Le disco est un genre musical et une danse. ayant émergé au milieu des années 1970 aux États-Unis. Issu des genres funk, soul, pop, salsa et psychédélique, le disco est particulièrement répandu dans les années 1970 et connaîtra un regain de popularité pendant quelque temps.. Le terme dérive du mot français .. Son public initial est issu des communautés afro-américaine, latino-américaine The audience of gay males (esp. gay African American and Latino males). Pour en savoir plus : ., italo-américaine Shapiro, Peter. Turn the Beat Around: The Rise and Fall of Disco, Macmillan, 2006. page 204–206 : 'Broadly speaking, the typical New York discotheque DJ is young (between 18 and 30), Italian, and gay,' journalist Vince Lettie declared in 1975...Remarkably, almost all of the important early DJ were of Italian extraction...Italian Americans have played a significant role in America's dance music culture...While Italian Americans mostly from Brooklyn largely created disco from scratch... ., et psychédélique de New York et Philadelphie à la fin des années 1960 et début des années 1970. Le disco émerge en tant que réponse à la domination de la scène rock et à la stigmatisation de la musique dance par la contre-culture durant cette période. À son apogée, le genre est incontournable chez de nombreux artistes et groupes (2007) The 1970s, , page 203–204: "During the late 1960s various male counterculture groups, most notably gay, but also heterosexual black and Latino, created an alternative to Rockefeller, which was dominated by white—and presumably heterosexual—men. This alternative was disco". Disco Double Take: New York Parties Like It's 1975. The Village Voice, consulté le 9 août 2009. What's That Sound? • W. W. Norton and Company, Inc.. What's That Sound? • W. W. Norton and Company, Inc. Norton.com, consulté le 9 août 2009. Mac Arthur's Disco : Disco Clubs at Disco Music.com. Discotheques and Clubs of the 1970s/80s: "Mac Arthur's Disco". Disco Music.com, consulté le 9 août 2009. (1998) The Cambridge History of American Music, , , page 372 : Initially, disco musicians and audiences alike belonged to marginalized communities: women, gay, black, and Latinos, consulté le 9 août 2009. (2002) Traces of the Spirit: The Religious Dimensions of Popular Music, , , page 117: New York City was the primary center of disco, and the original audience was primarily gay African Americans and Latinos.(1976) Stereo Review, University of Michigan, : [..] and the result—what has come to be called disco—was clearly the most compelling and influential form of black commercial pop music since the halcyon days of the "Motown Sound" of the middle Sixties...

La danse disco se pratique sur une piste de danse diffusant une musique dont le rythme régulier, comparable à des battements de cœur, s'accompagne de déhanchements sensuels unisexes exacerbés par l'exigüité des lieux, les éclairages et les tenues parfois suggestives. Dans les années 1970, elle se pratique également dans des Roller discoLes particularités de la danse disco, www.francebleu.fr, 3 juillet 2023.

Histoire

La musique disco est le résultat d'un mélange de funk, de soul et de pop, enrichi par une orchestration électronique comprenant des cordes et des cuivres (durant les années 1970) puis des synthétiseurs. Ce style musical est caractérisé par la prédominance du rythme dance, binaire, de tempo assez rapide (autour de 120 battements par minute), les pulsations étant marquées par la grosse caisse sur chaque temps de la mesure 4/4. Les contretemps sont soulignés par la caisse claire et très souvent par d'autres effets comme des claquements de mains ou divers instruments dont le piano. Le disco est à l'origine une musique de danse, il privilégie donc le rythme et l'orchestration sur le texte et la mélodie : beaucoup de morceaux des premières années sont de simples appels à la danse avec une mélodie réduite à des « accroches » destinées à habiller la rythmique, ponctuée de quelques phrases répétées en boucle évoquant la fête et le monde de la nuit. Cette musique, dont la principale destination est le public des discothèques, impose des contraintes techniques particulières.

Années 1970 gauche|vignette|redresse|Boule à facettes.

En 1972, le groupe Barrabas, hispano-américain, contribue à l'émergence du disco avec un titre comme Woman. Au début des années 1970, dans les discothèques de New York (dans les quartiers de Brooklyn, du Bronx et d'Harlem), les DJ sélectionnent des chansons soul peu connues pour leur capacité à faire danser le public. Ils remixent parfois certains titres en studio, pour faire ressortir la batterie et la basse et mieux rythmer la danse : c'est le disco mix. La majorité des titres disco restent ainsi expérimentaux. Il s'agit en plus de trouver le bon tempo, la phrase de guitare qui va attraper l'oreille, d'habiller le rythme dansant de cordes ou de voix, d'allonger la durée des morceaux, d'accrocher l'oreille et le pas de danse par un motif cyclique. Le disco est né d'une stylisation du son de Philadelphie adaptée au marché blanc (les trois-quarts du marché aux États-Unis). À New York et à Miami, c'est grâce aux discothèques et aux radios que le disco démarre et triomphe.

Jean-Marie Potiez rappelle qu'au début des années 1970, Isaac Hayes ou Barry White font déjà du proto-disco, comme en 1973, le morceau non chanté Love's Theme du Love Unlimited Orchestra de Barry White (). Cette même année sort aussi Soul Makossa de Manu Dibango.

