Ce glossaire de la navigation à voile liste les principaux termes techniques utilisés pour la manœuvre et l'utilisation d'un voilier.

Les différents types de voiles sont décrits, avec des illustrations, dans l'article : Voile.

Pour les termes non spécifiques à la voile : voir l'article glossaire maritime et les expressions de marins.

Lexique

A à contre : placement d'une voile ou de la barre dans le sens opposé à une marche normale. abattée : mouvement d'un bateau qui abat. abattre : éloigner l'axe du bateau du lit du vent. Le contraire est lofer (ou loffer). adonner : rotation du vent de l’avant vers l’arrière. Le vent adonne lorsqu’il devient plus favorable pour la route idéale du voilier. Le contraire est refuser. aériens : capteurs de données placés en haut du mât. Le capteur girouette mesure la direction du vent. Le capteur anémométrique mesure la vitesse du ventHugo Kerhascoët, « Glossaire », De la mesure du vent au pilotage automatique d’un voilier : modélisation, optimisation et application du traitement du signal prédictif. Traitement du signal et de l’image, sur archives-ouvertes.fr, université Bretagne-Sud, 2017, .. aiguilleter : relier deux objets par un cordage appelé aiguilletteAiguilleter in dictionnaire du CNTRL. aulofée : mouvement (spontané) d'un bateau qui lofe. On peut aussi l’écrire olofféeOloffée sur Gallica.. affaler : pousser vers la côte, faire échouer in ., descendre une voile, un cordage, un chalut. allure : angle d'un bateau par rapport au vent. amener: action de descendre une voile ou un pavillon. amure : côté du bateau par lequel il reçoit le vent (« bâbord amures », lorsque le vent vient de bâbord ; « tribord amures », lorsque le vent vient de tribord). ancre : objet muni de pattes servant à accrocher un navire au fond. (du latin ancora.) ancre à jet : ancre destinée à haler pour faire changer de place le navire, appelée ainsi parce que cette opération se fait en mouillant pour obtenir un point d'appui pour le halage . Il ne faut pas confondre une « ancre à jet » avec une « ancre à jas ». ardent : se dit d'un bateau qui a tendance à se rapprocher du lit du vent. ariser : prendre un (ou plusieurs) ris dans une voile permettant d'en diminuer la surface. artimon : mot désignant sur un bateau à deux mâts (ketch) celui le plus petit et le plus en arrière du bateau, et également le nom de la voile enverguée dessus. au vent : portion de l'espace, qui, sur un bateau, se trouve du côté du lit du vent.

B bâbord : le côté gauche d'un bateau lorsqu'on regarde vers l'avant (la proue) . balancine : fait partie des manœuvres courantes, cordage partant du haut d'un mât et servant à soutenir la bôme ou une vergue dans sa position au repos, ainsi que lors de la prise de ris sur certains voiliers. barber hauler : dispositif permettant de frapper une poulie ou un système à friction, en général ouvrants, dans le but d'éloigner une commande (écoute ou bras de spi par exemple) de l'axe du bateau. barre : partie du gouvernail actionnée par le pilote du bateau, manche relié au safran ou roue(s) sur les plus gros bateaux. bastaque : élément du gréement dormant d'un voilier, retenant le mât sur l'arrière. Les bastaques vont par paires, une bastaque (éventuellement à plusieurs étages) sur chaque côté, la bastaque au vent est bordée, celle sous le vent est choquée. bastingage : garde-fou autour du pont. bateau (de l’ancien français batel, diminutif en -el du vieil anglais bāt) : engin flottant transportant un équipage et/ou une cargaison et/ou des passagers. big boy : voile d'avant en tissu léger, de type tissu à spinnaker, envoyée sur le bord opposé afin de stabiliser le bateau, dont l'usage a pratiquement disparu. bonace : calme plat, absence de ventBonace dans le dictionnaire du CNTRL. Voir L’Heureux Succès du voyage de Sedan de François Malherbe (1605) ou Anatole France, par exemple, Paul Verlaine (1905), .. Voir pétole. bôme : espar horizontal articulé dans l'axe, typiquement pour une grand-voile ou une trinquette. Vient du néerlandais boom (« arbre, mât »). bonnette : voile supplémentaire de beau temps que le marin peut établir par exemple à l'extérieur d'une autre voile grâce à des boute-hors sur un gréement à voiles carrées, ou bien sous la bôme de grand-voile, afin d'augmenter la surface aux allures portantes (usage devenu peu courant). border : désigne l'action de tirer (une écoute, par exemple). bosco : maître d'équipage sur un navire à voile, de grade supérieur au quartier-maître. bosse : cordage ou chaîne. Exemple : bosse de ris permettant de prendre un ris. A engendré le verbe « embosser ». bouline : manœuvre courante servant à orienter la voile de biais pour lui faire prendre le vent de côtéBouline dans le dictionnaire du CNTRL.. bout : désigne tout type de cordage sur un navire. brigantine : grande voile carrée du mât d'artimonBrigantine sur le dictionnaire du CNTRL..

