est une entreprise française du secteur de l'industrie textile basée à Rueil-Malmaison.

Fondée en 1953, c'est un acteur majeur en France dans le domaine de la lingerie et des sous-vêtements, elle commercialise notamment de la lingerie féminine, des sous-vêtements masculins, des produits chaussants (collants, bas, mi-bas, chaussettes), des maillots de bain et des vêtements de nuit pour enfant.

Après avoir été une filiale du fonds d'investissement américain Sun Capital Partners entre 2005 et 2014, elle est depuis cette date jusqu'à début 2022 une filiale de l'entreprise américaine HanesBrands.

Fin 2021, HanesBrands annonce qu'il va céder Dim au fonds d'investissement américain Regent LP. La cession est effective début 2022.

Histoire

vignette|redresse|gauche|Bâtiment où furent installés les premiers métiers à tricoter les bas sans couture à Autun. L'entreprise est née en 1953. Bernard Giberstein, ingénieur agronomeNé Gibersztein le 26 mai 1916 (cf Journal officiel de la République française, 1947, p. 63) à Varsovie au sein d'une famille juive traditionnelle de la bourgeoisie polonaise, ce cadet de quatre enfants part faire ses études d'ingénieur agronome à l'Institut agronomique de l’État à Gembloux, en Belgique, (future Gembloux Agro-Bio Tech). Pendant la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance en Savoie, en France, faisant passer des familles juives de France en Suisse. À la fin de la guerre, diplômé de Gembloux, il remarque les bas en nylon que les soldats américains distribuent aux Françaises avec les chewing-gums et se lance dans les affaires. . part aux États-Unis où sont fabriqués les bas avec couture en nylon afin de négocier l'importation de ses premiers métiers à tisser. Il crée ses premiers ateliers de confection à Troyes, dénommant son entreprise BégyNom correspondant aux premières syllabes du prénom et du nom du fondateur., puis en 1956, à Autun, dans une grande pièce mise à disposition par l'évêque, Lebrun, puis au sein de l'école Sainte-Marie.. Une rue y est d'ailleurs nommée d'après lui.

Visionnaire, Bernard Giberstein délaisse la soie luxueuse au profit du nylon, plus résistant, qui gaine les jambes et leur donne une coloration bronzée. Après avoir importé des métiers à tisser circulaires sont lancés en 1956, après un dépôt de brevet« Le collant sans couture Dim (1956) », INPI, 24 juin 2011., les bas sans coutureLes bas à couture étaient tissés à plat. Ces coutures faisaient « tourner » les bas qui avaient tendance à se relâcher. alors que ces derniers ne représentaient que 3 % du marché.

« Le bas Dimanche » créé en 1958 à une époque où les françaises s’endimanchaient., va connaître un fulgurant succès, si bien qu'en 1962, la marque représente 25 % du marché français, avec des idées innovantes comme le bas à l'unité en 1964, trois bas pour une paire, pour avoir un exemplaire de secours, ou, à partir de 1968, dix basAuparavant, les bas filés étaient envoyés dans des ateliers de remaillage, mais cette opération coûtait plus cher que le prix de revient d'un des dix bas. Tels Quels, ni apprêtés ni repassés, vendus en boule dans un cubeLe coût de revient des collants repassés et pliés était triplé d'où l'idée de les vendre en vrac. L'opération marketing du « cube emballage » permet de baisser le prix de vente, . Cf pour dix francs.

Lorsque Mary Quant, suivie de Courrèges, lance la minijupe, les jarretelles ne sont plus adaptées et les collants connaissent un succès spectaculaire. La corsetterie Cadolle voit également la mort du corset..

En 1963, l’agence Publicis prend en charge le budget de Dim.

En 1964, sur les conseils de Marcel Bleustein-Blanchet, le président-fondateur de Publicis, la marque raccourcit son nom en « Dim ».

Grâce à des campagnes publicitaires innovantesLes campagnes publicitaires exposent les jambes des femmes alors qu'elles étaient jusque là uniquement affichées dans les pages des magazines féminins., fraîches et sexy ., les collants Dim conquièrent les femmes.

En 1970 Dim est le deuxième fabricant mondial de collants avec 65 % de son chiffre d'affaires réalisé hors d'Europe. La commercialisation est innovante : les collants Tels Quels sont vendus en vrac en boîte en carton et la marque est la première à être vendue en grande distribution.

En 1973, le groupe français Bic se diversifie dans l'habillement en rachetant la marque. Mais le marché du collant décline. Dim se retrouve en surproduction d'où une crise de financement et le besoin de trouver de nouveaux investisseurs..

Bernard Giberstein s’est suicidé en 1976.

Cette même période est synonyme de diversification. Dim propose sa première collection de lingerie féminine, des soutiens-gorge, ainsi que des slips pour hommes en coton. La marque de lingerie Rosy devient filiale du groupe Bic. Puis Dim lance les chaussettes Dimettes.

Au début des années 1980, Dim renforce sa présence sur le marché nord-américain en rachetant la marque de collants Chesterfield. En 1986, après la mode du pantalon, la marque invente Dim Up !, des bas sans jarretière qui tiennent tout seul, pour la femme désireuse de retrouver le côté sexy des bas. Contenant du Lycra, ils font briller les jambes des femmes. Deux ans plus tard, Dim lance les collants Diam's avec élasthanne.

