Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment d'Auxerrois, un régiment français d'Ancien Régime.
Création et différentes dénominations
1791 : renommé . 1794 : amalgamé, il prend le nom de de première formation. 1796 : création de la de deuxième formation. 1803 : renommé d'infanterie de ligne. 1815 : il est licencié lors de la Seconde Restauration. 1816 : création de la Légion des Côtes-du-Nord. 1820 : renommée d'infanterie de ligne. 1887 : il devient d'infanterie. 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au d'infanterie. 1920 : dissolution. : recréé comme d'infanterie de forteresse d’infanterie de forteresse ().. 1940 : dissolution. 1958 (?) : nouvelle formation du d'infanterie. 1963 : dissolution.
Chefs de corps
(*) Officiers qui deviendront par la suite généraux de brigade. (**) Officiers qui deviendront par la suite général de division.
Colonels tués ou blessés commandant le d'infanterie : colonel François Vergez blessé le . colonel Joseph Antoine Charles de Muller blessé le . colonel Jean Martin Thoulouse blessé le , puis le , mort de ses blessures le .
Officiers tués ou blessés alors qu'ils servaient au d'infanterie durant la période 1804-1815 : Officiers tués : 51 Officiers morts des suites de leurs blessures : 25 Officiers blessés : 201
Historique des garnisons, combats et bataille du Ancien Régime
ci-devant Auxerrois (1791-1793) Guerres de la Révolution et de l'Empire
L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés et le régiment d'Auxerrois devient le d'infanterie de ligne. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Auxerrois.
Le régiment est en garnison à Condé puis Dunkerque. En , les officiers du , alors en garnison à Condé-sur-Escaut émigrèrentHistoire de l'infanterie en France par Belhomme T3 P464.
Au début de la guerre, en , le d'Auxerrois fait partie du de l'armée du Nord et le resta en garnison à Dunkerque.
Le se distingua le à la fausse attaque de Menin durant laquelle le colonel Des Brunières, à la tête de son bataillon et du de la Gironde fit preuve de bravoure. Le bataillon entra peu après en Belgique et passant par Tournai et Gand, il contribue à la conquête d'Anvers et y reste quelques mois en garnison. En , il se trouve au combat d'Aix-la-Chapelle, au défenses de Menin et de Tongres. Revenu dans la Flandre, en 1793, il est au combat du camp de la Madeleine Jean Milot : Un projet de camp retranché sous Lille en l'an II, le , au combat de Raismes, le , ou le général Dampierre est tué dans ses rangs. Le 24 du même mois on le voit à l'attaque de Tourcoing, le à l'attaque de Wattrelos, le à celle de Werwicq, le 18 aout au combat de Linselles, le 27 à la prise de Tourcoing, et le au combat livré près de cette ville. Le d'Auxerrois fit ensuite partie de l'armée de Sambre-et-Meuse, et est incorporé, le , dans la de première formation.
Le quitta Dunkerque en 1793 et fit, lui aussi, partie de l'armée du Nord. II mérita une mention honorable dans le rapport des combats livrés les 23 et contre les troupes hollandaises entre Menin et Tourcoing. Le 23 surtout, à l'attaque du poste de Boucq, près de Lille, le bataillon se conduisit avec la plus grande distinction. Le 18 aout, au combat de Linselles, il s'empara d'une redoute, dont la prise eut assuré le succès complet de la journée, si l'ennemi n'eût reçu un renfort de Anglais devant lequel le bataillon dut céder. Le d'Auxerrois participa ensuite, sous le commandement du général Jourdan, à toutes les opérations qui eurent pour résultat la conquête définitive de la Belgique, et, le , il servit de noyau à la de première formation.
de première formation (1793-1796)
Conformément aux lois du , du et au décret de la Convention du , on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires. La de première formation est formée en l'an II, de l'amalgame des : du d'infanterie (ci-devant Armagnac) de volontaires de la Manche de volontaires de la Manche.
La de première formation, fait les campagnes de l'an II, de l'an III et de l'an IV à l'Armée de l'Ouest.
Du 23 juin au 21 juillet 1795 l'unité est engagée contre les troupes émigrées et contre-révolutionnaires débarquées à Quiberon.
Lors du second amalgame, elle est incorporée dans la de deuxième formation.
de deuxième formation (1796-1803) Guerres de la Révolution et de l'Empire Conformément à l'arrêté du et au décret du la de deuxième formation est formée le avec l'amalgame des : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Perche), de volontaires de la Côte-d'Or, de volontaires de la formation d'Angers) de la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Enghien), de volontaires de la Haute-Marne également appelé bataillon de volontaires de Chaumont et de volontaires du Jura) de la légère de deuxième formation ( de chasseurs (ci-devant Royaux-Corses), de chasseurs révolutionnaires, de volontaires des Hautes-Alpes également appelé de chasseurs des Alpes et Bataillon de chasseurs des Hautes-Alpes)
Affectée à l'armée d'Italie, la de deuxième formation, est engagée dans la campagne d'Italie. Elle quitte Lyon le traverse le col du Grand-Saint-Bernard et arrive à Milan le , d'où elle se dirige sur Mantoue, chasse les Autrichiens de Casalmaggiore et attaque Borgoforte le . La demi-brigade se distingue ensuite, en septembre, à la bataille de Saint-Georges Bataille de St George, près Mantoue (15 septembre 1796) puis à la défense de la tête de pont de et à la bataille de Modène fin septembre.