C cabaner : action d'une ancre qui glisse sur le fond sans s'y accrocher. cabestan : treuil sur lequel se roule un cordage et que l'on fait tourner avec deux barres . Voir winch ou guindeau. cadène : la cadène est une pièce généralement métallique solidaire du pont du navire ou de la coque, sur laquelle sont frappés les câbles tenant le mât.

caliorne : une caliorne est un assemblage de deux fortes poulies à deux ou trois rouets, dans lesquelles passe un cordage de grosseur proportionnée appelé garant et dont l'une des extrémités fait estrope sur l'une des poulies.. La caliorne est plus forte qu'un palan. candelette : fort palan servant à lever les moyens fardeaux.. cape : allure utilisée (généralement par vent fort et dans le mauvais temps), pour récupérer un homme à la mer, pour limiter les efforts sur le voilier, pour permettre à l'équipage de se reposer ou pour effectuer des travaux. cap de mouton : palan servant à raidir (rider) une manœuvre dormante. carène liquide : masse d'eau embarquée à l’intérieur du bateau, qui a tendance, en se déplaçant, à amplifier la gîte ou l'assietteLe cours des Glénans, Sixième Édition, Éditions du Seuil.. cartahu : cordage volant servant à monter ou à descendre des objets du bord ou des hunesCartahu in dictionnaire du CNTRL.. chaumard : est une pièce d'accastillage solidaire de l'étrave par laquelle passent les amarres. choquer : désigne l'action de relâcher ou détendre (une écoute, par exemple). chouque : gros billot de bois, fixé au tenon du sommet d'un mât par une entaille de forme carrée pour emboîter un mât dans un mât supérieurChouque in dictionnaire du CNTRL. corde : terme proscrit du vocabulaire marin, à une seule exception près : la corde de la cloche. chandeliers : petits piquets maintenant les filières de sécurité autour du navire. congréer : congréer un cordage, c'est le garnir en hélice d'un cordage beaucoup plus fin, qui, remplissant l'intervalle des torons, rend le premier plus fort et plus uni. coulisseau : petite pièce en métal ou en plastique cousue sur la grand-voile et coulissant dans la gorge du mât. cunningham : sorte de hale-bas agissant sur le point d'amure de la voile afin d'ajuster son creux. crocher : (en parlant d'une ancre) se fixer au fond. culer : partir en marche arrière. cul-de-porc : nœud servant à créer localement une augmentation du diamètre du cordage.

D davier : pièce d'accastillage située à l'avant du bateau par où passe la chaîne d'ancre (voir écubier). dérive : partie immergée dépassant de la coque en profondeur, pouvant être relevée, et destinée à s'opposer aux forces transversales générant une dérive (dériveurs, dériveurs lestés, planche à voile, bateaux à quille basculante, voiliers hollandais). dessaler : synonyme de chavirer. diamant : sur une ancre : croisée de la verge et des pattesPetit dictionnaire de marine R. Grüss (1943). dogue d'amure : trou pratiqué dans le plat-bord d'un navire, présentant à son orifice extérieur un masque de chien aboyant et abritant un réa destiné à faciliter la manœuvre de l'amure de la grande voileDogue dans le dictionnaire du CNTRL... draille : (aussi appelé bas-étai), étai (câble) d'acier renforçant le mât de la mi-hauteur à l'étrave, il sert aussi à établir la trinquette. drisse : élément du gréement courant, servant à hisser ou affaler une voile (de l’italien , du verbe (hisser).) drome : ensemble des pièces en bois embarquées comme rechange et liées ensemble sur le pont du navireDrome dans le dictionnaire du CNTRL..

