L'alerte (les Suisses utilisent le terme d'alarme) en premiers secours consiste, pour un sauveteur, à alerter les secours public pour demander leur intervention (pompier, SAMU) ou un conseil à la régulation médicale. C'est la troisième étape, après la protection et le bilan lors d'une action de porter secours. L'alerte est nécessaire lorsqu'un danger menace une personne ou un bien (accident, malaise, incendie), et va permettre de déclencher une prise en charge adaptée. C'est pourquoi l'évaluation faite lors du bilan est primordiale afin que la réponse apportée soit adaptée au péril (intervention des pompiers pour un incendie ou un accident, du SAMU pour un malaise cardiaque, de secours nautique pour une personne se noyant).

Rappel des étapes pour porter secours Lorsqu'une situation nécessite de porter secours à une ou plusieurs personnes, certaines étapes doivent être respectées afin d'être plus efficace dans son action, mais aussi assurer la sécurité des personnes présentes, aussi bien du(des) intervenant(s) que de(s) la victime(s). Ces étapes, enseignées lors des formations de premiers secours, sont les suivantes :

La protection : assurer la sécurité de la zone et des personnes. Cette action a pour but d'éviter le suraccident (il s'agit, par exemple de baliser un accident de la route) ou de blesser l'intervenant (par exemple, couper l'électricité lors d'une intervention sur une personne électrisée) ; Le bilan : évaluer l'état de(s) la victime(s). Cette action permet de décider quels gestes de secours devront être entrepris, mais permet aussi de recueillir les éléments nécessaires pour transmettre le bilan au SAMU (situation, nombre de victimes, plaintes exprimées) ; L'alerte : alerter un service d'urgence. Par cette action, la personne qui intervient s'assure qu'un renfort secouriste ou médical se mettra bien en route pour prendre en charge la victime. Pour savoir quel numéro appeler en fonction du pays et de la situation, voir l'article spécifique : numéro d'appel d'urgence ; Réaliser les gestes d'urgences. Dernière étape du porter secours, la réalisation de toutes les autres actions avant cette dernière permet d'assurer un maximum de chance et de rapidité dans la prise en charge de la victime. À noter que dans certaines urgences, ces étapes peuvent être réalisées en simultané afin d'apporter la meilleure réponse possible dans le temps le plus bref : par exemple, lors d'un arrêt cardiorespiratoire, l'intervenant va réaliser l'alerte (ou faire réaliser) en même temps qu'il démarre la réanimation cardiopulmonaire.

Moyens d'alerte Par téléphone

vignette|150px|Le téléphone fixe, le moyen à privilégier. vignette|150px|Téléphone portable.

Le moyen le plus fiable de passer l'alerte est le téléphone filaire : la communication est de qualité, et il est aisé de localiser l'appel. À défaut, on peut utiliser un téléphone portable : il a l'avantage d'être souvent disponible immédiatement, mais si l'appelant n'est pas capable d'indiquer à quel endroit se situe le sinistre, il est plus difficile de le localiser, sauf si le téléphone est muni d'une puce GPSVoir par exemple le logiciel GEOLOC18_112 développé par des sapeurs-pompiers du Var et du Morbihan, qui permet la géolocalisation par échange de SMS.. Certains pays ont mis en place une alerte par SMS ou par courrier électronique, utilisable par les handicapés de la voix. Malgré le développement des médias sociaux pour la gestion de l'urgence (MSGU), il n'est pas encore possible de prévenir de manière efficace les secours par les réseaux sociaux.

La plupart des pays du monde ont mis en place un numéro d'appel d'urgence permettant de joindre les secours ; il s'agit d'un numéro simple à retenir, et l'appel est gratuit.

