puis président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur à partir de 2017.
En 2022, un an après avoir quitté Les Républicains, il rejoint le parti présidentiel Renaissance..
Biographie Origines familiales Renaud Muselier est issu d'une famille marseillaise. Son père, Maurice (1902-1989), pharmacien, est déporté à Dachau pour faits de résistance. Sa mère, Sylviane Muselier (née Girault en 1927), est décorée de l'ordre national du Mérite pour faits de résistance., ainsi que de la Légion d'honneur.
Il est le petit-fils d'Émile Muselier, vice-amiral qui organise les Forces navales françaises libres et prend Saint-Pierre-et-Miquelon, ralliant l'archipel au général De Gaulle. Renaud Muselier est l'auteur d'un ouvrage sur son grand-pèreRenaud Muselier, L'Amiral Muselier, le créateur de la Croix de Lorraine, éditions Perrin, 2000 ..
Du côté maternel, il est le petit-fils du colonel Gontran Girault et de l'Américaine Gladys Virginia Stewart. Par le premier mariage de celle-ci, Renaud Muselier est le neveu de la reine Géraldine d'Albanie, demi-sœur de sa mère et épouse du dernier roi d'Albanie détrôné par les Italiens en 1939..
Carrière professionnelle Renaud Muselier, ancien interne des Hôpitaux de Marseille, est diplômé en médecine du sport et rééducation fonctionnelle. Depuis 1987, il est médecin-coordinateur des cliniques Saint-Martin à Marseille.
Parcours politique Débuts au sein du RPR Membre du RPR (dont il est l'un des secrétaires généraux à partir de 1998 et vice-président du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale) et de l'UMP (membre du bureau politique en 2005), Renaud Muselier annonce sa candidature à la présidence du RPR le , mais se retire ultérieurement.
Premiers mandats Élu aux élections cantonales de 1992, il devient le premier adjoint de Jean-Claude Gaudin trois ans plus tard, lorsque ce dernier est élu maire de Marseille. Le , au lendemain des élections municipales et de la réélection de Renaud Muselier dans le troisième secteur de Marseille, le Premier ministre François Fillon lui propose de revenir au gouvernement comme secrétaire d'État mais il décline la proposition pour pouvoir se consacrer à Marseille sans préciser le portefeuille qui lui était proposé..
Renaud Muselier abandonne sa fonction de premier adjoint pour briguer la succession de Jean-Claude Gaudin à la présidence de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole le suivant. Il est alors battu par le candidat socialiste, Eugène Caselli« Le socialiste Eugène Caselli élu président de la communauté urbaine de Marseille », AFP du 17 avril 2008.. Pourtant, il était en théorie mathématiquement assuré d'être élu. Cette défaite surprise est considérée comme un sévère camouflet pour celui qui avait permis à Jean-Claude Gaudin d'être reconduit à la tête de la mairie de Marseille en 2008.
Défaite aux élections législatives de 2012 vignette|upright|gauche|Renaud Muselier en 2010. Lors des élections législatives de 2012, il perd son mandat de député de la des Bouches-du-Rhône au profit de la candidate socialiste Marie-Arlette Carlotti.
Le , il annonce qu'il démissionne de la présidence du groupe UMP à la communauté urbaine de Marseille et renonce à être candidat à la mairie de Marseille en 2014... Un an plus tard, il évoque son probable retour en politique, qui se concrétise par sa présence sur une liste aux élections européennes de 2014.. Fin , il est en effet désigné tête de liste pour la circonscription Sud-Est pour les élections européennes de la même année..
Élections départementales de 2015 Lors des élections départementales de mars 2015 dans les Bouches-du-Rhône, la presse révèle son implication dans la fabrication d'une fausse liste, destinée à instrumentaliser le scrutin pour affaiblir la gauche..
Dans le cadre des élections régionales de en Provence-Alpes-Côte d'Azur, il est désigné tête de liste dans les Bouches-du-Rhône pour la liste d'union de la droite. Celle-ci remporte les élections au second tour et Renaud Muselier est élu président délégué du conseil régional le suivant, au côté du président Christian Estrosi.
Élections présidentielles de 2017 Il soutient la candidature Nicolas Sarkozy pour la primaire française de la droite et du centre de 2016. Dans le cadre de sa campagne, il est nommé orateur national chargé des transports. En , dans le cadre de l'affaire Fillon, il renonce à soutenir le candidat LR à l'élection présidentielle et appelle à voter Emmanuel Macron par un message Twitter..
Président du conseil régional de PACA Après l'annonce de démission de Christian Estrosi à la présidence du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier est désigné par les élus de la majorité le pour lui succéder. Le , il lui succède par intérim.. Il est élu président par le conseil régional le .
Fin , alors que Jean-Claude Gaudin effectue son dernier mandat de maire de Marseille, il critique ce dernier, estimant qu'il a fait . Cette déclaration est interprétée par certains comme l'expression d'une rancœur, celle de ne pas avoir succédé à l'édile de la cité phocéenne après son deuxième mandat et d'avoir vu en 2008 le poste de président de la métropole marseillaise lui échapper.
