Les Gauloises bleues est un film français réalisé par le critique de cinéma Michel Cournot et sorti en 1968.

Sélectionné au festival de Cannes 1968, il n’y est pas projeté à cause de l’interruption du festival et ne trouve pas son public lors de la sortie.

Synopsis

Au chômage et sans toit, Ivan fait la connaissance de Jeanne, une jeune serveuse. Ils se marient et, bientôt, Jeanne est enceinte. En attendant la naissance de son fils, Ivan revoit son existence passée.

Fiche technique

Titre original : Les Gauloises bleues Réalisation : Michel Cournot, assisté de Philippe Fourastié et d’Alain Belmondo Scénario : Michel Cournot Directeur de la photographie : Alain Levent Décors : Edmond Freess, Guy Littaye Musique : Krzysztof Penderecki Son : Jean Baronnet Scripte : Suzanne Schiffman Montage : Agnès Guillemot Photographe de plateau : Pierre Zucca Production : Claude Lelouch, Georges Dancigers, Alexandre Mnouchkine Sociétés de production : Les Films 13, Les Artistes associés, Les Films Ariane Genre : Drame Durée : 93 minutes Pays de production : Langue de tournage : français Format : Couleur (Eastmancolor) - - 1,66:1 - mono Date de sortie : France : .

Distribution

Annie Girardot : la mère Jean-Pierre Kalfon : Ivan, à 30 ans Nella Bielski : Jeanne Bruno Cremer : le père Tsilla Chelton : la déléguée Georges Demestre : Ivan, à 6 ans Henri Garcin : l’ambulancier rabatteur Karina Gondi : l’assistante Jean Lescot : un rabatteur Marcello Pagliero : le forain François Périer : le juge José Varela : l’avocat Anne Wiazemsky : l’infirmière Claude Degliame.

Production

Les Gauloises bleues est le seul film réalisé par Michel Cournot, à l’époque critique de cinéma au Nouvel Observateur. La production souhaite que le rôle principal soit tenu par Annie Girardot, à l’époque une vedette, mais le réalisateur impose son épouse, l’actrice russe Nella Bielski dans ce rôle.

Accueil Le film est sélectionné en compétition officielle au festival de Cannes 1968. Il est soutenu notamment par Gilles Jacob, alors critique de cinéma, qui a pu le voir avant le festival et qui titre en une des Nouvelles littéraires « L’Année Cournot ». Mais le festival est définitivement interrompu par les événements de Mai 68 avant que Les Gauloises bleues ait été projeté..

Quelques mois plus tard, à sa sortie en France, Les Gauloises bleues remporte un assez maigre succès d’estime et n’obtient qu’un succès commercial limité en France, selon le site JPbox-office.com.. Le film est accueilli par des moqueries, comme en témoigne par exemple l’article du Canard enchaîné avec son titre ; certains auteurs de cinéma, notamment Michel Audiard que Cournot attaquait en tant que critique, ne se privent pas de le tourner en dérisionAudiard par Audiard, éditions René Chateau..

Appréciation critique

La direction d’acteurs est impeccable. En deux scènes capitales, Annie Girardot, tour à tour agressive, pudique, humiliée, balaie le mélodrame […] et nous émeut par les moyens les plus simples. Jean-Pierre Kalfon traîne la lassitude de ceux qui ont l’habitude de se cogner au malheur. Il est excellent, comme est excellent dans un rôle épisodique Bruno CremerLes Gauloises bleues sur lemonde.fr (accès restreint.).

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Jean-Pierre Enard, « Les Gauloises bleues », Téléciné , Paris, Fédération des Loisirs et Culture Cinématographique (FLECC), , , fiche Gilbert Salachas, « les gauloises bleues », Téléciné , Paris, Fédération des Loisirs et Culture Cinématographique (FLECC), , , .

Liens externes

Catégorie:Film français sorti en 1968 Catégorie:Film dramatique français Catégorie:Premier long métrage sorti en 1968 Catégorie:Film des Films Ariane