Daniel Gélin est un comédien français, né le à Angers et mort le à Paris.

Il devient, à la fin des années 1940, une vedette du cinéma français, et tient alors des rôles de jeune premier, romantique, dramatique ou fantaisiste. Sa carrière au cinéma est plus discrète avec la Nouvelle Vague, mais il connaît à partir de 1965 un regain de popularité grâce à la série télévisée Les Saintes Chéries, avec Micheline Presle, puis à partir des années 1970 un regain de succès au cinéma avec de mémorables seconds rôles.

Biographie Jeunesse Daniel Gélin est le fils d'Alfred Gélin, employé aux écritures dans l'usine Bessonneau, fabrique de cordage et toile de chanvre d'Angers, et d'Yvonne Le Méner, ouvrière dans la même usine, d'origine bretonne. Il a une sœur, Monique (1923-1975). Son père est nommé sous-directeur d'une usine à Saint-Malo en 1931. où il est scolarisé au Lycée Institution Saint-Malo La Providence :http://www.aaism-lapro.com/semperfidelis/bulletin_06_19.pdf.

Mais Daniel est un élève indiscipliné. Son père lui trouve une place d'ouvrier dans une conserverie de morues de Saint-Malo, puis d'aide-magasinier dans un atelier de cordages..

Carrière vignette|Daniel Gélin dans La Belle Romaine avec Gina Lollobrigida. Encore mineur, rêvant de théâtre et de comédie, Daniel Gélin part à Paris, où il suit les cours d'art dramatique de René Simon avec un penchant pour la comédie. René Simon lui suggère de se tourner vers des rôles dramatiques, conseil qu'il suit avec succès.

Il entre ensuite au Conservatoire national supérieur d'art dramatique et il y rencontre Louis Jouvet. Il suit les cours de Béatrix Dussane. Il côtoie Maria Casarès, Françoise Christophe, Sophie Desmarets, Christine Gouze, Gilbert Trigano (alors apprenti acteur) et Jacques Charon. Il commence une carrière au théâtre et fait sa première apparition à l'écran en 1940.

Il permet à Louis de Funès, ancien camarade du cours Simon, d'obtenir ses premiers rôles au cinéma (avec La Tentation de Barbizon de Jean Stelli en 1945). ; réédition Librairie générale française, coll. « le Livre de Poche » numéro , Paris, 2005, 254 p. . Le considérant comme celui qui avait lancé sa carrière, Louis de Funès le surnomme par la suite .

Rendez-vous de juillet, puis Édouard et Caroline, réalisés par Jacques Becker, permettent à Daniel Gélin d'accéder au vedettariat. Dans les années 1950, il est l'un des jeunes premiers les plus en vogue du cinéma français, grâce à son jeu moderne et à son physique ténébreux. Il tourne énormément et tombe dans l'héroïne et l'alcoolTémoignage (archive) de Daniel Gélin, émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, décembre 2016, 31 min 30 s. La Nouvelle Vague lui vaut une période de . Il se consacre alors un temps au théâtre, ainsi qu’à la télévision avec le très populaire feuilleton Les Saintes Chéries, il participe à quelques films (Paris brûle-t-il ?, La Ligne de démarcation) avant de renouer vraiment avec le cinéma dans les années 1970-80. Loin de son emploi de l'immédiat après-guerre, il devient un acteur de second rôle, très familier du public, jouant avec grande intelligence des personnages fins et blasés (le père et mari dans Le Souffle au cœur), voire cyniques, comme le médecin dans La vie est un long fleuve tranquille, ou simplement bougonsDaniel Gélin, fiche sur le site de la BiFi.

En comédien passionné de poésie, Daniel Gélin rédige plusieurs recueils de poèmes : Fatras (1950), Dérives (1965), L'Orage enseveli (1981), Le sang de mes songes (1996, prix de Poésie 1996 de la Sacem), Passeports délayés (parution posthume en 2005) ainsi que deux anthologies de choix poétiques, Poèmes à dire (éditions Seghers, 1968, préface chaleureuse de Jean Vilar), Cent poètes côté jardin (Éditions du Cherche-Midi, 1990).

vignette|gauche|Daniel Gélin en 1996, au Festival de Cannes. Il est également membre du comité d'honneur de la Maison internationale des poètes et des écrivains de Saint-MaloDodik Jégou et Christophe Penot, La Maison internationale des poètes et des écrivains, Éditions Cristel, Saint-Malo, 2002, 57 p. ..

Mort thumb|redresse|Tombe de Daniel Gélin au cimetière de Rocabey (division 15) à Saint-Malo. Le , il succombe à une insuffisance rénale. Il repose au sein du caveau familial au cimetière de Rocabey à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).

