Balthazar Picsou (Prononciation en français de France retranscrite selon la méthode de l'alphabet phonétique international (API)., (ou Scrooge McDuck, Prononciation en anglais américain retranscrite selon la méthode de l'alphabet phonétique international (API). , en version originale) est un personnage de fiction de l'univers des canards des studios Disney créé en 1947 par le scénariste-dessinateur Carl BarksUn canard physiquement semblable à Picsou, dans le rôle d'un Écossais économe, est apparu dès 1943 dans un dessin animé de Donald Duck : The Spirit of '43.. Oncle maternel de Donald Duck, d'où son surnom d'« Oncle Picsou »Parfois tout simplement abrégé en Onc'Picsou sur le modèle du Unca’ Scrooge anglais. (« » en anglais), ce canard le plus riche du monde est connu pour son goût pour l'aventure et pour son avarice (il dit qu'il n'est pas avare mais économe). Il possède un coffre-fort géant à Donaldville, dans lequel il entrepose les pièces accumulées au cours de ses années passées en quête de richesse, chacune représentant un souvenir pour lui. Le coffre fort lui sert aussi de lieu de travail.
Origines du personnage Nom Son nom original, , est inspiré du personnage Ebenezer Scrooge de Charles Dickens dans Un chant de Noël, lui-même inspiré d'un personnage réel, l'homme politique anglais John ElwesGoogle Livre "Le petit livre des plaisirs coupables" de Benoist Simmat éditions Groupe Margot 2021.. Le « Mc » (abréviation de Mac) apposé à son nom de famille rappelle ses origines écossaises.
En France, c'est sous le nom d'Oncle Harpagon., inspiré du personnage central de L'Avare de Molière en raison de son avarice, qu'il apparaît tout d'abord dans Donald et le Secret du donjon au trimestre de 1949.
Dans les années 1950, il est appelé Oncle Edgar dans plusieurs Donald no 258 du 2 mars 1952 et 274 du 22 juin 1952. ou Oncle Jérémie McDuck en BelgiqueDans Mickey Magazine du 11 janvier 1952. avant d'adopter définitivement Balthazar Picsou dans une histoire du Journal de Mickey publiée le , Donald et la Lettre au père Noël. Texte et dessins de Carl Barks. Parue en novembre 1949 aux États-Unis. Republiée en France sous les titres Donald roi du bulldozer (1976), Noël à toute vapeur (1987) et La Lettre du père Noël (1988). (Letter To Santa).
Ce nom aurait été choisi par Raymond Calame, rédacteur en chef du Journal de Mickey de l'époqueMichel Mandry, Dossier de presse publié pour les dix ans de Disneyland Paris, 2002.. Le prénom d'Omer lui sera néanmoins attribué dans une histoire publiée en 1956 dans le Journal de Mickey, Oncle Picsou gagne toujours Publiée pour la première fois dans Le Journal de Mickey puis sous les titres Un tigre ramollo (1990) et Le Tigre éreinté (2003). (The Tuckered Tiger).
Dans La Montre de famille. Publiée pour la première fois dans Le Journal de Mickey sous le titre L'Héritage de McPicsou puis La Montre des McDuck., on apprend que c'est à son arrivée en Amérique que Picsou, qui s'appelait alors Balthazar McPicsou, décida de supprimer la particule de son nomCette anecdote n'est valable que dans la version française, le restant présent en VO (Scrooge McDuck).. La version française de l'arbre généalogique dessiné par Don Rosa confirme que Picsou et ses deux sœurs, Matilda et Hortense, sont les premiers du clan à avoir « américanisé » leur nom de familleUne famille en or !.. Dans La Jeunesse de Picsou, Don Rosa donne à Picsou le surnom de , traduit dans les versions françaises par Buck Picsou, durant ses premières années en Amérique.
Au Québec, dans les des éditions Héritage, son nom est « Picsou » alors que « Scrooge » est utilisé sur la couvertureOncle Pic$ou # 12..
