On appelle couramment ligne verte la ligne de démarcation établie après la guerre israélo-arabe de 1948-1949 entre les forces armées israéliennes et les forces armées arabes par les quatre accords d'armistice conclus en entre Israël d'une part et les États de Syrie, Liban, Transjordanie et Égypte d'autre part.
Officiellement appelée ligne d'armistice de , elle est aussi désignée, depuis la guerre des Six-Jours de 1967, comme frontière pré-1967,
Son tracé a pour effet d'accroître la de l'État d'Israël par rapport à ce que prévoyait le plan de partage de la Palestine adopté par l'ONU en 1947, et de diviser la zone internationale de Jérusalem en deux secteurs, Jérusalem-Ouest administré par Israël, et Jérusalem-Est administré par la Jordanie jusqu'en .
Appellations Le pluriel est usité, notamment pour signifier que son tracé résulte de quatre accords bilatéraux ou pour désigner celles de ses portions qui ne recouvrent pas la limite de l'ancienne Palestine mandataire.
Elle est aussi connue comme la , lié avec l'expression également usitée, de même que le pluriel , par référence au , veille du début de la guerre des Six Jours. L'historien français Henry Laurens relève toutefois que si, pour les États arabes, telle la Syrie, les lignes du correspondent aux lignes d'armistice résultant des accords bilatéraux signés en , il en va autrement pour l'État d'Israël : en effet, pour celui-ci, la des lignes du doit tenir compte de la à cette date.
Elle est souvent appelée la en raison de la couleur retenue pour la tracer sur les cartes annexées aux accords. L'usage consistant à tracer sur une carte un liseré vert figurant une future frontière date de la fin du : ainsi, l'homme politique français Jean-Louis Masson relate le liseré vert tracé, fin , par l'état-major prussien pour figurer, sur une carte, la future frontière franco-allemande ..
Histoire Les accords d'armistice établissaient clairement (à la demande insistante des pays arabes) que les lignes arrêtées sur le terrain au moment de l'armistice, et marquées au feutre vert sur la carte lors des discussions, ne constitueraient pas des frontières permanentes ou de jure, ni ne seraient préjudiciables à des revendications territoriales pour de futurs accords qui seuls prévaudraient (formulation explicite, par exemple, dans l'article VI de l'accord d'armistice israélo-jordanien du ).
En 1988, la Jordanie a renoncé à toute revendication sur des territoires situés à l'ouest du Jourdain, c'est-à-dire la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Aujourd'hui, la ligne verte ne désigne toujours pas des frontières internationalement reconnues de l'État d'Israël sur les portions qui jouxtent la Cisjordanie, la bande de Gaza et le plateau du Golan, mais elle est considérée comme la base des paramètres de négociation dans le processus des accords d'Oslo pour les frontières d'un futur État palestinien.
Par ailleurs, le tracé controversé de la barrière de séparation, construite par Israël depuis 2002, ne suit la ligne verte que sur 20 % de son tracé., englobant des blocs de colonies israéliennes, des villages et des terrains agricoles palestiniens.
La résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies, votée le , se réfère à la ligne verte comme la frontière de 1967 :
Notes et références
Bibliographie . . . . . . . . . . . .
Conventions d'armistice général
Voir aussi
Articles connexes Guerre israélo-arabe de 1948 Accords d'armistice israélo-arabes de 1949 Frontière entre Israël et la Jordanie Barrière de séparation israélienne Ligne jaune (Gaza)
Catégorie:1948 Catégorie:1949 Catégorie:Guerre israélo-arabe de 1948 Catégorie:Litige frontalier Catégorie:Frontière d'Israël Catégorie:Territoire contesté ou occupé en Asie Catégorie:Frontière entre Israël et la Palestine