En 1797, pendant qu'elle continue le blocus de Mantoue, ses grenadiers participent à la bataille de La Favorite. Après la capitulation de Mantoue, la demi-brigade est placée dans la division Sérurier avec laquelle elle se trouve, le , au passage de la Piave, le à la bataille du Tagliamento, le elle franchit l'Isonzo et contribue le lendemain aux prises de Gradisca et de Goritz. Le , l'unité se trouve en Haute-Styrie. Après le traité de Campo-Formio la demi-brigade est appelée a concourir à la répression des troubles dans les environs de Rome et de Terracine. Le qui était resté en garnison à Civitavecchia reçu l'ordre de rejoindre les deux premiers.
Le la reçoit en renfort le de la et met en déroute les insurgés à Ferentino, Terracine, et Frosinone. Le , elle l'unité participe à l'invasion de la république romaine et se distingue lors de la le et à le .
1796 : Borgo-Forte, Modène, Saint-Georges, Governolo et Arcole. 1797 : La Favorite, Mantoue, Tagliamento, Farentino et Terracine 1798 : Civita-Castellana 1799 : Naples et Isola 1800 : Grisons
d'infanterie de ligne (1803- 1815) Guerres de la Révolution et de l'Empire
1805 : Muhldorf et Austerlitz 1806 : Auerstaedt, Czarnowo et Pułtusk 1807 : Eylau, Deppen et Friedland 1809 : Thann, Abensberg, Eckmuhl, Ratisbonne, Eugerau et Wagram
1812 : Vilnius, Drissa, Vitebsk, Smolensk, Valoutina et la Moskova 1813 : Hambourg et Dresde 1814 : Anvers, Arcis-sur-Aube et Saint-Dizier
1815 : Waterloo
Entre 1803 et 1815, conscrits ont été incorporés dans le de ligne..
La plus grande partie des conscrits bourguignons provient des départements de la Côte-d'Or (290 hommes) et de la Nièvre (148 hommes). Les Icaunais (148) et les Saône-et-Loiriens y sont moins nombreux. L'origine des soldats bourguignons du de ligne entre 1803-1815 : Côte-d'Or, Yonne, Saône-et-Loire, Nièvre..
En 1803, lors de l'incorporation, la taille moyenne des conscrits est de .
Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire. À cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises. Le fond du entre dans la composition de la départementale de la Seine.
Légion des Côtes-du-Nord (1815-1820) Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La Légion des Côtes-du-Nord, qui deviendra le d'infanterie de ligne en 1820, est créée avec le fond du et avec des volontaires royaux de Quintin et de Plancoët de ce même département.
(1820-1882) 1820 à 1852 En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé, avec les 3 bataillons de la légion des l'Côtes-du-Nord le .
Selon Charles Vogel, dans un article consacré à "La saga des plantes et des épices" (Clartés Grandes Signatures 2, mai-, 38), "le , 160 jeunes soldats du R.I. sont gravement - parfois mortellement - intoxiqués après s'en être régalés [de belladone]".
1830 : Une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à .
1837-1839 : Algérie
1849-1852 : Algérie
Second Empire
Par décret du , le d'infanterie fournit 1 compagnie pour former le 101 régiment d'infanterie de ligne.
1859 et 1860 : Algérie
1864 à 1869 : Algérie
Guerre franco-allemande Au début de la guerre franco-allemande de 1870, le régiment, formé à trois bataillons, quitte son dépôt de Bourges le . Il rejoint la du corps d'armée de l'armée du Rhin et participe aux batailles de Rezonville et Saint-Privat.
D' à , le dépôt du régiment forme des détachements de renfort envoyés dans les régiments de marche. Formé le , le part trois jours plus tard à Paris former le de marche (futur ). Le dépôt fournit ensuite une compagnie pour la formation du de marche (août), une compagnie pour la formation du de marche (septembre), une compagnie pour la formation du de marche et une autre pour celle du de marche (octobre). Le dépôt se déplace à Riom à partir du . Il forme ensuite une compagnie pour le de marche (octobre), une compagnie pour le de marche et une pour le de marche (décembre). Il envoie également un détachement de pour le de marche et un détachement de pour le régiment étranger (décembre). En janvier, il fournit un détachement de pour former le et en février une compagnie au et deux au .
1871 à 1914 Fin , il est renforcé par fusion avec le de ligne dissous.
Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le régiment fournit un bataillon pour former le d'infanterie.
En 1907, lors des événements de la viticulture en Languedoc-Roussillon, tous les régiments de cette région ont permuté avec d'autres unités : le RI s'est installé à la caserne Reffye à Tarbes.
Première Guerre mondiale En 1914; Casernement : Tarbes
Rattachements Division d'Infanterie d' à Division d'Infanterie jusqu'en . 1914 le : Bataille de Charleroi, Gozée, Biesme-Sous-Thuin. le : Bataille de Guise. du 5 au : Bataille de la Marne. Course à la mer. Bataille du Chemin des Dames : Hurtebise, Craonnelle (1914-1915).
1915 Bataille des Flandres.
1916 Bataille de Verdun : Cote 304 ; novembre, cote du Poivre.
1917 Verdun : Cote 326, Cote 344, Nord-Ouest de Beaumont (). septembre - décembre : Lorraine.
1918 janvier - juin : Lorraine. juillet - août : Bataille de Picardie. Bataille de Saint Quentin, poursuite jusqu'au canal de la Sambre.
Entre-deux-guerres Le régiment est dissous le .
Seconde Guerre mondiale Le R.I.F. (régiment d'infanterie de forteresse) est formé le il appartient au secteur défensif d'Altkirch. Région Militaire, Centre Mobilisateur d'infanterie ; réserve A RIF type ; il est mis sur pied par le CMI 71 de Mulhouse Altkirch.
Après 1945
Recréé sous le nom de d'infanterie, il est affecté en 1958 à la mécanique rapide. Il est dissous le à Courbet-Marine (aujourd'hui Zemmouri).
Drapeau