Évolution
D'abord personnage secondaire dans les bandes dessinées de Donald, il devient vite populaire et se voit gratifié de ses propres aventures en 1952, dues en grande majorité à Carl Barks. Il y est souvent accompagné par ses petits-neveux Riri, Fifi et Loulou, membres des Castors Juniors. Riri, Fifi et Loulou sont aussi les neveux de Donald Duck.
Au fil des histoires de Barks, des éléments de la vie de Picsou sont petit à petit divulgués, comme l'apparition d'un amour de jeunesse, Goldie O'Gilt, propriétaire d'un saloon à Dawson City à l'époque où Picsou était chercheur d'or au Klondike dans Donald au Klondike. Publiée pour la première fois en France en 1953 dans Les Belles Histoires Walt Disney (Hachette) puis sous les titres Picsou et la Fiancée du Klondike (1978) et Retour au Klondike (1997). () le .
D'autres auteurs ont ajouté à leur tour des éléments biographiques originaux, sans nécessairement se soucier de la cohérence avec les histoires de Barks, mais c'est Don Rosa qui est le premier à créer La Jeunesse de Picsou.
Il apparaît d'abord dans un manoir, avant de déménager dans les histoires publiées à partir de 1952 dans son coffre-fort, un mois après l'apparition des légendaires Rapetou (des bandits voulants cambrioler Picsou).
La Jeunesse de Picsou La seule biographie cohérente de Picsou a été développée, écrite et dessinée entre 1991 et 1993 par Don Rosa. Intitulée La Jeunesse de Picsou. (), elle se fonde quasi exclusivement sur les récits de Carl Barks et raconte la vie de Picsou de sa jeunesse en Écosse à la rencontre avec ses neveux à Noël 1947 dans Noël sur le mont Ours, qui constitue la première apparition de Picsou chez Barks (et dans l'absolu).
Mêlant réalité historique et fiction, la série comporte initialement , auxquels sont venus s'ajouter plusieurs volumes « bis » et « ter », le tout créant une intrigue d'une grande cohérence avec un souci du détailSi l'on excepte une erreur sur la direction d'un arc-en-ciel dans la dernière case du cinquième épisode : Le Maître du Manoir McPicsou..
Balthazar Picsou naît en 1867 à Glasgow (Écosse) de Fergus McPicsou et Édith O'Drake. Il a deux sœurs, Matilda et Hortense, qui deviendra la mère de Donald. Il meurt en 1967 à Donaldville (Calisota ; à l'emplacement approximatif de l'actuelle ville de Loleta, en Californie) à l'âge de Sa tombe, entourée des personnages de Donald, Daisy, Riri, Fifi et Loulou adultes, a fait l'objet d'un dessin en 1991 . Don Rosa a choisi cette date car 1967 est l'année où Carl Barks a pris sa retraite.. Dismal Downs, en plein milieu du Rannoch Moor, est la demeure ancestrale du clan McPicsou. Sa localisation est environ de 56.635719 , -4.442234.
