Un écrivain, ou une écrivainePour la féminisation, voir la section « Mots « écrivaine » et « autrice » dans l'article Femme de lettres., est, à l'origine, une personne qui est habile dans l'art d'écrire ou qui en fait son métier (le maître écrivain). Par la suite, le terme a désigné l'auteur d'ouvrages littéraires, également désigné par l'expression « homme de lettres » ou « femme de lettres ». Cette signification est devenue principale de nos jours. Dans la suite de cet article, le mot « écrivain » est utilisé pour désigner toute personne qui exerce ce métier.
L'écrivain dans l'histoire
Premiers écrivains, descendants des scribes Étymologiquement, l'escrivein qui apparaît au est le descendant direct du scribe. Il en est de même de sa fonction, qui consiste à mettre par écrit ou recopier ce que d'autres veulent transmettre. Au début du , Rutebeuf le définit aussi comme un , et dans la seconde partie du , l'écrivain est aussi compris comme celui qui compose des livres.
Aux , écrivains contre auteurs Au , les personnes qualifiées d'« » ne sont plus considérées comme les producteurs originaux d'écrits, mais plus des personnes exerçant une autorité morale, et sources de savoir qu'il faut respecter. Dans le même temps, se développent les œuvres dont les qualités jugées importantes sont , et les qualités esthétiques. Les rédacteurs de ces œuvres peuvent difficilement alors être qualifiés d'auteurs, et progressivement, ils sont désignés par le mot « écrivain »José Luis Diaz, « La Notion d'auteur - 1750-1850 », et s., .
Le statut social contemporain d'écrivain, désignés plus couramment comme hommes de lettres, au avec le rayonnement des philosophes des Lumières, .
À cette époque, le souhait des auteurs de vivre de leur œuvre, confronté aux nouveaux défis techniques de l'édition, met en relief l'originalité et la propriété du travail de l'esprit. Le manuscrit autographe devient la preuve d'une telle activité, donc des droits correspondants. Des écrivains se mettent à réfléchir sur la notion d'œuvre de leur vie, et être archivistes d'eux-mêmes, par la conservation de leurs manuscrits. Jean-Jacques Rousseau est un précurseur de ce mouvement, et Goethe, puis Borges, entre autres, se sont souciés de ce qu'était le corpus de leur œuvre. Ce corpus peut également être établi par une autre personne que l'écrivain, après sa mort, par exemple, Edmond Malone, pour Shakespeare, fut le premier à vouloir relater la vie d'un écrivain en correspondance avec son œuvre. En corollaire, la notion de « droit d'auteur » apparaît elle aussi au , d'abord dans le domaine de la musique, en particulier avec le cas de Haendel qui revendique une rémunération pour les interprétations publiques de son œuvre Le Messie. Le concept s'étend alors aux autres domaines de la création artistique, dont la littérature. Samuel Johnson, en 1755, s'indigne dans sa Lettre à Chesterfield de n'avoir pratiquement pas reçu de rétribution pour son Dictionnaire. En France, Beaumarchais fonde la première société d'auteurs en 1777.
Au , le sacre des écrivains Si le voit l'avènement d'un corps de citoyens reconnus pour leur statut d'écrivain, leur consécration a lieu selon Paul Bénichou après la Révolution, au qui voit l'écrivain , avec notamment les .
Selon Isabelle Diu et Élisabeth Parinet, le nombre d'auteurs en France croît d'environ à la fin du à , dont femmes de lettres en 1914, pour atteindre dans les années 1970.
Au Sont considérés comme écrivains les personnes qui pratiquent un métier relevant de l'écriture littéraire et donc particulièrement :
Dans le cas où une personne cumule plusieurs de ces activités, on utilise souvent le terme d’« écrivain » ou d'« auteur ».
Certaines formes d'écriture, ne relevant pas toujours de l’écriture littéraire, sont parfois considérées comme relevant du travail d'un écrivain. C'est le cas notamment pour :
D’autre part, l’utilisation grandissante de médias autres que les livres, magazines ou revues de qualité (par exemple de médias hybrides cumulant textes, sons et images) induit à élargir sensiblement l'extension de la notion décrivain.
Variantes Un écrivain public est une personne qui met à disposition d'un public, souvent illettré ou de faible culture, sa capacité à rédiger des lettres ou des documents. Cette profession, qui n’a pas totalement disparu, s’occupe surtout d’aider les gens dans leurs démarches administratives. Un scripteur est la personne qui a écrit de sa main un message ou un document sans en être forcément l'auteur. Péjorativement, on trouvera parfois écrivaillon ou scribouillard. Le terme littérateur peut parfois aussi être péjoratif. De même plumitif. Les termes écrivant et écrivante, qui sont d'un usage très récent dans le milieu de l'enseignement, sont plutôt employés pour désigner quelqu'un qui participe à un atelier d’écriture, et n’est généralement pas considéré comme écrivain. Ils sont employés par Roland Barthes et par Paul Désalmand dans son Guide de l’écrivain pour désigner spécifiquement ceux qui pratiquent l’écriture de documentation (ouvrages techniques, ouvrages de référence) et les distinguer de l’écriture de création ou écriture littéraire.
Hyponymes Un prête-plume, ou nègre littéraire, est une personne qui écrit pour le compte d’une autre, sans être mentionnée. Inversement, un écrivain apocryphe'' est celui « dont l'autorité est suspecte »Dictionnaire Littré, article « Apocryphe » et à qui l’on attribue faussement ou douteusement un ouvrage.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie
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Listes d'écrivains Par genre :Par langue :Par nationalité :Selon d'autres critères géographiques et linguistiques''' :
Articles connexes
Littérature Écriture littéraire Frise chronologique des auteurs Techniques d'écriture Femme de lettres
Liens externes
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