Par exemple : Union européenne et d'autres pays européens (dont la Suisse) : « 112 et en France 15 » ; Amérique du Nord (États-Unis, Canada) : « 911 » ; Australie : « 000 » ; Chine, Japon : « 119 » ;

Ces numéros uniques centralisent tous les appels d'urgence. Certains pays disposent d'autres numéros spécifiques qui permettent de joindre un service d'urgence spécifique. Belgique : « 101 » : police et gendarmerie ; « 100 » ou « 112 » : sapeurs-pompiers et ambulance ; France : « 15 » : numéro d'appel du SAMU, pour tout problème d'ordre médical ; « 17 » : numéro d'appel de la police et de la gendarmerie, pour les troubles à l'ordre public ; « 18 » : numéro d'appel des sapeurs-pompiers, pour les incendies et les opérations de secours et de sauvetage ; « 114 » : numéro d’urgence national uniquement accessible par SMS ou Fax, pour les personnes avec des difficultés à entendre ou à parler (personnes sourdes, malentendantes). En France, il est impossible de joindre les services d'urgences sans carte SIM. Tout appel d'urgence doit être effectué avec un appareil équipé d'une carte SIM, même ancienne, voire sans abonnement.. Ces numéros sont interconnectés, c'est-à-dire que les informations concernant un autre service sont retransmises ; les sapeurs-pompiers doivent, d'après la réglementation, établir une conférence téléphonique avec le SAMU pour tout problème d'ordre médical, et vice versa. En , les pompiers plaident pour l'utilisation unique du 112 comme numéro d’appel d’urgence. Une expérimentation de ce dispositif est en cours depuis 2011 en Haute-Savoie et une autre sera lancée en en Île-de-France.. Le 114 peut aussi être utilisé pour prévenir les secours sans être entendu, par exemple lorsque l'on se cache. Suisse : « 144 » : secours sanitaire ; « 117 » : police ; « 118 » : pompier. Ces numéros sont interconnectés, c'est-à-dire que les informations concernant un autre service sont retransmises et le « 144 » fait office de centrale de secours et peut basculer les appels.

Par radiotéléphonie thumb|right|150px|Radio VHF

La radiotéléphonie est une manière de passer l'alerte, et elle est utilisée lorsqu'aucun autre moyen n'est disponible: Radiocommunication de catastrophe. La radiotéléphonie en navigation aéronautique, maritime est le meilleur moyen de contacter les secours : il n'y a pas de saturation comme au passage de la nouvelle année, ou de panne totale ; il permet d'être localisé par triangulation ; les aéronefs sont en liaison avec un centre de contrôle ou d'information ; les navires sont à l'écoute de la fréquence internationale de détresseConvention et Règlements administratifs de l'Union internationale des télécommunications. ARTICLE S32 et ARTICLE S33 Procédures d'exploitation pour les communications de détresse et de sécurité dans le Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM). et d'appel en radiotéléphonie, et peuvent porter secours s'ils sont à proximité. Les canaux de veille en radiotéléphonie sont : le canal 16Recommandation de l'Union internationale des télécommunications, référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.111 ; RR5.226 ; RR30.11 ; RR54.2 ; AP15, Tableau 15-2 ; AP18. et la fréquence 2 182 kHz ; en France, l'interlocuteur est le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross).

Certains véhicules terrestres sont munis de radio, par exemple les autobus urbains ou les taxis. Ils peuvent ainsi passer une alerte à leur centrale, qui peut la répercuter aux services de secours, par téléphone. La n'est pas un moyen fiable de passer une alerte : les secours n'écoutent pas les fréquences autres que leurs propres fréquences. Le () est utilisé pour l'appel d'urgence.

En montagne, le canal E dans la bande VHF est le canal d'appel d'urgence en radiotéléphonie, désigné aussi canal emergency , le est aussi le canal européen des secours en montagneCanal emergency ..