Vie privée Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a une liaison de plusieurs mois avec Simone Signoret, avant que cette dernière se lie avec un compagnon de plus de vingt ans son aîné, Marcel Duhamel..

Il se lie d'une forte amitié avec Marlon Brando, lequel tournera plus tard avec sa filleLe patriarche et sa dynastie, Eddy Przybylski, www.dhnet.be, 2002..

Le , il épouse Danièle Delorme dont il a un fils, Xavier Gélin (1946-1999).

En 1952, il a, avec le mannequin Marie-Christine Schneider, une relation dont naît la future actrice Maria Schneider (1952-2011). Il ne reconnaîtra jamais cette enfant adultérine, qu'il ne revoit que seize ans plus tardMaria Schneider, Le Monde, 5 février 2011..

Divorcé de Danièle Delorme début 1954, après une brève liaison avec Ursula Andress, il épouse le Sylvie Hirsch (1927-2011), mannequin chez Christian Dior, dont il a trois enfants : Pascal (1956-1957), Manuel Gélin (né en 1958) et Fiona Gélin (née en 1962). Ils divorcent en 1972.

En , il se marie avec Lydie Zaks, de sa cadette, rencontrée dans un club de vacances à Ashkelon en Israël. Elle reste à ses côtés pendant près de . De cette union naît Laura en 1975.

Il a six petits-enfants : Sarah Gélin et Hugo Gélin (né en 1980) enfants de Xavier ; Milan (né en 1989), fils de Fiona ; Lana (née en 1998), fille de Manuel ; Max (né en 2003) et Lou (née en 2008), enfants de Laura.

Hommage La municipalité de Saint-Malo a donné son nom à une école de la ville.

Théâtre

Comédien

Metteur en scène

1955 : L'Homme qui se donnait la comédie de Emlyn Williams, Théâtre des Célestins 1977 : Les Mains sales de Jean-Paul Sartre, Théâtre des Célestins, tournée Karsenty 1977 : Le Cours Peyol d'Étienne Rebaudengo, Théâtre de l'Œuvre 1993 : Les Petites Femmes de Maupassant de Roger Defossez, Théâtre du Tourtour 1995 : Noix de coco de Marcel Achard