Cependant, la mort de Balthazar Picsou ne vient pas du canon de la série mais bel et bien d'un dessin qu'avait fait Don Rosa pour un fanzine allemand en 1991 lorsqu'on lui a demandé d'imaginer une illustration derrière une simple question : « Hé Daisy ? Qu'est-il arrivé à l'oncle Picsou ? » Certains fans et journalistes ont pris très au sérieux cette illustration et pensent encore aujourd'hui que Picsou meurt effectivement en 1967, là où beaucoup de preuves rentrent en contradiction directe (comme l'utilisation par Picsou de technologies bien ultérieures à 1967). vignette|redresse|L'une des nombreuses anciennes mines du Klondike. Picsou a une jeunesse mouvementée. Il descend de la prestigieuse famille des McPicsou, ruinée au fil des générations. À l'âge de , son père lui fabrique un équipement de cireur de chaussures avec lequel il gagne sa première pièce, le "Sou fétiche" (une pièce de 10 cents américains donnée par un cantonnier nommé Burt). Par la suite, le jeune Picsou commence à changer de commerce en vendant du bois puis de la tourbe (faisant preuve d'ingéniosité pour son âge). À l'âge de , il s'embarque pour l'Amérique. Là-bas, il rencontre son oncle John McPicsou, pilote de bateau à vapeur sur le Mississippi, avec qui il cherche l'épave du Drennan Whyte. Il s'agit donc de la toute première aventure vécue par Picsou. À la suite d'une attaque des pères Rapetou engagés par le Capitaine Porcin, l'oncle John vend son vapeur au jeune Balthazar. C'est lors de cette période que Balthazar rencontre le grand-père de Géo Trouvetou, Grégoire. Voulant gagner le Colorado, Picsou prend un train qui se fait attaquer par les frères James. Le voyage s'arrête dans les plaines du Montana où il devient cow-boy. Puis il devint prospecteur en Afrique et en Australie. Après avoir rencontré un aborigène, il part pour le Yukon, décidé à devenir l'homme le plus riche du monde. Il y découvre, dans une immense vallée perdue du Klondike, une pépite grosse comme un œuf d'oie, d'où son surnom, « l'œuf d'oie ». À partir de ce moment, l'or devient pour Balthazar une obsession.
Toutefois, d'autres auteurs ont utilisé le personnage après la date de 1967, par exemple dans la saga des Orbes du millénaire où Picsou apparaît en l'an 2000Saga sortie en novembre 2000 dans le SPG 100 .. D'autres auteurs indiquent, pour être cohérents avec Don Rosa, que leurs histoires se passent avant 1967. Mais en bande dessinée, les héros sont souvent atemporels et leur définir une date de décès est souvent une cause de casse-tête.
Le sou-fétiche Picsou a amassé une énorme fortune, stockée en grande partie dans son coffre-fort de 3 acres cubes édifié sur la colline Killmotor (anciennement Killmule) à Donaldville. Cependant sa fortune est bien plus vaste que les seules « liquidités » de son coffre (qu'il considère comme des souvenirs de sa jeunesse) car il possède évidemment des comptes bancaires (ainsi que les banques elles-mêmes), des avoirs, actions, etc. Mais parmi les montagnes d'argent accumulées, une pièce joue un rôle à part. Selon les auteurs, la fortune de Picsou est liée soit à la chance, soit à son goût du travail dont le premier sou gagné, le fameux « sou-fétiche », est la représentation. Cette pièce créée par Carl Barks en 1953 est apparue dans On a roulé Picsou..
Selon Don Rosa, dans Le Dernier du Clan McPicsou, il s'agit d'un dime () de 1875 .. D'après Don Rosa, le père de Picsou, après avoir trouvé une pièce étrangère, l'aurait donnée à un cantonnier dénommé Burt pour que ce dernier aille voir Balthazar pour se faire cirer ses chaussures et par la suite, payer celui-ci avec la pièce sans valeur, le but étant d'apprendre la méfiance à Balthazar. Le jeune cireur, se sentant trompé par son premier client, y voit déjà une leçon de la vie et prend la résolution de toujours vérifier ses sous.
Le sou est au centre de nombreuses histoires mettant en scène Miss Tick, et ce, dès la création de ce personnage en , dans La Sorcière du Vésuve. Publiée pour la première fois en France en 1962 puis sous les titres Onc' Picsou contre Miss Tick (1974), Une rencontre hystérique (1992) et Sous le signe de Midas (2002). (). La sorcière y achète les premières pièces gagnées par des millionnaires qui, selon elle, ont un pouvoir qui la rendra riche et puissante. Par erreur, Picsou lui vend son sou-fétiche. Il le récupère en échange d'une autre pièce, mais quand elle apprend que c'était le sou-fétiche (ou sou ) de Picsou, la sorcière n'a plus qu'une obsession : le récupérer par tous les moyens. Miss Tick s'adjoint parfois l'aide de Madame Mim, personnage conçu pour Merlin l'Enchanteur (1963)..