En 1974, sortent de George McCrae, de The Hues Corporation et surtout de Gloria GaynorBetts, Stephen L. (June 14, 2019) "Gloria Gaynor Preaches Survival on Inspiring New Gospel Album" Rolling Stone. Retrieved 16 September 2021Maye, Warren L. (2019). "You Will Survive". SAConnects. Retrieved 16 September 2021. Dans leur sillage on trouve de Barry White, Kung Fu Fighting de Carl Douglas et de Carol Douglas. Apparaît aussi le personnage-clé du remixeur comme Tom Moulton qui a remixé des milliers de titres et qui est à l'origine de plusieurs innovations comme la version allongée (extended) et les chansons mixées en continu (ce qu'il a fait avec , et Reach Out I'll Be There sur le premier album de Gaynor). Ceci l'a aussi amené à créer le format du « 12" single », maxi 45 tours, disque de comprenant généralement un morceau par face, souvent rallongé par rapport à la version originale du 45 tours.

En 1975, le disco grimpe encore un peu plus dans les classements surtout grâce à Donna Summer (Love to Love You Baby), KC and the Sunshine Band () (plutôt funk) et Van McCoy (). Gloria Gaynor continue son ascension et est couronnée reine des discothèques tandis que les Trammps deviennent une valeur sûre dans le monde de l'underground. 1975 est aussi l'année de Jive Talkin', premier hit des Bee Gees relookés et des groupes de studio comme Silver Convention (). À partir de 1976, le disco fait partie du paysage musical, sans toutefois se démarquer complètement du RnB, surtout que la Motown commence à faire irruption sur le marché du 12".

En 1977, cette tendance RnB, dans laquelle s'inscrivent de nouveaux venus comme Chic, est complétée par une apparition massive du disco électronique dont Magic Fly de Space, de Donna Summer ou encore Supernature de Cerrone, quelques-uns des titres les plus marquants. Enfin, le disco connaîtra une explosion sans précédent dans l'histoire de la musique avec le film La Fièvre du samedi soir () présenté pour la première fois le (classé 24 semaines au top avec plus de 25 millions d'albums du film vendus).

Cet immense succès fait d'ailleurs de l'année 1978 l'année de tous les records en matière de vente de disques. À cette époque, les discothèques s'intègrent dans un mode de vie qui se généralisera à toutes les couches de la société.

Cette musique reste cependant dans la ligne de la contestation des années 1970, sous un vernis superficiel qu'elle revendique. Ses thèmes favoris sont la sexualité, la vie et la nuit, avec optimismeEntretien avec Whit Stillman, in : .. Une des affirmations du disco est l'androgynie dans le style, comme dans les voix, telles les voix pâmées des Bee Gees. Ce sont souvent des personnages au sens du spectacle et de la dérision affirmés, possédant le génie du déguisement et affirmant un mauvais goût voyant très assumé, depuis Amii Stewart (1979) pharaonne emplumée à Village People et ses multiples caricatures du macho nord-américain en passant par Donna Summer alanguie sur un croissant de lune et les femmes du groupe Boney M en lingerie sexy ou enchaînées à un macho triomphant, créatures des ondes aux pieds de Neptune ou prêtes, légèrement vêtues, à un voyage spatial, sans parler des mystiques Earth, Wind and Fire aux pattes d'éléphant dorées sur fond d'Égypte passée à l'ordinateur, de Cerrone et de son mannequin nu sur un réfrigérateur ou des nombreuses poitrines velues des divers interprètes exhibées fièrement. Cette joyeuse exubérance s'oppose alors à un rock morose.

Hormis l'énorme production disco américaine, l'Angleterre apportera une contribution non négligeable à ce genre musical avec des groupes et artistes comme Hot chocolate, Tina Charles, 5000 volts, The Real thing, Jimmy James, Heatwave, Gonzales, Liquid Gold, Love and kisses Le célèbre 'doctor's orders' de Carol Douglas est une reprise de la chanteuse britannique Sunny dont le titre fut classé dans le top 10 des charts anglais. Le genre disco est aussi l'occasion pour le monde non anglophone de faire irruption sur le marché avec des productions à succès : l'Italie (Peter Jacques Band, Revanche, Macho), la France (Dalida, Claude François, Théo Vaness, Santa Esmeralda, Sheila Black Devotion, Cerrone) ; par ailleurs, d' autres artistes publieront avec plus ou moins de réussite un ou plusieurs titres disco, d'Alain Barrière à Allain Turban en passant par Marie Laforêt, Sylvie Vartan, Eric Charden, Régine, Adamo, Dave, France Gall, Karen Cheryl, Line Renaud, Jeane Manson …), l'Allemagne (Donna Summer, Silver convention, Boney M, Claudja Barry, Eruption, Dschinghis Khan, Anthony Monn qui lance la carrière d'Amanda Lear, mais surtout l'artiste et producteur Giorgio Moroder), le Benelux (Patrick Hernandez, Luv'...), la Suisse (Patrick Juvet), et le Québec (France Joli, Toulouse, Saint Tropez, Boule noire, Nanette Workman, Robert Charlebois, Michèle Richard, MTL Express...).

Certains artistes vont même de pays en pays comme Amii Stewart qui est célèbre du Royaume-Uni à l'Italie en passant par la France, de même pour Amanda Lear, dont le deuxième album Sweet Revenge porté par le single Follow Me fera un triomphe dans toute l'Europe dont la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Autriche et les Pays-Bas.

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