Antonio Giolitti, né le à Rome et mort le dans la même ville, est un homme politique italien.
Antonio Giolitti est le petit-fils de Giovanni Giolitti.
Biographie Licencié en droit, en 1940 il entre dans la Résistance et adhère au Parti communiste italien (PCI). Élu député à l'Assemblée constituante le , constamment relu à la chambre des députés de 1948 à 1976. Nommé le sous-secrétaire aux affaires étrangères dans le de Alcide De Gasperi, il démissionne le . En 1957, il rompt avec le secrétaire du PCI Palmiro Togliatti et démissionne du parti et de son mandat de député à cause de l'attitude à l'égard de la répression du soulèvement en Hongrie (insurrection de Budapest) par l'Union soviétique, et adhère au Parti socialiste italien (PSI). Du au il est ministre du Budget dans le premier gouvernement d’Aldo Moro (premier gouvernement italien avec la participation des ministres socialiste après 1947). Réputé trop à gauche, à partir de 1964 et jusqu'à 1970 il ne fait plus partie des gouvernements à participation socialiste.
Ministre du Budget et de la Programmation économique du au et du au dans les gouvernements de Mariano Rumor , et et dans le gouvernement de Emilio Colombo. Commissaire européen de 1977 à 1985. En 1986 il quitte le PSI pour désaccord avec le secrétaire du parti Bettino Craxi. Sénateur de 1987 à 1992, élu comme indépendant dans les listes du Parti communiste italien (devenu Parti des démocrates de gauche après 1989).
Éditeur auprès d'Einaudi Giolitti a associé à l'activité politique l'engagement intellectuel. Entre 1943 et 1957 il est, entre autres, rédacteur auprès de la prestigieuse maison d'édition Einaudi. Grâce à sa maîtrise de l'anglais, de l'allemand et du français, il donne impulsion à la traduction de plusieurs d'essais sur l'économie. Il est lui-même un traducteur de textes : parmi eux l'essai de Max Weber sur la politique en tant que profession. Dans les années 1960 il dirige, toujours pour le Einaudi, la collection de politique économique.
En 1950, Einaudi publia la première version italienne de À la recherche du temps perdu, et à cette occasion son épouse Elena Giolitti d'Amico eut la charge de la traduction de Sodome et Gomorrhe.
Liens externes
Colloque sur Antonio Giolitti à un an de la disparition, Rome, Institut Treccani, le 4 mai 2011.
Catégorie:Naissance en février 1915 Catégorie:Naissance à Rome au XXe siècle Catégorie:Résistant italien Catégorie:Personnalité politique italienne Catégorie:Ministre italien Catégorie:Commissaire européen à la Politique régionale Catégorie:Personnalité du Parti communiste italien Catégorie:Personnalité du Parti socialiste italien Catégorie:Décès en février 2010 Catégorie:Décès à Rome Catégorie:Député de l'Assemblée constituante de la République italienne Catégorie:Député de la première législature de la République italienne Catégorie:Député de la deuxième législature de la République italienne Catégorie:Député de la troisième législature de la République italienne Catégorie:Député de la quatrième législature de la République italienne Catégorie:Député de la cinquième législature de la République italienne Catégorie:Député de la sixième législature de la République italienne Catégorie:Député de la septième législature de la République italienne Catégorie:Sénateur de la dixième législature de la République italienne Catégorie:Commission Thorn Catégorie:Commissaire européen italien Catégorie:Décès à 94 ans