En 1987, Dim crée une ligne de sous-vêtements pour hommes, Dim Hommes, et réinvente le slip homme traditionnel avec le célèbre Australien.

En 1988, la multinationale américaine d'agro-alimentaire, Sara Lee Corporation, se diversifie dans le textile et la lingerie en rachetant la marque. Dim continue à enrichir sa gamme en lançant les collants ventre plat en 1993 et les collants Cosmétic beautéLa marque propose des microcapsules qui réhydratent la peau..

En 1998, Dim revend Rosy et rachète la marque de lingerie de luxe Chantal Thomass qu'elle revendra en 2011 au Groupe Chantelle« Chantelle rachète Chantal Thomass de Dim », 6 juin 2011.. vignette|Boxer. En 2005, Dim devient une filiale du fonds d'investissement américain Sun Capital Partners (via Dim Branded Apparel ou DBApparel), rejoignant ainsi les marques Wonderbra et Playtex. Quelques années plus tard, une réorganisation du groupe Dim est effectuéeFlorentin Collomp, « Playtex et Dim en restructuration », Le Figaro, 23 janvier 2010.« DBApparel serre les coûts », Les Échos, 20 656 du 14 avril 2010.. En 2007, la chanteuse Olivia Ruiz modernise l'image de la marque en signant la collection Beautiful people : Glam'rock.

En , le groupe de textile américain rachète DB Apparel pour 400 millions d'euros..

En , HanesBrands annonce qu'il va céder Dim au fonds d'investissement américain Regent LP. La cession est effective début 2022.

Chronologie annexe

1988 : Dim confie à Jean-Paul Goude la campagne pour les collants Diam's ; 1991 : Dim lance la ligne de vêtements de sports Freedim ; 1993 : Dim lance les collants Diam's ventre plat ; 1995 : Dim lance une ligne sport de lingerie féminine ; 1999 : Dim lance les collants Cosmétic beauté ; 2000 : lancement du soutien-gorge Beautiful People dessiné par Isabel Marant et Vannina Vesperini ; 2008 : diversification avec le lancement de gammes maillots de bain, lingerie de nuit pour les enfants (avec le groupe Zannier), et les chaussures d'intérieur « Dimin »Marianne Bailly, « Dim étend encore son territoire », LSA, 24 janvier 2008. (avec le groupe Royer) 2009 : la licence Dim pour les chaussettes est reprise par KindyClaire Garnier, « Dim confie ses chaussettes à Kindy », LSA, 18 septembre 2008. ; 2009 : lancement de la gamme de maillots de bain homme.

Production La quasi-totalité des collants et bas Dim est fabriquée à Autun, en Saône-et-Loire. Il s'agit de la seule usine Dim restant en France. Elle comptait en 2012 un millier d'employés« Deux candidats en lice pour le rachat de Dim », Le Figaro.. Ils sont 850 en 2015. et un plan social prévoit le licenciement de 80 à 165 employés en 2016...

L'entreprise dispose de plusieurs sites de production en Roumanie..

Communication

Depuis 1963, Dim travaille avec l’agence Publicis, et en collaboration avec des photographes et des cinéastes : Just Jaeckin (premier en France à photographier le produit sur fond blanc, code couleur importé du magazine américain ; premier spot télévisé réalisé en 1968 sur la musique de l'émission de Dim Dam Dom.), Yvon-Marie Coulais (il rend fameux le thème musical publicitaire « Pa-pa pa-pa pa-paaa » de Lalo SchifrinThème musical » (ré-sol la-si ré-mi) issu du film Pendez-les haut et court, qui était l'adaptation western de The Night of the Fox, musique très triste composée au départ par Lalo Schifrin pour un film de série B de la Warner, The Fox. Ce thème musical connaîtra plus de soixante réorchestrations. .), William Klein dans les années 1970, Tony Scott et Ridley Scott, Luc Besson., Claude Miller, Jean-Paul GoudeSa publicité de la femme torero pour Diam's, en 1988 (la femme revêt l’habit du toréador pour montrer le confort et l’extensibilité du nouveau collant de DIM) marque la fin du passage à vide de la marque, dû à la mode hippie et au retour en force de la chaussette. ., Chico Bialas, Hugh Hudson, Jean-Paul Rappeneau, Jean-Baptiste Mondino.http://www.womenology.fr/secteurs/mode/la-saga-dim-liberte-egalite-feminite/.…

Slogans et accroches publicitaires

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Ouvrages Claire Mabrut, Dim : 50 ans de mode et de liberté, préface de Maurice Lévy, Éditions Ramsay, 2008 . Béatrice Obergfell, Patricia Bernheim, L'Année Lingerie 2006, Airelles, 2005 .

Article . Marie Maudieu, « 20 ans, Dim Up découvre encore les belles gambettes », sur Stratégies, 1426, .

Articles connexes Publicité DIM (1969).

Liens externes

Site officiel de DIM France. le Groupe DIM. Site officiel. Sun Capital Partners. Site officiel. Dim sur le site lesartsdecoratifs.fr.

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