Filmographie Acteur Longs métrages 1940 : Miquette de Jean Boyer 1940 : Soyez les bienvenus de Jacques de Baroncelli 1940 : Les Surprises de la radio de Marcel Paul (à confirmer) 1941 : Premier Rendez-vous d'Henri Decoin – M. Chauveau-Laplace 1942 : Les Cadets de l'océan de Jean Dréville – Philippe Dermantes 1942 : L'assassin habite au 21 d'Henri-Georges Clouzot - Un inspecteur lors de l'arrestation finale 1942 : Les Inconnus dans la maison d'Henri Decoin 1943 : Lucrèce de Léo Joannon – Un collégien 1943 : Les Petites du quai aux fleurs de Marc Allégret – Le poinçonneur du métro 1946 : La Tentation de Barbizon de Jean Stelli – Michel 1945 : Un ami viendra ce soir de Raymond Bernard – Pierre Ribault, le poète exalté 1946 : Fille du diable d'Henri Decoin (à confirmer) 1946 : La Nuit de Sybille de Jean-Paul Paulin – Stany 1946 : Martin Roumagnac de Georges Lacombe – Le surveillant 1946 : La Femme en rouge de Louis Cuny – Saladin 1946 : Ouvert pour cause d'inventaire - film inédit d'Alain Resnais 1947 : Miroir de Raymond Lamy – Charles 1947 : Le Mannequin assassiné de Pierre de Hérain – Léopold 1948 : Le Paradis des pilotes perdus de Georges Lampin – Le lieutenant Villeneuve 1949 : Rendez-vous de juillet de Jacques Becker – Lucien Bonnard 1950 : Dieu a besoin des hommes de Jean Delannoy – Joseph Le Berre 1950 : La Ronde de Max Ophuls – Alfred 1950 : Édouard et Caroline de Jacques Becker – Édouard Mortier 1950 : Traité de bave et d'éternité - film expérimental à partir d'archives d'Isidore Isou 1951 : Les Mains sales de Fernand Rivers – Hugo Barine 1951 : Une histoire d'amour de Guy Lefranc – Jean Bompart 1952 : Adorables Créatures de Christian-Jaque – André Noblet 1952 : Le Plaisir de Max Ophuls, sketch : « Le Modèle » – Jean, le jeune peintre 1952 : Les Dents longues de Daniel Gélin – Louis Commandeur - (également réalisateur et scénariste) 1952 : Rue de l'Estrapade de Jacques Becker – Robert 1952 : La Minute de vérité de Jean Delannoy – Daniel Prévost 1953 : La Maison du silence (La voce del silenzio) de Georg Wilhelm Pabst – Francesco Ferro 1953 : L'Esclave d'Yves Ciampi – Michel Landa 1953 : La neige était sale de Luis Saslavsky – Franck Friedmayer 1953 : Sang et Lumières (Sangre y luces) de Georges Rouquier et Munoz Suay– Ricardo Garcia 1953 : Si Versailles m'était conté… de Sacha Guitry – Jean Collinet 1954 : Les Amants du Tage d'Henri Verneuil – Pierre Roubier 1954 : L'Affaire Maurizius de Julien Duvivier – Léonard Maurizius 1954 : Rumeur publique (Opinione publica) de Maurizio Corgnati 1954 : La Belle Romaine (La Romana), de Luigi Zampa 1954 : Les Gaîtés de l'escadron (Allegro squadrone) de Paolo Moffa – Frédéric d'Héricourt 1955 : Napoléon de Sacha Guitry – Bonaparte 1955 : Paris Canaille (ou Paris coquin) de Pierre Gaspard-Huit – Antoine du Merlet 1956 : Bonsoir Paris, bonjour l'amour de Ralph Baum – Georges Bernier 1956 : Je reviendrai à Kandara de Victor Vicas – Bernard Cormière 1956 : En effeuillant la marguerite ou Mademoiselle Strip-tease de Marc Allégret– Daniel Roy 1956 : L'Homme qui en savait trop (The Man Who Knew Too Much) d'Alfred Hitchcock – Louis Bernard 1957 : Charmants Garçons d'Henri Decoin – Alain Cartier 1957 : Retour de manivelle de Denys de La Patellière – Robert Montillon 1957 : Trois Jours à vivre de Gilles Grangier – Simon Belin 1957 : Mort en fraude de Marcel Camus – Paul Horcier 1958 : Suivez-moi jeune homme de Guy Lefranc – Michel Corbier 1958 : La Fille de Hambourg d'Yves Allégret – Pierre 1958 : Ce corps tant désiré de Luis Saslavsky – Guillaume Féraud 1959 : Carthage en flammes (Cartagine in fiamme) de Carmine Gallone – Phégor 1959 : Julie la rousse de Claude Boissol – Édouard Lavigne et Jean Lavigne 1959 : Le Testament d'Orphée de Jean Cocteau – L'interne 1959 : Les Trois etc. du colonel (Le tre eccetera del colonello) de Claude Boissol – Le lieutenant Villard 1960 : Carthage en flammes (Cartagine in fiamme) de Carmine Gallone – Phégor 1960 : La Morte-Saison des amours de Pierre Kast – Jacques Saint-Ford 1960 : La Proie pour l'ombre d'Alexandre Astruc – Éric 1960 : Réveille-toi chérie de Claude Magnier – Claude Masure 1960 : Le Jour le plus long (The longest day) de Ken Annakin – scènes coupées au montage 1961 : Dans la gueule du loup de Jean-Charles Dudrumet : Un drogué 1961 : Les Petits Matins ou Mademoiselle stop de Jacqueline Audry – Le comédien 1962 : Règlements de comptes ou Peur panique de Pierre Chevalier – Nicky 1963 : Trois de perdues (Tre piger i Paris) de Gabriel Axel – Raymond 1963 : Vacances portugaises de Pierre Kast – Daniel 1963 : Cherchez l'idole de Michel Boisrond – Lui-même 1964 : La Bonne Soupe de Robert Thomas – Raymond 1964 : L'Heure de la vérité d'Henri Calef – David 1964 : El nino y el muro d'Ismael Rodríguez 1965 : Compartiment tueurs de Costa-Gavras – Le vétérinaire 1965 : Duel à la vodka (Zwei girls von roten stern) de Sammy Drechsel 1965 : Herbe amère (Die zeugin aus der holle) de Zica Mitrovic – Bora Pétrovic 1966 : Paris brûle-t-il ? de René Clément – Yves Bayet 1966 : Les Sultans de Jean Delannoy – Léo 1966 : La Ligne de démarcation de Claude Chabrol – Le docteur Lafage 1966 : À belles dents de Pierre Gaspard-Huit – Bernard 1966 : Soleil noir de Denys de La Patellière – Guy Rodier 1967 : Le Mois le plus beau de Guy Blanc – Le capitaine du génie 1968 : La Trêve - Film inédit - de Claude Guillemot – Arno 1968 : La Belle au bois mourant de Jean-Pierre Bastid 1969 : Hallucinations sadiques de Jean-Pierre Bastid – Charles 1969 : Slogan de Pierre Grimblat – Le père d'Évelyne 1969 : Détruire, dit-elle de Marguerite Duras – Bernard 1969 : La Servante de Jacques-Paul Bertrand – Le docteur Robert Marbois 1971 : Le Souffle au cœur de Louis Malle – Le docteur Charles Chevalier