Il propose une alliance au parti La République en marche (LREM) pour les élections régionales de 2021, ce qui crée des dissensions au sein de son parti. Il avait auparavant jugé l’appel lancé en par Christian Estrosi en vue d'un possible soutien du parti LR à Emmanuel Macron pour sa campagne présidentielle en 2022. Le , Jean Castex annonce le retrait de la liste LREM menée par Sophie Cluzel, avec plusieurs de ses personnalités qui rejoignent la liste de Renaud Muselier. Le même jour, Christian Jacob annonce que le parti Les Républicains ne soutiendra pas la liste menée par Renaud Muselier et retire l'étiquette Les Républicains à cette dernière. Le , Renaud Muselier est réinvesti tête de liste LR mais est lâché par une partie du parti ..
Le , les listes conduites par Renaud Muselier arrivent en seconde position du premier tour avec 31,91 % des suffrages, derrière celles de Thierry Mariani (36,4%) et devant celles de gauche menées par l’écologiste Jean-Laurent Félizia (16,9 %). Au soir du second tour, le , les listes conduites par Renaud Muselier l'emportent largement (56,48 %), devant celles du candidat du Rassemblement national Thierry Mariani qui termine en deuxième position avec 43,52% des suffrages exprimés, après le désistement de Jean Laurent Félizia pour faire barrage au RN.
Il a confié des postes importants aux soutiens d'Emmanuel Macron qui l'ont accompagné dans ce second mandat. Ainsi, il nomme Jean-Pierre Serrus vice-président délégué aux transports, Sabrina Roubache devient conseillère régionale déléguée aux « grandes causes régionales », et Bertrand Mas-Fraissinet préside la commission sur les formations sanitaires et sociales.
Le , Renaud Muselier annonce quitter son parti Les Républicains. Il rejoint en 2022, le parti présidentiel Renaissance.
Élection présidentielle de 2022 Dès le , il annonce soutenir Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle : .
Renaud Muselier a écrit un courrier à tous les maires de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (dont il est présdident) pour les inciter à soutenir un candidat qui n'a pas obtenu les 500 parrainages pour concourir à l'élection présidentielle.
Élections sénatoriales de 2026 Le , il annonce sa candidature aux élections sénatoriales de 2026 dans les Bouches-du-Rhône. En cas de victoire, il déclare son intention de siéger et ainsi quitter ses fonctions de président de conseil régional. En deuxième position sur la liste conduite par Brigitte Devesa, il est élu sénateur le .
Vie personnelle Renaud Muselier est père de quatre enfants. Il est ceinture noire de karaté et double vice-champion de France de karaté contact (1982-1983) et champion de France universitaire de rugby (1984). De 1995 à 1997, il est vice-président de l’Olympique de Marseille..
En , pour « des raisons administratives et non fiscales », il demande la nationalité mauricienne, pays où il a développé un projet immobilier.. Toutefois, en 2022, dans un article de Nice-Matin, il affirme avoir obtenu cette nationalité par le président de l'île Maurice qui lui a offert pour services rendus au pays grâce à la société immobilière dont il est coactionnaire.
En 2012, sa femme Stéphanie Clément est mise en examen pour des faits de prise illégale d'intérêts dans une affaire de marchés publics au sein d'un office HLM de la ville de Marseille. Le couple divorce plus tard. Le tribunal relève qu'elle . Elle est condamnée en à cinq mois de prison avec sursis, d'amende et deux ans d'inéligibilité..
Détail des mandats et fonctions Au niveau national Député de la des Bouches-du-Rhône (1993-2002 et 2007-2012). Président de l'Association pour la Gestion Indépendante des Réseaux de transport (AGIR Transport) (2001-2005) Vice-président du groupe UMP et vice-président de la commission des Affaires étrangères (2007-2012). Secrétaire d'État aux Affaires étrangères auprès du ministre des Affaires étrangères (2002-2005). Chargé de mission responsable des Français de l'étranger auprès du président de la République, Jacques Chirac (2005-2007). Président du Conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée (2009-2013). Président du Haut Conseil de l'Institut du monde arabe (2011-2013) Membre du conseil d'administration de l’Agence française de développement (AFD) – 2007/2012 Membre du conseil d'administration de l'Office français de protection des réfugies (OFPRA) - 2015 Député européen (2014-2019) : groupe PPE (Parti populaire européen) – Vice président de la délégation française (LR – PPE) - Vice-président de la délégation à l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE - Membre du bureau du groupe PPE - Membre de la commission transports et tourisme
Au niveau local Conseiller général des Bouches-du-Rhône, élu dans le de Marseille (1992-1995). Premier adjoint au maire de Marseille, chargé de l'économie, de l'emploi, de la formation professionnelle, des zones d'activité et d'Euroméditerranée (1995-2001). Président de l'établissement public d’aménagement d'Euroméditerranée (1995-2008). Premier adjoint au maire de Marseille, chargé d'Euroméditerranée, du grand projet de transports collectifs, du métro et du tramway (2001-2008). Vice-président et président de la commission des transports de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (2001-2008). Conseiller régional de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, président du groupe UMP-UDF et apparentés (2004-2007). Premier vice-président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (à partir de 2008). Président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (depuis 2017).
Au sein de partis politiques Au RPR Membre du conseil national (1987). Délégué départemental à la jeunesse des Bouches-du-Rhône (1989). Secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône (1991). Délégué général chargé des relations avec le Parlement (1995). Membre de la direction collégiale (1997). Secrétaire national chargé de la sécurité et la politique de la ville (1998). Membre du bureau politique (1998). Secrétaire national chargé des relations avec les groupes parlementaires (1998).
À l'UMP puis à LR Membre du comité fondateur et du comité exécutif (à partir de 2002). Conseiller politique (à partir de 2003). Secrétaire départemental (2003-2012).