Moyens radiotéléphoniques internationaux disponibles pour l'appel d'urgence D'aprèsConvention et Règlements administratifs de l'Union internationale des télécommunications. ARTICLE S31 Fréquences dans le Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM).. Fréquences Utilisations Remarques Référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.108 ; RR5.111 ; RR30.11 ; RR52.189 ; RR52.190 ; AP15, Tableau 15-1 ; RES 331 (Rév.CMR-07) ; RES 354 (CMR-07). fréquence de détresse en mer par la radiotéléphonie en USB de la bande à . en AM par émetteur de secours Référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR501/S5.111 ; RR505/S5.115 ; RRN2978 ; RR2980 ; Résolution ; Appendice 27 Aer2 (/196). fréquence d’urgence aéronautique en radiotéléphonie en USB. interconnexion (air/mer/terre) Recommandation : utilisation des fréquences porteuses 4 125 kHz et 6 215 kHz en plus de la fréquence porteuse , aux fins de détresse et de sécurité ainsi que pour l'appel et la réponse. Référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.130 ; RR30.11 ; RR52.221 ; RR52.221.1 ; RR52.221.2 ; RR52.221.3 ; RR54.2; AP15, Tableau 15-1 ; AP17, Parties A, B. fréquence auxiliaire à . (air/mer/terre), inter-aéronef en USB. P Référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.111 ; RR5.115 ; AP15, Tableau 15-1 ; AP27/224, 232. fréquence d’urgence aéronautique en radiotéléphonie en USB. interconnexion (air/mer/terre) 6 215 kHzRecommandation : utilisation des fréquences porteuses 4 125 kHz et 6 215 kHz en plus de la fréquence porteuse 2 182 kHz, aux fins de détresse et de sécurité ainsi que pour l'appel et la réponse. Référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.130 ; RR52.221 ; RR52.221.2 ; RR52.221.3 ; AP15, Tableau 15-1. fréquence auxiliaire à en U.S.B. P 121,500 MHzRecommandation de l'Union internationale des télécommunications, référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.111 ; RR5.200 ; AP15, Tableau 15-2. fréquence d’urgence aéronautique en vue d'un aéronef en AM. dégagement sur 123,1 MHzRecommandation de l'Union internationale des télécommunications, référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.200 ; AP15, Tableau 15-2. voie 10 ou canal 10 utilisé en Europe sur les fleuves, rivières, canaux, lacs, étangs. P en FM 156,8 MHz voie 16 ou canal 16 de détresse en mer des ondes métriques en radiotéléphonie en FM. dégagement sur le canal 06 : 156,3 MHz Résolution 205 (rév.Mob-87). radiobalises de localisation de sinistre (RLS) en transmission du MMSI. radioralliement sur 121,500 MHz.

L'appel d'urgence est émis sur une fréquence internationale de détresse et d'appel en radiotéléphonie. L'appel d'urgence sera traité après les messages de détresse Mayday.

Le signal caractérisant l'appel d'urgence est « pan-pan » (prononcé panne, panne)

PAN PAN, PAN PAN, PAN PAN de (Nom du bâtiment), (Nom du bâtiment), (Nom du bâtiment) Position (Latitude longitude ou position relative) Nature de l'urgence Secours demandé Nombre de personnes à bord Intentions Tout renseignement supplémentaire qui pourrait être utile (caractéristiques du bâtiment…)

Quand le capitaine d'un navire ou le commandant d'un aéronef qui a émis un signal d'urgence estime ultérieurement que l'assistance n'est plus nécessaire, ou qu'il n'y a plus lieu de donner suite au message, il doit immédiatement le faire savoir à toutes les stations intéressées sur le canal de trafic (exemple canal 6).

Bornes d'appel d'urgence

thumb|right|150px|Borne d’appel d’urgence à Prague en République tchèque

Des bornes d'appel sont disposées sur les autoroutes (disposées tous les en France), sur les voies rapides et sur certaines nationales, et sur certains quais de gare. Les bornes d'appel sont des moyens fiables et permettent de localiser facilement l'appel, ce qui est critique notamment sur la route où l'on ne sait pas toujours se situer… Elles sont donc à préférer aux téléphones portables. Les bornes sont supprimées dans différents pays avec l'adoption de l'eCall et la localisation automatique de l'appelant via son smartphone lors de l'appel des secours.

Télégraphie