E écoute : bout (cordage) servant à régler l'angle d'une voile par rapport au vent. écubier : conduit cylindrique pratiqué dans la coque d'un bateau servant à faire passer la chaîne de l'ancre. Voir davier. empanner : changer d'amure vent arrière. On emploie aussi le terme « virer lof pour lof ». élongis : les élongis sont deux barres de chêne, séparées l'une l'autre de toute l'épaisseur du ton du mât .. enfléchure : sert aux matelots comme échelon partout où leur présence est nécessaire.. enfourner : enfoncer la proue et l'avant du pont sous l'eau. épissure : procédé pour joindre bout-à-bout deux cordages, ou les extrémités d'un même cordage, d'une manière solide et sans nœuds, ni bourlets.. étai : élément du gréement, soutenant le mât sur l'avant, fait partie des manœuvres dormantes. étalingure : de cordage entre la cale et la chaîne destiné à être coupé en cas d'urgence (« étalingure de cale »). La fixation entre la chaîne et l'ancre s'appelle « étalingure d'ancre » . étaler : supporter dans des conditions difficiles ; par exemple : un bateau étale une tempête ou un grain. étarquer : action de tendre fortement un bout. étrave : extrémité avant du voilier, qui fait partie de la proue d'un navire.

F faseyer : en parlant d'une voile orientée dans l'axe du vent, flotter à la manière d'un pavillonLarousse. fuite : allure de sauvegarde au portant pour étaler le mauvais temps. foc : voile située en avant du mât (du néerlandais fok : « misaine. ») ferler : plier une voile (ferler la grand-voile sur la bôme). frapper : attacher, amarrer un cordage.

G gambeyer : changer une voile d'amure (la faire passer de l'autre côté du mât) sur un bateau gréé au tiers. génois : foc avec un recouvrement important de la grand-voile (point d'écoute en arrière du mât). La taille et le grammage du génois peuvent varier pour un même voilier (code 0, génois lourd, médium, ou léger) ou souvent un modèle unique sur enrouleur (GSE). gennaker : voile d'avant intermédiaire entre le génois et le spinnaker asymétrique. génopes : amarres qui servent momentanément pour réunir deux cordages afin de les empêcher de glisser l'un sur l'autre. . gîte : inclinaison latérale du bateau sous l'effet du vent ou d'un mauvais équilibrage des masses embarquées. grelin : diminutif de câble. . godille : aviron qui se manipule depuis l'arrière du bateau, en faisant un mouvement en huit. La godille permet à un marin seul de déplacer une embarcation, même assez lourde. Sur un voilier bien équipé, elle peut aussi servir à rentrer au port sans voile ni moteur. grain : vent fort à très fort et de courte durée, associé à un changement brusque et important de la direction du vent et souvent accompagné de pluie ou de grêle. grand foc : un des focs porté par des voiliers à plusieurs étais. grand-voile : voile principale du navire, hissée à l'arrière du grand mât, dont la forme à beaucoup évolué au cours de l'histoire de la voile. guidon : pavillon plus court que la flamme, qui sert à identifier le club, le commandant ou le propriétaire ou signaler un départ imminentGuidon dans le dictionnaie du CNTRL.. guindeau : treuil, manuel ou électrique, le plus souvent placé sur la plage avant avec un axe horizontal ou vertical, qui permet de manœuvrer la chaîne et les lignes de mouillage. guinder : dresser un mât à l'aide d'une guinderesse, qui peut être une drisse ou un palanGuinder dans le dictionnaire du CNTRL. ; guinderesse : gros cordage servant à guinder un mâtGuinderesse dans le dictionnaire du CNTRL.. ;